Un jour sans fin – Harold Ramis

Je ne sais pas pourquoi mais j’étais persuadée que c’était Jim Carrey et non Bill Murray qui jouait le rôle de Phil Connors. Ce dernier, journaliste et présentateur météo, doit faire, comme chaque année, son reportage sur la fête de la marmotte, le 2 février. Celle-ci se déroule à Punxsutawney, à une centaine de kilomètres de Pittsburg où il réside. Le blizzard l’empêchant de rentrer, il reste une nuit de plus l’hôtel. Mais le lendemain matin, lorsque son réveil sonne, à 6h00, il comprend très vite qu’il y a un problème : même chanson à la radio, même blague de l’animateur, tout se rejoue comme la veille… Au bout de quelques jours identiques, il essaie d’en tirer parti pour arriver à ses fins. En effet, il n’est pas insensible au charme de sa collègue Rita, interprétée par Andie MacDowell.

Bill Murray est drôle dans ce rôle et l’on ne s’ennuie pas une seule seconde en suivant son cauchemar. C’est une comédie bien rythmée que j’ai revue avec plaisir.

Bean – Mel Smith

Après l’excellent roman de Clara Dupont-Monod, on va faire plus léger ! Bean peut horripiler, moi il me fait rire. Je n’avais pas vu ce film à sa sortie en 1997 mais comme ils l’ont passé dernièrement à la télé, cela m’a permis de le visionner.

Rowan Atkinson joue le rôle d’un gardien de musée très maladroit, incompétent, mais qui est généreux. Il veut bien faire mais il enchaîne les catastrophes. Le conseil d’administration de la National Gallery aimerait s’en débarrasser mais il est protégé par le directeur. La Galerie Grierson de Los Angeles doit acquérir, grâce à un mécène, un célèbre tableau intitulé « La mère de Whistler », du peintre éponyme. Pour l’occasion, elle demande à la National Gallery d’envoyer son plus éminent spécialiste en peinture du XIXe siècle. L’excuse est toute trouvée pour éloigner Bean !

On retrouve bien évidemment les mimiques et quelques sketchs de la série Mr Bean. Cependant, le personnage apparaît ici avec des sentiments et quelques dialogues. Il faut aimer cet humour potache pouvant parfois être un peu lourd mais je suis bon public et j’avoue que pour se vider la tête, c’est parfait !

Bubba Ho-Tep – Don Coscarelli

J’avais vraiment apprécié Phantasm (1979) et en voyant ma critique, un internaute, Princecranoir, que je remercie vivement, m’a conseillé de visionner celui-ci, plus récent (2002).

Mais qu’est-ce qui se cache derrière ce titre bien mystérieux ? Une momie ! Oui, oui, vous avez bien lu, une momie ! Mais attention, pas la simple chose égyptienne qui n’a plus d’âge ! Non, celle-ci marche et vient aspirer l’âme des gens. Mais quand elle se trouve dans la maison de retraite d’un personnage complètement loufoque se prenant pour Elvis, gare à ses bandelettes ! Parce que l’Elvis en question a également un copain qui va l’aider : JFK ! Enfin, un monsieur afro-américain se prenant pour l’ancien président.

Vous avez bien compris qu’on est à la fois dans du fantastique et de l’humour. J’ai adoré Bruce Campbell et Ossie Davis en personnages complètement barrés ! On peut dire que Don Coscarelli sait mettre une atmosphère ! Mais ce n’est pas tout. Je ne m’attendais pas à la fin et je l’ai trouvée plutôt émouvante. Car au final, ce film donne à réfléchir sur nos vieux jours.

