Tous les matins du monde – Alain Corneau

J’avais vu ce film à sa sortie, en 1991, et j’avais adoré. Il faut dire que j’apprécie depuis très longtemps la musique classique et la musique baroque, mon déclic s’étant fait dès le collège, grâce aux cours de musique.

Par le biais de ce film, qui est la mise en scène du livre de Pascal Quignard, j’ai appris à l’époque qui était Monsieur de Sainte-Colombe, sa passion pour la musique à la limite de la folie, et son lien avec Marin Marais. Jean-Pierre Marielle est extraordinaire dans ce rôle de vieux grincheux. Guillaume et Gérard Depardieu jouent le rôle de Marin Marais respectivement jeune et vieux. L’insolence des deux acteurs colle à merveille avec le personnage historique. Anne Brochet, qui joue le rôle de la fille de Sainte-Colombe, Madeleine, amoureuse du jeune musicien, apporte une exceptionnelle intensité.

Ce film est repassé dernièrement à la télévision et j’ai découvert, la maturité aidant, d’autres choses : des liens notamment avec la peinture (la nature morte de Lubin Baugin, Le Dessert de Gaufrettes). La photo est sublime. On dirait un tableau animé, qui prend vie et qui se déroule sous nos yeux pendant deux heures. Je parlais de peinture, on est plongé dans le clair-obscur. Le rythme est lent, laissant au spectateur un côté contemplatif et appelant également à ses sentiments.

Et la musique… quelle splendeur ! On retrouve des extraits de Lully, de Marin Marais, de Sainte-Colombe, de Couperin…. Jordi Savall dirige et joue avec brio de la basse de viole… On s’y croirait !

Vous l’avez compris, j’adore ce film, ce petit bijou sur tous les plans : historique, visuel et auditif.

Je vous mets la Marche pour la cérémonie des Turcs de Lully. Moi, ça me met en transe !

La gloire de mon père – Yves Robert (1990)

Une fois de plus, je me suis régalée en revoyant ce film qui est repassé à la télévision ces derniers jours. J’adore Pagnol et les adaptations cinématographiques d’Yves Robert sont des petits bijoux. Les acteurs jouent à la perfection, les images sont superbes… Nous nous retrouvons plongés dans les collines de cette Provence si chère à Pagnol, dans cette famille aimante, dans cette société de début du siècle…

Si l’histoire n’est pas originale – nous sommes ici dans des souvenirs d’enfance, de vacances, donc cela est logique aussi – la façon dont elle nous est présentée attire notre attention. La voix-off (Jean-Pierre Darras) et la musique de Vladimir Cosma viennent s’ajouter à cette évasion. Bref, j’adore !

Un dimanche à la campagne – Bertrand Tavernier (1984)

Monsieur Ladmiral vit avec sa gouvernante, Mercedes, depuis qu’il est veuf. Sa seule réjouissance est de recevoir son fils, Gonzague ou sa fille Irène. Surtout cette dernière, d’ailleurs, car elle ne vient pas souvent. Mais quand elle est là, c’est un vrai ouragan ! Gonzague est bien gentil mais Monsieur Ladmiral n’a jamais compris pourquoi il s’était marié et avait eu deux enfants avec cette Marie-Thérèse qui prenant de grands airs, l’a même débaptisé et l’appelle Edouard.

J’ai vraiment apprécié ce petit bijou ! Non seulement pour l’histoire (certains y ont trouvé des longueurs, pas moi). Le temps se déroule sur ce dimanche en famille et il est également mimétique de celui qu’attend le personnage pour avoir un peu de joie, le dimanche, en recevant ses enfants, tout du moins son fils puisque sa fille vient plus rarement. Mais je l’ai aimé aussi pour l’atmosphère, celle d’un début de siècle (1912) à la campagne, au début de l’automne. Les images sont splendides. Et la référence à la peinture, loisir préféré du vieil homme, est omniprésente. J’ai cru me retrouver à Giverny. Après recherches, j’ai vu que ce film avait été tourné dans un petit village du Val-d’Oise, Wy-dit-Joli-Village, que j’ai visité il y a fort longtemps et certaines scènes ont été également tournées dans le splendide décor de Villarceaux.

Enfin, la musique de Fauré qui accompagne le récit ne fait qu’ajouter un petit plus à tout ceci. Vous l’avez compris, j’ai adoré ce film de bout en bout !

Le gentleman d’Epsom – Gilles Grangier 🎞

Mon synopsis :

Richard Briand-Charmery, dit « Le Commandant », est un homme qui, à première vue, a l’air bien sous tous rapports. Sa passion étant les courses hippiques, il en vit et donne des tuyaux à ses connaissances qui, en échange, misent pour lui. Mais il faut toujours se méfier de l’eau qui dort…

Mon avis

Si certains agonisent dès qu’ils voient un film en noir et blanc, de mon côté j’aurais plus tendance à les rechercher. Et lorsque ce film réunit deux pointures du cinéma, à savoir Jean Gabin et Louis de Funès, j’applaudis. De Funès n’a pas un grand rôle ici mais on reconnait bien ses mimiques et son humour si particulier. Gabin reste Gabin et ce rôle lui sied à merveille : gentleman et escroc. Il joue à la perfection. Mais en 1962, date de sortie de ce film, il est déjà connu.

Je me disais pourtant que je connaissais cette histoire… et pour cause : il s’agit d’un thème que j’avais déjà vu dans Courte-Tête (il faudra que je fasse la fiche), un film de Norbert Carbonnaux avec des dialogues d’Audiard. Louis de Funès y jouait dedans également.

Bref, c’est un petit film sympa. Si vous aimez les chevaux, n’hésitez pas ! Mais ce n’est pas non plus LE critère de sélection, hein ! 😉

Tucker et Dale fightent le mal – Eli Craig

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Si vous avez besoin de rire en ce moment, regardez ce film sorti en 2014 ! J’ai souri et ri du début à la fin.

Tucker et Dale sont deux amis un peu fauchés, pas très finauds, veulent passer leurs vacances à pêcher, boire des bières… bref, à ne pas se prendre la tête. Ils achètent une cabane (délabrée) dans les bois. L’histoire se corse lorsqu’un groupe d’étudiants vient camper à proximité. L’une d’entre eux tombe à l’eau et est repêchée par les deux compères. Mais, de loin, les étudiants pensent qu’il s’agit d’un kidnapping. Vont alors s’enchaîner les malentendus… et les morts. Mais pas forcément comme on s’y attend !

Ce film est une parodie des films d’horreur/épouvante du type Massacre à la tronçonneuse. Il y avait déjà Scary Movie (sorti en 2000) mais ici, les quiproquo et les rôles inversés donnent une autre dimension au film.