Ton Fils (Tu Hijo) – Miguel Ángel Vivas 📺

Jaime Jimenez mène une vie bien tranquille : il est chirurgien, a une femme et deux enfants, Sara et Marcos. Sa vie bascule le jour où, à l’hôpital où il travaille, on lui annonce que son fils vient d’arriver. Ce dernier est en bien mauvais état, passé à tabac à la sortie d’une discothèque. Pourquoi ? C’est ce que ce père va s’acharner à trouver.

Le cinéma espagnol est souvent d’une intensité remarquable. Ce film ne déroge pas à la règle. J’ai été absorbée du début à la fin, sans aucun temps mort. L’acteur, José Coronado, joue son rôle à la perfection, celui du père impuissant, prêt à tout pour venger son fils. Ana Wagener, qui tient le rôle de son épouse, est également remarquable : non seulement elle doit gérer sa douleur mais elle doit aussi canaliser son mari, qui tourne en boucle, rumine sa vengeance, et se retrouve plus d’une fois au poste de Police. Le décor vient ajouter à la puissance dramatique : Jaime se retrouve souvent la nuit dans les bas-fonds de Séville.

Quant à la fin… on se prend une grande claque ! Quel film, mes aïeux ! C’est noir, c’est glauque, c’est limite malsain mais ça prend aux tripes !

Euh… je dois ajouter autre chose ou vous avez compris qu’il faut absolument le voir ?

A beautiful day – Lynne Ramsay

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Joe est un vétéran. Un vétéran à la Rambo, qui n’a peur de rien ni de personne. Il est engagé pour ramener Nina, la petite fille du sénateur, tombée aux mains d’un réseau de prostitution.

Ma critique va être très courte : j’ai été fascinée par ce film sans pour autant en comprendre tous les rouages… Bizarre, non ? Il faut dire que l’atmosphère est rudement bien représentée. Les images sont hyper-réalistes, la bande-son très sympa… Voilà, voilà… De ce fait, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde même si, au final, je ne suis pas certaine d’avoir bien capté les tenants et les aboutissants…

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Zootopia – Byron Howard/Rich Moore

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Judy caresse un rêve depuis qu’elle est petite : intégrer la police. Et une altercation avec Gideon lorsqu’elle était petite l’a confortée dans son rêve. Le seul petit problème est que Judy est un lapin et qu’un lapin est bien trop faible pour devenir policier, à plus forte raison lorsqu’il s’agit d’une aussi adorable femelle. Mais Judy s’entête et veut intégrer Zootopia, la ville où les proies cohabitent avec les prédateurs, où tout se passe pour le mieux dans le meilleur des monde. Le meilleur ? Pas si sûr ! Sinon, y aurait-il besoin d’une police ?

J’ai adoré ce film d’animation sorti, certes, en 2016, mais que je viens tout juste de visionner. On peut y voir tout ce qui dénature une ville : mafia, corruption, discriminations et l’on remarque que sous des dehors charmants et attirants, le lieu paradisiaque peut vite se révéler démoniaque. Tout comme les habitants… Méfions-nous de l’eau qui dort…

 

 

Mammuth – Benoît Delépine/Gustave Kervern

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Le titre de ce film n’est pas en rapport avec le poids de l’acteur principal – je serais bien mal venue pour en parler – mais avec la moto que vous voyez sur l’affiche. Ceci dit, on pourrait aussi faire allusion aux manières du personnage, Serge Pilardosse. Car rien n’est fin dans ce film mais c’est justement ce qui fait rire.

Serge vient d’avoir l’âge de la retraite. Il pensait se la couler douce mais c’était sans compter sur les employeurs qui ne l’avaient pas déclaré. Le voici donc lancé, poussé par sa femme Catherine (Yolande Moreau), à la recherche de ses anciens patrons. Mais c’est surtout à son passé que Serge va se retrouver confronté.

Je n’avais pas vu ce film à sa sortie, en 2010. J’ai profité d’une diffusion récente à la télé pour le regarder et je n’ai pas été déçue. En même temps, quand on voit l’équipe, on sait à quoi s’attendre ! J’ai vraiment passé un bon moment. J’ai cru me retrouver face à un épisode de l’émission Strip-Tease qui passait en France dans les années 90. Mammuth est réalisé dans le même esprit : brut de décoffrage !

La petite garce dans la prairie – Alison Arngrim

Non, vous ne rêvez pas ! Il s’agit bien de celle qui jouait le rôle de Nellie Oleson dans ce feuilleton que nous avons tous suivi (osez me dire le contraire !!!), où nous avons tous pleuré (mouais, bon, peut-être pas tous) et rigolé aux frasques de Mme Oleson et de sa fille (mes préférées)… J’ai nommé : La petite maison dans la prairie !

Alison Arngrim revient ici d’abord sur son enfance (ce qui est bien logique puisqu’il s’agit d’une autobiographie)… Une enfance loin d’être dorée puisqu’elle a dû être confrontée non seulement à des parents complètement frappadingues mais encore à un frère, enfant-roi, perpétuellement sous l’emprise de substances qui lui fera subir les pires choses. Heureusement, elle fut prise pour jouer ce feuilleton qui ne devait contenir que quelques épisodes au départ et c’est sa tante, Marion, qu’elle adorait, qui s’occupera d’elle pendant le tournage… Un tournage d’ailleurs loin d’être hollywoodien puisque l’on apprend que les acteurs devaient se trouver sur les lieux à quatre heures du matin ! Bref, je n’en dévoile pas plus car ce serait briser le charme. Les anecdotes sur les différents épisodes sont savoureux et l’on sourit vraiment car le ton est incisif, ironique. L’auteur n’y va pas par quatre chemins et c’est justement ce qui en fait tout le sel.

J’ai dévoré ce bouquin et mon seul regret fut de l’avoir fini ! Mais toute bonne chose a une fin.

 

Extrait : 

Nous venions enfin de terminer de m’emprisonner dans cette superbe camisole de force que sont les atours du XIXe siècle quand quelqu’un frappa à la porte. Elle s’ouvrit sur une minuscule petite fille à taches de rousseur, avec des nattes et possédant la plus grande rangée de dents de devant que j’avais vue de ma vie. C’était Melissa Gilbert. Elle avait environ 9 ans. J’avais à peine 12 ans et j’étais petite pour mon âge mais celle fille-là aurait pu rentrer dans mon porte-monnaie – et aurait réussi à le ronger pour en sortir.

Elle rentra, se présenta et commença à nous expliquer tout un tas de choses : qui était qui, qui faisait quoi et comment tout cela fonctionnait. Elle nous renseignait avec une assurance impressionnante sur la manière dont les choses se passaient par ici. Nous l’écoutions, bouche bée, complètement absorbées par son discours. Elle nous délivra enfin un avertissement de la plus grande gravité. Sa voix avait l’intensité d’un Edward G. Robinson qui aurait avalé Shirley Temple : « Et surtout, attention à cette Melissa Sue Anderson. Elle est très dangereuse. »