Agatha Raisin : Coiffeur pour dames (T8) – M.C Beaton

Traducteur : Marina Boraso

Agatha a un vrai coeur d’artichaut. Lorsqu’elle fait la connaissance de ce coiffeur aux doigts magiques qui lui fait la cour, elle se demande bien si elle va résister. Mais elle a quand même des soupçons. C’est qu’elle est enquêtrice notre héroïne, souvent à ses dépends mais elle aime ça. Et lorsque John, ou plutôt Monsieur John comme on l’appelle là-bas, s’écroule dans les toilettes de son salon tout en ayant vomi ses tripes, on se dit bien qu’elle avait peut-être raison.

J’avais besoin d’une lecture légère après avoir affronté la violence du dernier roman dont je vous ai fait la critique il y a deux jours. Et quoi de mieux que de retrouver cette petite bonne femme bourrue que j’adore ? Alors bon, on ne va pas se mentir, on retrouve souvent la même trame : un homme lui fait du charme et il meurt. Hum… finalement, il ne fait pas bon de la côtoyer de trop près ! 😂 Mais que demande-t-on à un tel bouquin si ce n’est de nous faire sourire et de nous vider la tête ? Eh bien, une fois de plus, c’est réussi ! Et ceci dit, mine de rien, pour l’avoir un peu expérimenté, il est très difficile d’arriver, dans un polar, à faire une fin qui se tienne et qui surprenne le lecteur. Moi, rien que pour ça, je suis admirative !

N.B : Je ne les lis pas dans l’ordre donc ne cherchez pas sur ce blog les critiques précédentes. Vous trouverez celles des tomes 1, 2 et 14.

Bécassine – Émile-Joseph-Porphyre Pinchon

Bécassine -  Émile-Joseph-Porphyre Pinchon Image

Quel plaisir de retrouver ce vieil album ! Cette pauvre Annaïck Labornez a bien été ridiculisée ! Bon, bien évidemment, il y a cette chanson d’une chanteuse pour enfants que je ne nommerai pas… Et ne faites pas semblant de ne pas savoir de qui je parle, je suis sûre que vous êtes en train de chanter à tue-tête le refrain !!! 

Née à Clocher-les-Bécasses, cette petite bretonne va causer du tort à ses parents dès sa naissance. En effet, elle n’a qu’un tout petit nez, grave offense pour la famille ! D’autant plus que sa cousine, Marie Quillouch, en avait un gros, elle. Et la rivalité entre les deux familles était notoire. Vous imaginez un peu les noms d’oiseaux qui furent balancés à la tête des deux gamines, ou plutôt des géniteurs ! 

Cette bande dessinée ne contient pas de phylactères. L’histoire est racontée, au fur et à mesure et les dessins servent à l’illustrer. On apprend ainsi quelques coutumes bretonnes. Cette BD contient également une morale car cette pauvre petite, affublée de ce ridicule surnom par son propre parrain, est souvent défendue. La méchanceté des autres est d’autant plus mise en relief. Un beau message pour les enfants qui, à l’époque, lisaient cet album.

Bécassine -  Émile-Joseph-Porphyre Pinchon Image
Bécassine -  Émile-Joseph-Porphyre Pinchon Image

Les Vieilles – Pascale Gautier

Pascale Gautier [XXe - XXIe s] Image

Ce roman est une véritable bouffée de fraîcheur. On y retrouve non pas des clichés sur les personnes âgées mais la façon dont elles évoluent dans la vie quotidienne. Car qui ne connaît pas une Madame Rousse, sourde comme un pot, faisant profiter de sa télé à tous les voisins, une petite mamie qui conduit encore sa voiture – danger public mais elle s’en fout – alors que cela fait (au moins) 30 ans qu’elle ne devrait plus ou une autre qui prend un malin plaisir à faire enrager sa bru ?

Le livre est conçu pratiquement comme un huis-clos, le lieu principal étant une résidence de ce petit village du Trou (je ne plaisante pas ! C’est vraiment ainsi qu’il s’appelle dans le texte), résidence dans laquelle arrive une « petite jeune », Nicole, tout juste à la retraite. Le texte n’est pas qu’humoristique d’ailleurs. On passe assez facilement du sourire à la tendresse, de la tendresse à la tristesse… Car ce roman, bien que fictionnel, nous ramène à une triste réalité et nous donne à réfléchir sur l’isolement de nos personnes âgées…

Allez, je vous laisse, j’ai une soudaine envie d’aller téléphoner à ma mamie…

Six-Coups – Anne-Claire et Jérôme Jouvray

En premier lieu, merci à Belette de m’avoir fait connaître cette BD. Je ne suis pourtant pas amatrice du Far-West mais là, ce n’est pas la même chose… D’abord parce que les personnages principaux sont des enfants, ensuite parce que j’aime beaucoup la façon dont cela est dessiné.

Dans le premier tome, le jeune Eliot, dix ans, reçoit un revolver pour son anniversaire. Ce cadeau, venant de son père, fait plus plaisir à celui-ci qu’à son rejeton, qui déteste les armes. Il faut dire que le papounet est le shérif de la ville. Celui-ci va l’entraîner et découvrir qu’Eliot tire à la perfection. Inutile de vous dire qu’il ne va pas le lâcher et que sa fierté a fait un bond puissance mille. Ce revolver va également faire plaisir à l’amie du garçonnet, Bianca. Le duo Bianca-Eliot me fait penser à Tom Sawyer et Huckleberry Finn. La fillette est sale, elle passe son temps dans la forêt avec lardon, son cochon (j’adore !), et est un vrai garçon manqué. Quand elle voit le revolver d’Eliot, elle ne peut pas s’empêcher de le tester… ce qui va entraîner toutes les péripéties de l’album.

Une fois le tome 1 fini, j’ai enchainé aussitôt avec le 2ème. Eliot est monté en grade : son père l’a nommé shérif-adjoint. Et ses déboires ne vont pas s’arrêter là puisqu’un certain Johnson, riche homme d’affaires, va venir s’installer en ville et ouvrir un magasin d’armes. Mais en bon commerçant, il va inonder la ville de sa camelote et armer jusqu’aux enfants…

J’ai trouvé ces deux albums très intéressants. Au-delà de l’humour et de la fraîcheur des personnages et des dessins, les thèmes abordés sont non seulement importants mais encore d’actualité : la maltraitance des enfants, le port d’armes, les commerçants véreux…

À lire absolument !

Les Dessous croustillants de l’Histoire de France – Alain Dag’Naud

Un peu de légèreté pour ce week-end. Et vu la fin de semaine que je viens de passer, j’ai bien besoin de me changer les idées.

Apprendre en s’amusant, j’adore ça, et d’autant plus lorsqu’il s’agit de l’Histoire. Avouez qu’il est parfois difficile de retenir qui est qui, de se souvenir des dates… Là, vous n’aurez plus d’excuse. Ce livre associe, comme le titre l’indique, des anecdotes pas piquées des vers aux moments importants. C’est un vrai régal et cela permet d’en apprendre beaucoup de façon savoureuse.

J’ai aimé la façon dont cela est présenté, illustré. On peut laisser le livre dans un coin et le reprendre par la suite, ne lire que quelques pages… ce que je n’ai pas fait car c’est très addictif ! Attention à ne pas le laisser entre toutes les mains cependant.

A présent, j’attaque l’autre livre de ce même auteur : Le grand bêtisier de l’Histoire de France.

Une vue de l’intérieur :