Albator 84 – Tomoharu Katsumata

Quoi de mieux pendant ces vacances que de se replonger dans les dessins-animés de son enfance ? Ce film d’animation est sorti en 1982 mais je ne le connaissais pas. Comme beaucoup, je regardais la série télévisée, Albator, le corsaire de l’espace, qui passait dans l’émission Récré A2. À vous aussi ça vous rappelle des choses ?

J’ai donc découvert cet épisode qui retrace les débuts d’Albator et qui nous montre également son ancêtre. Et j’ai compris pourquoi je n’avais jamais vu ces scènes : l’ancêtre était dans la Lutwaffe ! Elles avaient été censurées. Et là, d’un coup, quand on regarde plus précisément les détails, l’histoire prend une autre dimension, un sens que bien évidemment je n’aurais pas pu comprendre du haut de mes 8 ans à l’époque.

Nous sommes ici au XXXe siècle. L’épisode nous montre le jeune Albator détruisant sciemment son vaisseau afin qu’il ne tombe pas aux mains des humanoïdes qui ont réduit en esclavage les humains. Il va, dans un bar, faire la connaissance d’Alfred, ce petit bonhomme ne ressemblant à rien et qui me faisait bien marrer à l’époque. Alfred est rusé, c’est un inventeur. Il veut lutter contre l’oppresseur. Mais après quelques verres, nos deux personnages, plus tout à fait à eux, se font capturer par les humanoïdes qui sondent leurs cerveaux et découvrent que leurs deux familles avaient été proches mille ans plus tôt. Ils ont en commun un livre retraçant cette histoire : Atlantis. Je n’en dis pas plus afin de ne pas dévoiler l’histoire. Mais sachez qu’en regardant ce film d’animation, vous apprendrez comment notre héros a perdu son oeil. Oui, ça m’intriguait à l’époque !

Je ne m’attendais pas à autant de noirceur, je dois bien l’avouer. Comme quoi, le regard de l’enfant n’est pas le même, la perception des choses nous passe au-dessus de la tête. Notez que cela m’a fait la même chose lorsque j’ai regardé les épisodes de Rémi sans famille ! Je ne me souvenais pas à quel point c’était triste. J’ai lâché quelques larmes alors qu’enfant, j’étais certes peinée mais au final pas plus que ça. Bref, l’atmosphère a beau être pesante, il n’en reste pas moins qu’elle vous prend aux tripes !

Wouah ! J’en reste encore toute sonnée ! Je ne regrette pas !

Baby Boss – Tom McGrath (2017)

Ce n’est un secret pour personne, j’adore les dessins-animés et films d’animation. Il y a toujours quelque chose à en tirer. Celui-ci est sur le lien dans une fratrie. L’aîné voit souvent d’un mauvais oeil l’arrivée d’un petit nouveau qui va lui prendre ses parents et ses jouets. Tom McGrath a pris le parti ici de grossir à fond les traits de ce nouvel arrivant, sorte d’agent secret en mission déboulant avec le costume, la montre et la liasse de billets. S’il agit comme un véritable bébé devant les parents, il se révèle être très manipulateur avec Tim, son frère aîné. On retrouve ici des sentiments que peuvent éprouver les enfants. Mais comme il y a souvent une morale dans ces films d’animation, on ne peut pas la manquer ici : les deux garçons vont devoir s’allier pour sauver leurs parents car, bien évidemment, la mission de Baby Boss les met en danger. L’amour triomphe et les plus jeunes garderont en mémoire que l’union fait la force.

J’ai passé un bon moment et j’ai trouvé intéressant cette façon de mettre en scène quelque chose qui peut être difficile à vivre.

