Avec un grand H – Jean-Christophe Piot

L’Histoire telle que j’aurais aimé qu’on me la raconte… Avec de l’humour. Je vois d’ici les vieux bougons : « Oh, mais ma petite dame, l’Histoire, c’est sérieux, on ne plaisante pas avec ! » En attendant, si je me souviens de tous mes professeurs, il y en a bien un qui m’a marquée : un remplaçant, en 3ème, qui nous mimait les actions. J’ai des images mémorables de son imitation des légions romaines faisant la tortue !

@Goscinny et Uderzo

J’ai adoré ce bouquin et le mot est faible ! J’ai essayé de ne pas le lire d’un coup, voulant en savourer un peu chaque jour mais ce fut difficile de ne pas craquer. Quel talent ! Bravo, Jean-Christophe Piot !

Je ne résiste pas au plaisir de vous livrer un passage du livre : « Le grand gagnant dans l’histoire, c’est Claude, qui hérite du trône, en tous cas quand on réussit à le dénicher, planqué derrière un rideau, persuadé qu’on le cherche pour le punaiser contre un mur à son tour. Non seulement ce n’est pas glorieux, mais Claude part avec un gros handicap d’image : il bégaie, on le dit con comme un panier, et grâce à sa femme Messaline, il traîne une telle réputation de cocu qu’il n’a rien de plus pressé que de la faire exécuter (P48) ».

Un grand merci à mon amie Magali qui m’a offert ce livre pour mon anniversaire, ce qui m’a permis de découvrir cet auteur dont je vais suivre désormais les parutions.

Perrinet Dupin

Né à La Rochelle, Perrinet Dupin (ou Du Pin) se dit être lui-même un gentilhomme. En 1476, il était le secrétaire du Duc de Savoie, Philibert Ier.

En 1448, il écrivit un roman de chevalerie, Philippe de Madien, qu’il dédia à la duchesse Anne de Lusignan (1418-1462). Dans ce livre, Philippe est le fils de Renaud, chassé de Macédoine par le roi de Grèce. Il s’était alors retiré en Afrique avec sa famille. Philippe médite alors la conquête de la Grèce afin de venger son père. Il s’entraîne lors des tournois jusqu’au jour où il reçoit tout l’équipement chevaleresque d’une dame inconnue. Il devient alors le chevalier à l’épervier blanc. Il n’oublie cependant pas son projet et entre en Grèce où il fera preuve de courage. Le roman s’inspire de celui d’Aimon de Varennes, Florimont.

Par la suite, il entreprit la rédaction de Chroniques de Savoie. Il adressa également, vers 1476, une supplique sous forme de questionnaire, à la duchesse Yolande, la fille de Charles VII et la veuve d’Amédée IX, père de Philibert. Il entendait ainsi recueillir des informations afin d’écrire l’histoire d’Amédée VIII. C’est ainsi que de romancier, Perrinet devint historien.