Le Scénar – Philippe Pratx

Quatrième de couverture :

Le Scénar, c’est l’histoire – mais est-ce bien une histoire? – de quelques personnages qui ont découvert le texte anonyme d’un scénario de cinéma. Quand on découvre le manuscrit d’un «scénar», que peut-il se passer ? 
Roman allégorique qui explore la relation que nous avons avec la réalité et la fiction, Le Scénar est aussi une déclaration d’amour au road movie…, nourri d’inspirations fantastiques, politiques, philosophiques…

Mon avis :

Si j’ai remis hier la fiche que j’avais écrite en 2015 sur Le soir, Lilith, ce n’est pas pour rien 😉. En effet, l’auteur semble aimer le monde du cinéma et nous replonge dans cet univers avec son nouveau roman au titre évocateur, Le Scénar.

Quand je lis la première phrase de l’avertissement : « Ce livre n’est pas très sérieux », je me dis qu’il est fait pour moi et que je vais me régaler à sa lecture. Pour faire vite, nous avons trois personnages, Lola, qui fait des études de cinéma, et ses amis, les jumeaux Théo et Léo. Ces derniers découvrent un scénario sur une clé USB au nom mystérieux. Ils veulent en savoir plus…

J’ai apprécié ce roman. D’abord par son histoire, originale, aux multiples références. On se balade dans les films, la musique également… Bref, tout y est pour nous plaire. Ensuite, par son écriture, oscillant entre récit et scénario, collant au plus près, justement, avec le livre. C’est bien joué, très bien joué même, sans vouloir faire un mauvais jeu de mots. Et n’oublions pas, enfin, un petit personnage à quatre pattes, le chaton Emo… Comment ne pas craquer ?

Merci Philippe de m’avoir fait confiance en m’offrant votre nouvel opus.

Ton Fils (Tu Hijo) – Miguel Ángel Vivas 📺

Jaime Jimenez mène une vie bien tranquille : il est chirurgien, a une femme et deux enfants, Sara et Marcos. Sa vie bascule le jour où, à l’hôpital où il travaille, on lui annonce que son fils vient d’arriver. Ce dernier est en bien mauvais état, passé à tabac à la sortie d’une discothèque. Pourquoi ? C’est ce que ce père va s’acharner à trouver.

Le cinéma espagnol est souvent d’une intensité remarquable. Ce film ne déroge pas à la règle. J’ai été absorbée du début à la fin, sans aucun temps mort. L’acteur, José Coronado, joue son rôle à la perfection, celui du père impuissant, prêt à tout pour venger son fils. Ana Wagener, qui tient le rôle de son épouse, est également remarquable : non seulement elle doit gérer sa douleur mais elle doit aussi canaliser son mari, qui tourne en boucle, rumine sa vengeance, et se retrouve plus d’une fois au poste de Police. Le décor vient ajouter à la puissance dramatique : Jaime se retrouve souvent la nuit dans les bas-fonds de Séville.

Quant à la fin… on se prend une grande claque ! Quel film, mes aïeux ! C’est noir, c’est glauque, c’est limite malsain mais ça prend aux tripes !

Euh… je dois ajouter autre chose ou vous avez compris qu’il faut absolument le voir ?

A beautiful day – Lynne Ramsay

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Joe est un vétéran. Un vétéran à la Rambo, qui n’a peur de rien ni de personne. Il est engagé pour ramener Nina, la petite fille du sénateur, tombée aux mains d’un réseau de prostitution.

Ma critique va être très courte : j’ai été fascinée par ce film sans pour autant en comprendre tous les rouages… Bizarre, non ? Il faut dire que l’atmosphère est rudement bien représentée. Les images sont hyper-réalistes, la bande-son très sympa… Voilà, voilà… De ce fait, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde même si, au final, je ne suis pas certaine d’avoir bien capté les tenants et les aboutissants…

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Zootopia – Byron Howard/Rich Moore

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Judy caresse un rêve depuis qu’elle est petite : intégrer la police. Et une altercation avec Gideon lorsqu’elle était petite l’a confortée dans son rêve. Le seul petit problème est que Judy est un lapin et qu’un lapin est bien trop faible pour devenir policier, à plus forte raison lorsqu’il s’agit d’une aussi adorable femelle. Mais Judy s’entête et veut intégrer Zootopia, la ville où les proies cohabitent avec les prédateurs, où tout se passe pour le mieux dans le meilleur des monde. Le meilleur ? Pas si sûr ! Sinon, y aurait-il besoin d’une police ?

J’ai adoré ce film d’animation sorti, certes, en 2016, mais que je viens tout juste de visionner. On peut y voir tout ce qui dénature une ville : mafia, corruption, discriminations et l’on remarque que sous des dehors charmants et attirants, le lieu paradisiaque peut vite se révéler démoniaque. Tout comme les habitants… Méfions-nous de l’eau qui dort…

 

 

Mammuth – Benoît Delépine/Gustave Kervern

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Le titre de ce film n’est pas en rapport avec le poids de l’acteur principal – je serais bien mal venue pour en parler – mais avec la moto que vous voyez sur l’affiche. Ceci dit, on pourrait aussi faire allusion aux manières du personnage, Serge Pilardosse. Car rien n’est fin dans ce film mais c’est justement ce qui fait rire.

Serge vient d’avoir l’âge de la retraite. Il pensait se la couler douce mais c’était sans compter sur les employeurs qui ne l’avaient pas déclaré. Le voici donc lancé, poussé par sa femme Catherine (Yolande Moreau), à la recherche de ses anciens patrons. Mais c’est surtout à son passé que Serge va se retrouver confronté.

Je n’avais pas vu ce film à sa sortie, en 2010. J’ai profité d’une diffusion récente à la télé pour le regarder et je n’ai pas été déçue. En même temps, quand on voit l’équipe, on sait à quoi s’attendre ! J’ai vraiment passé un bon moment. J’ai cru me retrouver face à un épisode de l’émission Strip-Tease qui passait en France dans les années 90. Mammuth est réalisé dans le même esprit : brut de décoffrage !