La gloire de mon père – Yves Robert (1990)

Une fois de plus, je me suis régalée en revoyant ce film qui est repassé à la télévision ces derniers jours. J’adore Pagnol et les adaptations cinématographiques d’Yves Robert sont des petits bijoux. Les acteurs jouent à la perfection, les images sont superbes… Nous nous retrouvons plongés dans les collines de cette Provence si chère à Pagnol, dans cette famille aimante, dans cette société de début du siècle…

Si l’histoire n’est pas originale – nous sommes ici dans des souvenirs d’enfance, de vacances, donc cela est logique aussi – la façon dont elle nous est présentée attire notre attention. La voix-off (Jean-Pierre Darras) et la musique de Vladimir Cosma viennent s’ajouter à cette évasion. Bref, j’adore !

Un dimanche à la campagne – Bertrand Tavernier (1984)

Monsieur Ladmiral vit avec sa gouvernante, Mercedes, depuis qu’il est veuf. Sa seule réjouissance est de recevoir son fils, Gonzague ou sa fille Irène. Surtout cette dernière, d’ailleurs, car elle ne vient pas souvent. Mais quand elle est là, c’est un vrai ouragan ! Gonzague est bien gentil mais Monsieur Ladmiral n’a jamais compris pourquoi il s’était marié et avait eu deux enfants avec cette Marie-Thérèse qui prenant de grands airs, l’a même débaptisé et l’appelle Edouard.

J’ai vraiment apprécié ce petit bijou ! Non seulement pour l’histoire (certains y ont trouvé des longueurs, pas moi). Le temps se déroule sur ce dimanche en famille et il est également mimétique de celui qu’attend le personnage pour avoir un peu de joie, le dimanche, en recevant ses enfants, tout du moins son fils puisque sa fille vient plus rarement. Mais je l’ai aimé aussi pour l’atmosphère, celle d’un début de siècle (1912) à la campagne, au début de l’automne. Les images sont splendides. Et la référence à la peinture, loisir préféré du vieil homme, est omniprésente. J’ai cru me retrouver à Giverny. Après recherches, j’ai vu que ce film avait été tourné dans un petit village du Val-d’Oise, Wy-dit-Joli-Village, que j’ai visité il y a fort longtemps et certaines scènes ont été également tournées dans le splendide décor de Villarceaux.

Enfin, la musique de Fauré qui accompagne le récit ne fait qu’ajouter un petit plus à tout ceci. Vous l’avez compris, j’ai adoré ce film de bout en bout !

Le gentleman d’Epsom – Gilles Grangier 🎞

Mon synopsis :

Richard Briand-Charmery, dit « Le Commandant », est un homme qui, à première vue, a l’air bien sous tous rapports. Sa passion étant les courses hippiques, il en vit et donne des tuyaux à ses connaissances qui, en échange, misent pour lui. Mais il faut toujours se méfier de l’eau qui dort…

Mon avis

Si certains agonisent dès qu’ils voient un film en noir et blanc, de mon côté j’aurais plus tendance à les rechercher. Et lorsque ce film réunit deux pointures du cinéma, à savoir Jean Gabin et Louis de Funès, j’applaudis. De Funès n’a pas un grand rôle ici mais on reconnait bien ses mimiques et son humour si particulier. Gabin reste Gabin et ce rôle lui sied à merveille : gentleman et escroc. Il joue à la perfection. Mais en 1962, date de sortie de ce film, il est déjà connu.

Je me disais pourtant que je connaissais cette histoire… et pour cause : il s’agit d’un thème que j’avais déjà vu dans Courte-Tête (il faudra que je fasse la fiche), un film de Norbert Carbonnaux avec des dialogues d’Audiard. Louis de Funès y jouait dedans également.

Bref, c’est un petit film sympa. Si vous aimez les chevaux, n’hésitez pas ! Mais ce n’est pas non plus LE critère de sélection, hein ! 😉

Tucker et Dale fightent le mal – Eli Craig

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Si vous avez besoin de rire en ce moment, regardez ce film sorti en 2014 ! J’ai souri et ri du début à la fin.

Tucker et Dale sont deux amis un peu fauchés, pas très finauds, veulent passer leurs vacances à pêcher, boire des bières… bref, à ne pas se prendre la tête. Ils achètent une cabane (délabrée) dans les bois. L’histoire se corse lorsqu’un groupe d’étudiants vient camper à proximité. L’une d’entre eux tombe à l’eau et est repêchée par les deux compères. Mais, de loin, les étudiants pensent qu’il s’agit d’un kidnapping. Vont alors s’enchaîner les malentendus… et les morts. Mais pas forcément comme on s’y attend !

Ce film est une parodie des films d’horreur/épouvante du type Massacre à la tronçonneuse. Il y avait déjà Scary Movie (sorti en 2000) mais ici, les quiproquo et les rôles inversés donnent une autre dimension au film.

Cloclo – Florent Siri

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[Film de 2012]

Comme d’habitude, je n’ai pas regardé ce film à sa sortie. Mais par un lundi au soleil, émoustillée par l’odeur des magnolias, je me suis dit « Alexandrie, Alexandra » !

Bon, j’arrête, c’est nul. En fait, ce film est réellement passé lundi à la télé et comme il n’y avait rien d’autre, je l’ai regardé. Mais je ne l’ai pas regretté, et ce, pour plusieurs raisons. La première est que ce film ne montre pas qu’une image positive du chanteur. On sait tous, depuis le temps, qu’il était à la fois perfectionniste et caractériel… là, on le voit bien. L’image, également, du bon père de famille avec ses deux enfants vole en éclats. Attention, je ne dis pas qu’il n’aimait pas ses enfants ou ne s’en occupait pas, je n’étais pas là pour le voir, mais cacher son deuxième fils juste pour ne pas ternir l’image du chanteur à minettes, ça coince un peu dans les entournures. On nous le montre en tant qu’homme et non en tant que dieu et ça, ça fait plaisir. On peut aimer un artiste mais de là à en faire un surhomme… C’est toujours ce qui m’énerve un peu dans les films ou livres qui encensent Truc ou Machin. Comme si, d’un coup, le fait de se rendre compte que Bidule fait ses courses, mange, fait popo ou détourne du fric (rayer la mention inutile) allait faire diminuer les ventes des produits dérivés… Hein ? On me souffle dans l’oreillette que c’est le cas… Bon, tant pis alors, oubliez ce que je viens de dire.

La deuxième raison pour laquelle j’ai aimé ce film, c’est la magie « Jérémie Rénier ». Il incarne à la perfection le personnage. On s’y croirait. Chapeau également aux maquilleurs. Quel boulot ! On a l’impression de regarder un documentaire sur ce célèbre chanteur adoré, adulé, mais à la personnalité ô combien complexe, presque mystérieuse.

Enfin, si j’ai apprécié ce petit chef-d’œuvre, c’est aussi parce que j’aimais Claude François quand j’étais gosse et je me souviens encore de l’annonce de sa mort en mars 1978. J’avais 6 ans, j’étais en compagnie de mes grands-parents, et j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps.

Je vous laisse, en petit bonus, cette photo que j’ai prise en 2015, dans le petit cimetière de Dannemoy où il est enterré.

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Photo ©L.B