Un dimanche à la campagne – Bertrand Tavernier (1984)

Monsieur Ladmiral vit avec sa gouvernante, Mercedes, depuis qu’il est veuf. Sa seule réjouissance est de recevoir son fils, Gonzague ou sa fille Irène. Surtout cette dernière, d’ailleurs, car elle ne vient pas souvent. Mais quand elle est là, c’est un vrai ouragan ! Gonzague est bien gentil mais Monsieur Ladmiral n’a jamais compris pourquoi il s’était marié et avait eu deux enfants avec cette Marie-Thérèse qui prenant de grands airs, l’a même débaptisé et l’appelle Edouard.

J’ai vraiment apprécié ce petit bijou ! Non seulement pour l’histoire (certains y ont trouvé des longueurs, pas moi). Le temps se déroule sur ce dimanche en famille et il est également mimétique de celui qu’attend le personnage pour avoir un peu de joie, le dimanche, en recevant ses enfants, tout du moins son fils puisque sa fille vient plus rarement. Mais je l’ai aimé aussi pour l’atmosphère, celle d’un début de siècle (1912) à la campagne, au début de l’automne. Les images sont splendides. Et la référence à la peinture, loisir préféré du vieil homme, est omniprésente. J’ai cru me retrouver à Giverny. Après recherches, j’ai vu que ce film avait été tourné dans un petit village du Val-d’Oise, Wy-dit-Joli-Village, que j’ai visité il y a fort longtemps et certaines scènes ont été également tournées dans le splendide décor de Villarceaux.

Enfin, la musique de Fauré qui accompagne le récit ne fait qu’ajouter un petit plus à tout ceci. Vous l’avez compris, j’ai adoré ce film de bout en bout !