La Saint tous là -Tangi Colombel

Lorsque Tangi Colombel, que je remercie, m’a proposé son livre, j’ai été surprise et attirée par son titre. Cela n’aurait pu être qu’un simple roman autobiographique dans lequel l’auteur, raconte sa vie dans une famille soudée et les multiples aléas lorsque le père perd son emploi. Cela aurait pu, mais ce n’est pas le cas. Car ici, Tangi Colombel en fait autre chose. D’abord par l’humour, ensuite par les mots, les deux, me direz-vous, étant liés.

J’ai apprécié le fait de rester positif à tous moments, cet humour masquant, au fond, une certaine pudeur, et surtout, mettant en relief la place de l’amour dans cette famille à qui rien n’est épargné. Aucun sujet n’est tabou, et surtout pas celui du handicap, d’Alzheimer ou de la dernière demeure… Le tout est agrémenté de références télévisuelles, musicales ou culturelles. C’est vraiment très plaisant à lire. Je n’ai pas vu passer les pages.

J’espère qu’il y aura un autre tome comme le laisse entrevoir l’auteur si on le lui réclame !

Un jour sans fin – Harold Ramis

Je ne sais pas pourquoi mais j’étais persuadée que c’était Jim Carrey et non Bill Murray qui jouait le rôle de Phil Connors. Ce dernier, journaliste et présentateur météo, doit faire, comme chaque année, son reportage sur la fête de la marmotte, le 2 février. Celle-ci se déroule à Punxsutawney, à une centaine de kilomètres de Pittsburg où il réside. Le blizzard l’empêchant de rentrer, il reste une nuit de plus l’hôtel. Mais le lendemain matin, lorsque son réveil sonne, à 6h00, il comprend très vite qu’il y a un problème : même chanson à la radio, même blague de l’animateur, tout se rejoue comme la veille… Au bout de quelques jours identiques, il essaie d’en tirer parti pour arriver à ses fins. En effet, il n’est pas insensible au charme de sa collègue Rita, interprétée par Andie MacDowell.

Bill Murray est drôle dans ce rôle et l’on ne s’ennuie pas une seule seconde en suivant son cauchemar. C’est une comédie bien rythmée que j’ai revue avec plaisir.

Le sang des bêtes – Thomas Gunzig

Tom a la cinquantaine. Il se demande ce qu’il a fait de sa vie : vendeur de produits pour bodybuilders, voilà qui ne vend pas du rêve ! Il a une vie bien rangée avec sa femme, Mathilde, mais pour autant cela ne lui convient plus. Il ne nous ferait pas une petite dépression le Tommy ? Tout bascule lorsque son fils, Jérémie, revient à la maison. C’est le pompon ! Mais ce n’est pas tout… Voilà que son père, gravement malade, débarque aussi ! Alors, comment se sortir de tout ça ? En envoyant tout paître ? Non, on ne peut pas ! Alors il faut faire quelque chose ! Et si on sauvait la dame qui se fait molester par son compagnon devant son magasin ? Ah, oui, c’est une bonne idée, ça ! Sauf que cette splendide rousse en question est une vache dans un corps de femme… Oui, oui, vous avez bien lu !

Je ne connaissais pas du tout cet auteur mais je vais m’empresser de combler mes lacunes ! C’est à la fois pétillant, drôle et cela donne à réfléchir. Avec humour, Thomas Gunzig nous mène sur le chemin des origines, de l’identité (son personnage est un juif ashkénaze), des gènes… et cette fable devient vite une quête initiatique.

Un grand merci à Babelio et aux Editions Au Diable Vauvert pour cette découverte !

Mon papa – Reiser

Jean-Marc Reiser, c’était de l’humour féroce à l’état brut ! Ne vous attendez donc pas, avec cet album, à lire de gentilles choses. On voit ici un père alcoolique, une mère qui ferait rougir Madame Bidochon, des gamins à n’en plus finir… Reiser, issu lui-même d’une famille modeste, croque les gens de la vie quotidienne sans aucun tabou. Forcément, quand on a fait partie d’Hara-Kiri, il ne pourrait en être autrement.

J’aime l’humour au second degré et comme dirait Desproges, on peut rire de tout… (mais pas avec n’importe qui) ! Alors si vous aimez vous aussi cet humour particulier, n’hésitez pas !

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Cet album entre dans le challenge Les textes courts (58 pages)

Bean – Mel Smith

Après l’excellent roman de Clara Dupont-Monod, on va faire plus léger ! Bean peut horripiler, moi il me fait rire. Je n’avais pas vu ce film à sa sortie en 1997 mais comme ils l’ont passé dernièrement à la télé, cela m’a permis de le visionner.

Rowan Atkinson joue le rôle d’un gardien de musée très maladroit, incompétent, mais qui est généreux. Il veut bien faire mais il enchaîne les catastrophes. Le conseil d’administration de la National Gallery aimerait s’en débarrasser mais il est protégé par le directeur. La Galerie Grierson de Los Angeles doit acquérir, grâce à un mécène, un célèbre tableau intitulé « La mère de Whistler », du peintre éponyme. Pour l’occasion, elle demande à la National Gallery d’envoyer son plus éminent spécialiste en peinture du XIXe siècle. L’excuse est toute trouvée pour éloigner Bean !

On retrouve bien évidemment les mimiques et quelques sketchs de la série Mr Bean. Cependant, le personnage apparaît ici avec des sentiments et quelques dialogues. Il faut aimer cet humour potache pouvant parfois être un peu lourd mais je suis bon public et j’avoue que pour se vider la tête, c’est parfait !