Le noir te va si bien – Jean Marsan

J’ai ri en regardant cette pièce, mais j’ai ri ! Il faut dire que le duo Maria Pacôme – Jean Le Poulain ne laisse pas un instant de répit au (télé)spectateur. Il y a du dynamisme, du rythme, de l’humour, bref, tout ce que j’aime dans une pièce. L’histoire est la suivante : John et Lucie sont deux veufs un peu particuliers : ils ont été mariés plusieurs fois et leurs conjoints sont morts à chaque fois dans des circonstances bizarres… en tous les cas suffisamment pour que cela attire la curiosité de l’inspecteur Campbell qui essaient de les attraper sur le fait. Il s’arrange donc pour les réunir et les faire se marier. Nul doute pour lui que la fortune de l’un et de l’autre va réveiller le meurtrier qui se cache dans chacun d’eux.

Cette pièce est, à l’origine, une comédie policière anglo-saxonne de Saul O’Hara datant de 1959. Jean Marsan l’a adaptée en français. La mise en scène est de Jean Le Poulain. Elle a été jouée au théâtre Antoine en 1972 et diffusée en 1975 dans « Au théâtre ce soir », que j’adorais. J’ai vu cette pièce hier dans l’émission Rembob’Ina qui repasse des oeuvres d’anthologie (pour ceux qui ne connaissent pas, c’est le dimanche soir sur la chaîne LCP).

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Cette pièce entre dans le challenge Polars et Thrillers chez Sharon

Mais qui veut donc la peau de la Marquise ? – Katia Verba

Quatrième de couverture :

Bourgogne, région de Chablis, 1948.
Un soir, au château de la Tour des Pins, un homme élégant surgit pour prévenir la marquise Bérangère de la Gausse que des vauriens de haut vol fomentent un mauvais coup…
Il est reçu par Désiré Blafard, le majordome, un pince-sans-rire voulant tout régenter.
À cela s’ajoutent la baronne Marie-Henriette Vandeputte, non conventionnelle, curieuse comme une pie ainsi que la servante Sidonie, jolie comme un coeur, aussi éveillée qu’une potée de souris.
Barnaby de Saint-Jean-des-Rodes va-t-il pouvoir sauver la marquise ? Les gens du château apporteront-ils quelque crédit aux dires de ce séduisant chevalier ?
C’est sans compter sur l’implication du docteur Maure, qui verra d’un très mauvais oeil l’arrivée de cet énergumène et pour cause…

Mon avis :

Voici la douzième pièce de théâtre de Katia Verba. Si vous ne la connaissez pas depuis le temps que je vous en parle, c’est que vous ne vous intéressez pas au théâtre. Dans ce cas, vous pourrez toujours lire ses romans car notre écrivaine prolixe est douée dans tous les genres littéraires. Ce que j’aime dans ses pièces c’est le fait de pouvoir voyager, que ce soit dans l’espace (nous ne sommes jamais dans la même région) ou dans le temps (j’adore ce petit côté désuet). Ici, nous sommes dans un endroit que j’apprécie particulièrement, la Bourgogne, peu après la seconde guerre mondiale. On peut imaginer la bourgeoisie locale mise à mal en cette période. De ce fait, marquise, vicomtesse et baronne vivent ensemble, dans le même château. Rien de surprenant. On retrouve le huis-clos et les personnages féminins, la marque de Katia Verba. Et en habituée des comédies policières, il y a inévitablement un grain de sable qui va venir perturber la vie de ce petit monde. Mais attention, il s’agit bien d’une comédie ici. Ne confondons pas. Et l’élément perturbateur va arriver en la personne de Barnaby, non pas l’inspecteur de la télévision, mais un Barnaby local qui aurait entendu au bar du coin qu’on voulait enlever la propriétaire du château. Eminemment sympathique, il s’y rend donc pour la prévenir. Je n’en dis pas plus pour ne rien déflorer.

Comme à son habitude, notre dramaturge a mis en scène des personnages truculents, par leurs noms dans un premier temps et par leurs caractères ensuite. Je ne parle même pas de tous les bons jeux de mots ou réparties que l’on y trouve. De plus, lorsqu’on pense avoir deviné la fin de l’histoire, on se prend une claque magistrale.

Si vous aimez le théâtre, l’humour et les comédies hautes en couleur, n’hésitez plus, cette pièce est faite pour vous !

Un grand merci, Katia, pour ces heures de lecture rafraichissantes.