Ascenseur pour l’échafaud – Louis Malle

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Le décès de Jeanne Moreau n’a pas donné lieu à une grande bousculade au niveau des chaînes de télé ! Cependant, deux ou trois ont quand même changé leurs programmes, ce qui m’a permis de revoir ce film qui n’a rien à envier aux polars du moment.

Jugez plutôt : Julien Tavernier, sous la pression de sa maîtresse, la femme de son patron, assassine ce dernier. Il pense avoir fait le crime parfait, sort de son bureau comme si de rien n’était et monte dans sa voiture. Mais il aperçoit, de dehors, la corde qui lui a permis de passer du bureau de feu monsieur Carala au sien. Il décide d’y retourner mais se fait coincer dans l’ascenseur. Pendant ce temps, Florence Carala le cherche partout, d’autant plus qu’elle est certaine de l’avoir vu passer en voiture avec une jeune femme. Peu de temps après, un couple de touristes allemands est assassiné dans un motel. Et c’est la voiture de Julien que l’on a vu sur les lieux du crime, ainsi qu’un couple se disant être monsieur et madame Tavernier…

Ce film est magnifique, et je pèse mes mots ! D’abord parce qu’il y a une tension tout du long. Ensuite parce que l’errance de Jeanne Moreau dans Paris est sublimée par la trompette de Miles Davis. Le jeu des lumières est judicieusement mis en scène. Et Lino Ventura est, comme à son habitude, époustouflant dans son rôle d’inspecteur. Le scénario est bien ficelé… J’aime beaucoup Louis Malle qui sait mettre en relief des scènes qui pourraient paraître banales. Bref, ce film n’a pas vieilli et même en l’ayant déjà visionné, j’ai eu l’impression de le redécouvrir.

L’Ultime Razzia – Stanley Kubrick

Source affiche

L’Ultime Razzia est un film noir des années 50 (1956) comme je les aime. Généralement, lorsqu’on pense à Kubrick, ce sont Shining, Orange mécanique, Full metal jacket ou 2001 l’Odyssée de l’espace qui nous viennent à l’esprit. Pourtant, ce film est vraiment à voir. C’est son troisième après Fear and Desire (1953) et Le Baiser du tueur (1955). Mais passons à l’histoire…

Johnny Clay sort de prison. Il est décidé à se ranger mais pas avant d’avoir fait un dernier coup, le coup du siècle : voler l’argent des paris du champ de courses. Pour ce faire, il va se constituer une petite équipe qui travaille dans ce lieu, c’est plus pratique me direz-vous. Bien évidemment, si tout est rodé, vous vous doutez qu’il va y avoir un grain de sable dans la machine. Et il vient de la femme de l’un des protagonistes, volage, qui en a parlé à son amant.

J’ai vraiment apprécié ce film et notamment sa structure, en forme de puzzle. N’hésitez pas !