Le garçon et la bête – Mamoru Hosoda

Le garçon et la bête, Affiche

 

Ce film d’animation est sorti en juillet 2015 au Japon et six mois plus tard en France. J’ai profité qu’il passe à la télé pour le regarder car je n’en soupçonnais même pas l’existence.

Le petit Ren, 9 ans, vit avec sa mère dans le quartier de Shibuya, à Tokyo. Les parents sont divorcés. Il n’a aucun lien avec son père. Un drame survient : la maman décède et Ren est confié à des tuteurs qui font, certes, partie de la famille, mais qu’il ne connait pas. Il s’enfuit. Il rencontre dans la foule un étrange personnage, une sorte de monstre nommé Kumatetsu, qui recherche un disciple. Mais la police étant à ses trousses, Ren continue sa course. Au détour d’une ruelle dans laquelle il s’engouffre, il découvre un autre monde, le royaume des bêtes. Il y retrouve Kumatetsu, en plein combat pour la succession royale avec Iôzen. Ren est étonné car le peuple défend avec ferveur ce dernier, au détriment de Kumatetsu qui, pourtant, n’abandonne pas. La force morale de ce dernier l’impressionne au point qu’il accepte de devenir son disciple. Il s’appellera désormais Kyûta (Kyû voulant dire neuf en japonais, en rapport avec son âge).

Ce film d’animation est un véritable petit bijou ! Je n’ai pas vu passer les deux heures. Le graphisme est bluffant, au point que, dernièrement, j’ai reconnu certains quartiers en regardant un documentaire. Quant aux thèmes traités, ils jouent sur la corde sensible : l’abandon, la transmission. Pour autant, on passe aussi par différentes phases allant de l’empathie à l’agacement, notamment lorsque Ren/Kiûta passe dans la période bête de l’adolescence.

Bon, je pense que vous avez bien compris que j’ai vraiment apprécié !

cinéaste

 

 

Fantastic Mr Fox (2009) – Wes Anderson

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Ce film d’animation est passé à la télévision ces jours-ci. Je ne connaissais pas et je dois dire que cela m’a bien plu. Il met en scène une famille de renard. Fox et sa femme Felicity ont arrêté de piller les poulaillers aux alentours depuis la naissance de leur petit garçon, Ash. Mais comme tout animal sauvage, l’instinct revient au grand galop, d’autant plus que Fox ne supporte pas leur petit appartement et la vie misérable qu’ils mènent. Il décide d’acheter un bel appartement dans un arbre. Mais ce n’est pas n’importe quel arbre. En effet, il donne directement sur les trois fermiers les plus riches du coin. Vous avez compris la suite : en cachette de sa femme et en compagnie de son ami le blaireau, il va aller voler les voisins. Sur ces entrefaites, arrive le neveu, Kristofferson, un enfant plutôt atypique mais d’une réelle intelligence. On va alors se retrouver avec deux histoires en parallèle : Fox junior jaloux du cousin et les fermiers voulant se venger de la famille renard.

Les dessins sont bien faits, très réalistes. L’histoire est bien ficelée. J’ai vraiment passé un bon moment.

Vice-Versa – Disney/Pixar

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Vous avez certainement entendu parler de ce dessin animé (ou film d’animation… je ne comprends pas bien la différence, vous m’en excuserez) co-produit par Disney et Pixar. Je l’avais raté à sa sortie, peut-être perturbée par l’affiche qui ne m’avait pas fait envie à l’époque. Cependant, comme il a été diffusé dernièrement à la télé, je me suis dit que c’était le moment où jamais.

Bien m’en a pris car j’ai vraiment trouvé un intérêt à ce film autre, évidemment, que celui de divertir. En effet, nous entrons dans la conscience des protagonistes. Les sentiments sont représentés de façon allégorique par des personnages auxquels on va s’attacher, même au plus bougon. Et le point de départ de tout ceci ? Un déménagement. La petite Riley ne se fait pas à son nouvel endroit et ses parents n’ont pas remarqué le mal-être que cela avait occasionné chez elle.

Par moments, j’ai ressenti la même chose que pour Le tombeau des lucioles. Attention, l’histoire est radicalement différente et n’a franchement aucun rapport. Mais cette boule d’angoisse qui naît dans le ventre et grimpe peu à peu, de façon insidieuse, jusqu’aux yeux afin d’éclater sous forme de larmes… je l’ai connu avec le film d’Isao Takahata et je l’ai revécu ici.

Sans compter sur la morale, chère, généralement, aux studios Disney/Pixar. Voilà un film qui, sous des dehors sympathiques n’est pas à regarder au premier degré. Il y en a pour les enfants mais les parents y trouveront de vraies valeurs à cultiver.

Le Jour des corneilles (film d’animation) – Jean-Christophe Dessaint

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J’avais adoré le roman de Jean-François Beauchemin avec cette histoire rappelant celle de l’enfant sauvage. J’ai retrouvé avec ce dessin-animé l’atmosphère du roman sans toutefois – et ce sera mon petit bémol – avoir le plaisir d’entendre cette langue si particulière qui avait fait ma joie lors de la lecture du texte.

Les dessins sont plutôt sympathiques et l’histoire bien traitée dans son ensemble. J’ai passé un très agréable moment. Cependant, je me pose quand même une question : aurais-je autant aimé ce film d’animation si je n’avais pas lu le livre ? J’avoue que je ne sais pas. Pour autant, je me dis que c’est plutôt une jolie histoire qui montre les relations parents-enfants, la carapace que l’on peut se créer alors que l’on a un cœur en or et l’entraide que l’on peut également apporter à ceux qui en ont besoin. La morale est belle et rien que pour cela, je pense qu’il vaut la peine d’être vu.

 

Rio – Carlos Saldanha

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Les espèces rares sont souvent victimes de braconniers. Blu, un ara de Spix, en a fait les frais lorsqu’il était petit et s’est retrouvé du jour au lendemain catapulté de son Brésil natal jusqu’au Minnesota. Heureusement, Linda, petite fille américaine, l’a découvert dans un carton et s’en est occupé. L’oiseau fut donc choyé, à tel point qu’il ne s’est jamais comporté comme un animal de son espèce. Tulio, un ornithologue, déboule dans leur vie et leur demande de se rendre à Rio. En effet, Blu est le dernier mâle de son espèce et s’il ne rencontre pas au plus vite une femelle, l’espèce s’éteindra. Et cette demoiselle Ara, répondant au nom de Perla, se trouve dans la ville du Pain de Sucre et du Corcovado. Mais il y a un « hic » : Blu ne sait pas voler… Comment, dès lors, va se comporter sa prétendante au caractère bien affirmé ?

Ce n’est pas un secret, j’aime beaucoup les dessins-animés. Une fois de plus, je me suis régalée avec celui-ci. Les paysages sont magnifiques et l’on voyage en même temps que Blu, Linda et Tulio. Les mimiques sont adorables, les réparties amusantes. Si vous avez aimé L’Âge de Glace, vous aimerez Rio ! Ce film d’animation date de 2011. Depuis, il y a eu une suite que je vais m’empresser de regarder.