Les noces funèbres – Mike Johnson et Tim Burton

Victor Van Dort est un jeune garçon appartenant à une famille aisée. Il doit se marier avec Victoria Everglot, issue d’une famille de petite noblesse ruinée, selon les désirs des deux familles, comme il était courant au XIXe siècle. Les deux jeunes gens se plaisent cependant. Mais Victor est très maladroit et tête en l’air. Lors de la cérémonie, il n’arrive pas à prononcer ses voeux. Le prêtre, excédé, renvoie les deux familles en demandant aux jeunes époux de préparer leur mariage. Mortifié, Victor s’enfuit dans la forêt, répète encore et encore ses voeux. Et quoi de mieux qu’une branche pour simuler le passage de la bague au doigt ? Aie ! C’est à partir de là que les ennuis commencent !

Ce film d’animation date de 2005 mais je n’en avais jamais entendu parler. Il a fallu qu’ils le diffusent hier à la télé pour que j’en prenne connaissance. J’avais une petite appréhension au départ car Tim Burton, ça passe ou ça casse. J’ai vraiment aimé et je me suis laissée embarquer dans cette histoire. En faisant quelques recherches a posteriori, je me suis rendue compte que Burton s’était inspiré d’une légende. Quant au film d’animation, il est fait selon la technique du « stop-motion », c’est-à-dire qu’il y a des décors et des marionnettes et, si j’ai bien compris, ils leur font prendre des poses et les photographient au fur et à mesure. C’est rudement bien fait car je ne m’étais même pas aperçue que c’était des marionnettes !

Bref, j’ai passé un très bon moment.

Moi, moche et méchant – Pierre Coffin / Chris Renaud

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J’ai profité du temps instable et des vacances pour regarder un certain nombre de films, d’animation ou non. Et vous me connaissez, je ne les visionne que très rarement à leur sortie.

Je n’avais donc toujours pas vu celui-ci, datant de 2010 (ah, oui, quand même ! Oh, j’ai fait pire), car on en avait fait une telle publicité que j’avais tout bonnement fui ! Mais comme il est passé à la télévision, j’y ai jeté un œil en corrigeant mes copies… et j’ai jeté l’autre œil car l’humour noir de Gru, le personnage humain, a attiré toute mon attention. Alors, non, je n’ai pas jeté les copies mais j’ai reporté au lendemain la correction car je n’étais plus apte, riant comme une idiote devant ce mal-embouché et les fameux minions (qui riment, pour certains, avec couillons) !

Un personnage aussi noir, voulant voler… la lune pour faire un coup d’éclat, et qui se retrouve avec trois gamines orphelines dans les pattes, c’est du lourd. Bref, j’ai adoré ! Je vais me procurer le 2 et le 3, c’est certain !

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La Tortue Rouge – Michael Dudok de Wit

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En voyant l’affiche, vous allez vous dire qu’il s’agit d’une énième version de Robinson Crusoé… J’aime beaucoup ce personnage par ailleurs. Mais ici, ce film d’animation sorti en 2016 met en scène quelque chose de différent.

Le naufragé, qui ne porte pas de nom, échoue sur une île luxuriante qui lui donne à profusion de quoi boire et se nourrir. Mais la vie en solitaire lui pèse et une fois les éléments maîtrisés, il se fabrique un radeau pour revenir à la civilisation. Dame Nature en a décidé autrement. Il n’arrive pas à quitter ce lieu, son radeau est sans cesse rejeté. Il découvre que c’est une énorme tortue à la carapace rouge qui l’en empêche. Il arrive à la capturer et, ivre de colère et de vengeance, la laisse sur le dos afin qu’elle meure. Lorsque celle-ci pousse son dernier souffle, l’homme est pris de remords. Mais toutes ses tentatives pour la réanimer resteront vaines. Il s’endort alors auprès d’elle. Un grand craquement va le réveiller : la carapace se disloque, laissant place à une belle jeune femme à la chevelure rouge…

Ce film a la particularité d’être sans dialogue. Et cela ne choque pas. On se laisse happer par la beauté des paysages, on communie avec la Nature. On se retrouve également des années en arrière lorsque, dans notre enfance, on aimait se caler dans un fauteuil, dans son lit ou dans les bras d’une personne chère avec son livre de contes.

Si vous en avez l’occasion, regardez ce petit bijou. Il mérite le détour.