Les Plumes d’Emilie : délice

Vous l’avez compris, le thème cette fois était DÉLICE.

Les mots imposés : Pâtisserie, amour, sucre, orgue, sel, fraise, sortilège, caprice, trio, famille, cookie, douceur, écoeurant.

Voici mon texte : 

Fraise

Petite Fraise était tombée en amour, comme on dit au Québec, pour un cookie au chocolat, voisin de rayon dans la pâtisserie. Il lui faisait de l’oeil avec ses belles pépites et Fraise se voyait déjà, dans sa belle robe de chantilly, célébrer son mariage à l’église, au son de l’orgue retentissant. Un collier de sucre autour du cou, elle paraderait et serait la reine d’un jour. Cookie lui mettrait une bague de douceur au calice et ils auraient plein de petits gâteaux. Voilà qui mettrait un peu de sel dans sa vie !

Redescends un peu sur terre Fraise ! lui a dit sa famille. Qu’est-ce que c’est que ce caprice ? Ne t’aurait-on pas jeté un sortilège ? Tu n’épouseras pas ce biscuit écoeurant ! Que diraient les fruits ? Tu épouseras un fraisier comme toutes les filles de la famille ! Inutile de discuter ! Nous n’allons pas nous mettre les pépins au sirop pour une gariguette écervelée !

Ainsi s’acheva le rêve éphémère de Fraise. Cookie partit dans la journée. Pfff, quel infidèle celui-là ! Il préféra s’acoquiner à une cookette au praliné et lui faire un rejeton ressemblant à un sablé breton. Fraise espéra qu’ils se fassent croquer par un trio de gamins affamés. Mais peu de temps après, elle s’amouracha de Monsieur Coulis, qui, en mariage, la demanda. Petite Fraise devint grande et vécut heureuse dans son saladier avec les siens.

Les Plumes d'Emilie : tous aux abris !

Vous l’avez compris, le thème cette fois était ABRI.

Les mots imposés : Sécurité, jardin, créativité, nichoir, cocooner, Kot (facultatif car belge), protéger, courir, claquemurer, cabane, pensée, bras, bon.

Voici mon texte : (j’ai laissé Kot de côté)

La cabane


Lorsqu’il était petit, Tom s’enfermait des heures dans sa cabane. Elle était bien rudimentaire, faite avec quatre planches, par son père, dans l’unique arbre du jardin. Mais avec un peu de créativité, de la peinture et de l’imagination, Tom s’en était fait un endroit génial. C’était un abri qui le protégeait, dans lequel il pouvait passer des heures, laissant courir ses pensées. Il s’y allongeait, un bon livre à la main et un bras derrière la tête, et c’était parti pour quelques heures où son esprit vagabondait. Un jour il était Tom Sawyer, l’autre Peter Pan, tout dépendait du roman. Même si la cabane était de petite dimension, il n’avait pas l’impression d’être claquemuré. C’était au contraire un espace doudou, son espace.

L’enfance marque souvent. Tom a grandi et a construit lui aussi des cabanes à ses enfants. Mais surtout, il est devenu constructeur… constructeur de nichoirs à oiseaux. Ainsi, il a la satisfaction de cocooner ces petits êtres fragiles, de leur être utile en leur offrant un toit et des graines. Il n’y a pas de raison pour qu’ils n’aient pas eux aussi leur cabane.

Les défis du 20 : Lettre B

Les règles sont ici.

C’est Florence, cette fois, qui nous propose les mots en « B » pour le mois de mars : BROUETTE et BEAUTÉ


Allez, je vous vois arriver avec votre petit air narquois. Vous vous attendez à ce qu’on vous parle de la brouette japonaise, bulgare ou thaïlandaise 😜! Bande de petits chenapans ! Mais où serait donc la beauté dans tout ça 😆? Tenez, puisque vous voulez regarder quelque chose, que dites-vous plutôt de ça ?

La beauté incarnée ! 😉

Les Plumes chez Émilie : L’inconnu


Émilie nous propose cette fois le thème de l’inconnu. Les mots à replacer sont les suivants : INSOMNIE, INVISIBILITE, PEUR, INVALIDE, REFLEXION, FOULE, EQUATION
OUBLIER, CURIOSITE, BOULE, TRAIN, TUNNEL, ATTENDRE

Qu’est-ce que la poésie ?

Une équation de mots,

une curiosité permettant de rimer

mais aussi de trimer,

une peur intrinsèque de la feuille blanche

Qui donne des insomnies lorsque la réflexion est anéantie,

attendre, la boule au ventre, l’inspiration,

oublier le train-train quotidien,

les mots invalides se pressent

Dans le tunnel de la paresse

Invisibilité du poète, spleen et chagrin,

Foule de sentiments pour des écrits charmants.

Les défis du 20 d’Antiblues

Voici un petit jeu sympa concocté par l’ami Antiblues. Je vous fais un copié-collé de ses règles :

Chacun d’entre nous, mensuellement, à tour de rôle, proposera deux mots (ou expressions) qu’il aime bien mais sans forcement de rapport l’un avec l’autre : un concret et un abstrait. 
Et, le 20 du mois, chaque participant commentera comme il le souhaite avec un texte de 5 à 10 lignes maximum pour chaque mot et si possible une photo illustrant le mot en question. Et si on peut tricoter les deux mots ensemble, ce sera encore mieux: un  défi dans le défi ! Cela peut être l’occasion de se raconter (anecdotes) ou d’en donner une définition personnelle ou de monter de joyeux délires… Pas de limites et de la fantaisie avant tout ! Pour corser la chose, nous allons respecter l’ordre alphabétique (deux mots commençant par « A » donc pour février, « B » pour mars etc …)

Chaque volontaire s’inscrira pour le mois suivant (comme dans l’ancien défi…). Je me lance donc pour le 20 février, je vous propose : Artichaut  et Amour défendu

Je me lance donc :

undefined Les archives hilarantes

Article N°32 de la Revue Franchouillarde de Presse de juin 1900 :

Un ancien politicien aurait tenté de justifier plusieurs adultères en précisant avoir cédé aux pulsions de son coeur d’artichaut.

– Monsieur le Juge, comprenez donc : un coeur d’artichaut offre chacune de ses feuilles en cadeau. C’est ce que j’ai fait avec ces belles dames, peut-on me le reprocher ?

La Cour lui a précisé qu’il ne fallait pas s’effeuiller trop vite, l’amour défendu tournant souvent au vinaigre même chez les grosses huiles.

Petite précision/ Tout est bien tiré de mon imagination, la revue n’existe pas. J’ai fait un photo-montage pour la couverture. Je dis ça au cas où, j’ai déjà eu droit par le passé à des personnes qui ne lisent pas -ou mal- les billets et qui me font des réflexions du type : « n’importe quoi, ce n’est pas vrai… » Ben évidemment que ce n’est pas vrai, Ducon (oups, pardon) !!!