Allemagne 2017 (suite) : Albig

Vous connaissez à présent Alzey comme votre poche. Alors allons dans le village tout proche, Albig, qui figurera dans mon prochain roman (il faut bien que Frénégonde se déplace un peu !)

L’église

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Non, ce n’est pas un parc. Regardez d’un peu plus près, vous verrez des tombes…

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Souvenir de la guerre Franco-Prusse…

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L’église est entourée de monuments concernant les différentes guerres. Ici, celle de 14-18.

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Oui, je photographie autre chose que les églises !

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Alzey, avril 2017

Ce nom ne vous est désormais pas inconnu. Et pour ceux qui viendraient sur ce blog pour la première fois, je précise que cette ville est celle de mon héroïne, Frénégonde. Pour le deuxième opus, j’avais besoin de revenir dans ce bourg que j’avais visité en avril 2012.

Cette fois, j’ai pu déambuler dans les rues avec un magnifique soleil qui m’a accompagné de bout en bout, ce qui m’a changé du sale temps d’il y a cinq ans en arrière (nuages – pluie – grêle) ! Et ce n’est pas pareil ! On flâne plus longtemps, on se rend compte de certains détails… et on engrange encore un maximum de données  à retranscrire dans une autre histoire. La première fois, j’avais regardé les rues, la façon dont était implantée la ville, sans savoir vraiment ce que j’en ferais. Frénégonde avait bien germé dans mon esprit, mais elle n’était pas encore réellement « conçue ». Cette fois, c’était bien différent et je ne vous cache pas que j’ai ressenti une certaine émotion car c’était « la fontaine » de Frénégonde, « la ruelle » de Dame Anna ou « le palais ducal » où se trouvait Thibald…

Allez, place aux photos !

 

Tour du Palais

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Les ruines du vieux château

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L’autre côté du palais

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Une minuscule porte à l’intérieur des fortifications

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Vue de la ville

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Les fortifications

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Place du marché aux chevaux. Cheval de Volker von Alzey (personnage apparaissant dans la Chanson des Nibelungen)

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La fontaine de « Frénégonde » est toujours là…

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… de même que les descendants de la Dame Apothicaire ! (Le commerce que l’on voit en bas est une pharmacie. Il est situé face à la fontaine)

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Les lieux énoncés dans Frénégonde (3)

« Elle venait de quitter son village natal, Bermersheim, situé à une dizaine de kilomètres ». (P13)

 

Bermersheim, village natal d’Hildegarde

Bermersheim a beau être un tout petit village (315 habitants), tout est mis en œuvre pour mettre en relief l’enfant du pays, Hildegarde.

Panneau indicateur :
Baptistère de sainte Hildegarde

Le Baptistère

Document sur les panneaux attenants au baptistère :
Bermersheim
Lieu de naissance de sainte Hildegarde

La statue d’Hildegarde dans le jardin du baptistère

Quelques tombes

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La rue longeant le baptistère

La place actuelle

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Les incantations de Mersebourg

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Source de l’image

Die Merseburger Zaubersprüche sont des formules magiques germaniques païennes retrouvées au XIXe siècle dans la bibliothèque de la cathédrale de Merseburg. Elles seraient antérieures à l’an 750. Un moine copiste de l’abbaye de Fulda les aurait recopiées au IXe ou du Xe siècle sur une page de garde d’un livre de messe. Elles ont la particularité d’être les seules à avoir été écrites. Du moins, les seules en notre possession.

La première formule concerne la libération de prisonniers. Elle est très courte. Elle met en scène les Idisis que l’on considère aujourd’hui comme étant des divinités qui, comme les Walkyries, devaient être au service d’Odin. L’incantation montre le contexte guerrier. Les divinités sauvent des prisonniers sur un champ de bataille. Le dernier vers contient la formule magique :

Eiris sazun idisi sazun hera duoder.
Suma hapt heptidun, suma heri lezidun,
suma clubodun umbi cuoniouuidi :
insprinc haptbandun, inuar uigandun !

Autrefois les Idisi étaient assises, assises ici et là.
Certaines attachèrent l’ennemi, certaines maintinrent leur armée,
certaines défirent les liens des braves :
Sautez hors des chaînes, échappez à l’ennemi !

La deuxième formule montre la guérison d’un cheval à la patte brisée. Le dieu Odin, considéré, entre autre chose, comme le patron de la magie, va jeter le sort pour guérir le cheval de son fils. L’incantation réside dans le quatrain final.

Phol ende uuodan uuorun zi holza.
du uuart demo balderes uolon sin uuoz birenkit.
thu biguol en sinthgunt, sunna era suister ;
thu biguol en friia, uolla era suister ;
thu biguol en uuodan, so he uuola conda :

sose benrenki, sose bluotrenki,
sose lidirenki : ben zi bena,
bluot zi bluoda, lid zi geliden,
sose gelimida sin.

Phol et Odin chevauchaient dans les bois,
lorsque le poulain de Baldr se foula la patte.
Un sort lui fut jeté par Sinthgunt, et sa sœur Sunna.
Un sort lui fut jeté par Freyja, et sa sœur Volla.
Un sort lui fut jeté par Odin, comme lui seul le savait :

Que soit un os foulé, que soit le sang foulé,
Que soit le membre foulé : os à os,
sang à sang, membre à membre,
comme s’ils étaient collés.

En 1841, l’historien Georg Waitz découvrit ces incantations en étudiant des manuscrits de la collection théologique du IXe / Xe siècle. Il en fit part à l’un des frères Grimm, Jacob, qui était linguiste et philologue. Ce dernier fera mention de cette extraordinaire découverte dans une conférence à l’Académie royale des sciences, en 1842, à Berlin. C’est ce qui les popularisera.