Mais qui veut donc la peau de la Marquise ? – Katia Verba

Quatrième de couverture :

Bourgogne, région de Chablis, 1948.
Un soir, au château de la Tour des Pins, un homme élégant surgit pour prévenir la marquise Bérangère de la Gausse que des vauriens de haut vol fomentent un mauvais coup…
Il est reçu par Désiré Blafard, le majordome, un pince-sans-rire voulant tout régenter.
À cela s’ajoutent la baronne Marie-Henriette Vandeputte, non conventionnelle, curieuse comme une pie ainsi que la servante Sidonie, jolie comme un coeur, aussi éveillée qu’une potée de souris.
Barnaby de Saint-Jean-des-Rodes va-t-il pouvoir sauver la marquise ? Les gens du château apporteront-ils quelque crédit aux dires de ce séduisant chevalier ?
C’est sans compter sur l’implication du docteur Maure, qui verra d’un très mauvais oeil l’arrivée de cet énergumène et pour cause…

Mon avis :

Voici la douzième pièce de théâtre de Katia Verba. Si vous ne la connaissez pas depuis le temps que je vous en parle, c’est que vous ne vous intéressez pas au théâtre. Dans ce cas, vous pourrez toujours lire ses romans car notre écrivaine prolixe est douée dans tous les genres littéraires. Ce que j’aime dans ses pièces c’est le fait de pouvoir voyager, que ce soit dans l’espace (nous ne sommes jamais dans la même région) ou dans le temps (j’adore ce petit côté désuet). Ici, nous sommes dans un endroit que j’apprécie particulièrement, la Bourgogne, peu après la seconde guerre mondiale. On peut imaginer la bourgeoisie locale mise à mal en cette période. De ce fait, marquise, vicomtesse et baronne vivent ensemble, dans le même château. Rien de surprenant. On retrouve le huis-clos et les personnages féminins, la marque de Katia Verba. Et en habituée des comédies policières, il y a inévitablement un grain de sable qui va venir perturber la vie de ce petit monde. Mais attention, il s’agit bien d’une comédie ici. Ne confondons pas. Et l’élément perturbateur va arriver en la personne de Barnaby, non pas l’inspecteur de la télévision, mais un Barnaby local qui aurait entendu au bar du coin qu’on voulait enlever la propriétaire du château. Eminemment sympathique, il s’y rend donc pour la prévenir. Je n’en dis pas plus pour ne rien déflorer.

Comme à son habitude, notre dramaturge a mis en scène des personnages truculents, par leurs noms dans un premier temps et par leurs caractères ensuite. Je ne parle même pas de tous les bons jeux de mots ou réparties que l’on y trouve. De plus, lorsqu’on pense avoir deviné la fin de l’histoire, on se prend une claque magistrale.

Si vous aimez le théâtre, l’humour et les comédies hautes en couleur, n’hésitez plus, cette pièce est faite pour vous !

Un grand merci, Katia, pour ces heures de lecture rafraichissantes.

Mammuth – Benoît Delépine/Gustave Kervern

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Le titre de ce film n’est pas en rapport avec le poids de l’acteur principal – je serais bien mal venue pour en parler – mais avec la moto que vous voyez sur l’affiche. Ceci dit, on pourrait aussi faire allusion aux manières du personnage, Serge Pilardosse. Car rien n’est fin dans ce film mais c’est justement ce qui fait rire.

Serge vient d’avoir l’âge de la retraite. Il pensait se la couler douce mais c’était sans compter sur les employeurs qui ne l’avaient pas déclaré. Le voici donc lancé, poussé par sa femme Catherine (Yolande Moreau), à la recherche de ses anciens patrons. Mais c’est surtout à son passé que Serge va se retrouver confronté.

Je n’avais pas vu ce film à sa sortie, en 2010. J’ai profité d’une diffusion récente à la télé pour le regarder et je n’ai pas été déçue. En même temps, quand on voit l’équipe, on sait à quoi s’attendre ! J’ai vraiment passé un bon moment. J’ai cru me retrouver face à un épisode de l’émission Strip-Tease qui passait en France dans les années 90. Mammuth est réalisé dans le même esprit : brut de décoffrage !

Échec et mâle – Katia Verba. Mise en scène de Catherine Mahieu

Affiche echec & mâle dans son intégralité 13 12 2017

J’avais lu la pièce en octobre 2011. Et pour ma plus grande joie, elle a été mise en scène. Inutile de dire que depuis le temps, je ne me souvenais pas exactement de l’histoire, ce qui fait que ce fut pour moi comme une redécouverte. De toute façon, lire la pièce et la voir jouer, ce n’est pas du tout la même chose. Lorsqu’on lit le texte, même si l’auteur fait en sorte que l’on suive son chemin de pensée à travers des didascalies, on ne peut pas s’empêcher d’imaginer à son gré les personnages et les lieux. Sur scène, ils sont incarnés et peuvent différer de notre imagination.

Alors, bonne ou mauvaise pioche ? Une excellente surprise ! Pour tout vous avouer, j’ai pleuré de rire et je crois bien que c’est la première fois que cela m’arrive devant une pièce. Les acteurs étaient formidables, pas un seul ne dénotait. Et l’on a pu découvrir (mais depuis le temps que je vous en parle, vous le savez déjà) toute la palette de Katia Verba qui excelle aussi bien dans la noirceur, le thriller, que dans la comédie (et je ne parle même pas de ses romans… Oui, Katia circule avec aisance dans les genres…).

Si vous êtes en Région Parisienne ou que vous comptiez y venir, ne ratez pas cette pièce qui se joue au Guichet Montparnasse jusqu’au 4 mars 2018. Pour réserver, vous pouvez aller sur ce site.

 

 

Te marre pas… c’est pour rire ! – Jacques Besnard

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Opération « on se vide la tête » ! Galabru et Maccione, c’est quand même du lourd !

Alors, dans le ring, Bruno, héritier des cycles Puccini et féru d’astrologie. De l’autre, Michel, syndicaliste, amoureux de la musique classique… Bruno, comme tout nouveau patron, veut procéder à des changements. Mais bien évidemment, le délégué syndical n’est pas d’accord et ne se gêne pas pour se faire entendre. Résultat des courses : licencié. Oui, mais il y a un hic ! Il semblerait que Michel soit le jumeau astral de Bruno…

Cette petite comédie est plutôt sympathique. Même si la situation n’a pas l’air vraisemblable, elle met tout de même en exergue les conflits patronaux et les clichés qui n’en sont pas vraiment : passage de la brosse à reluire pour certains, fait de râler pour râler pour d’autres, mégalomanie de certains patrons… bref, c’est plaisant.