Les plumes chez Émilie : Caravane

Les mots à insérer dans un texte sont les suivants : CHIEN, MUSIQUE, PLIANT, DECOUVERTE, CAMPER, REPASSER, DORMIR, NATURE, SOLEIL, ROUTE, NOMADE, LIBERTE, FEU, FORAIN, FROID.

Le soleil

L’été, la nature, le soleil, la liberté, aucune contrainte, dormir… Oui, alors, il y a un intrus dans cette liste, l’avez-vous trouvé ? Le soleil bien sûr ! Lorsque nous sommes partis fin juillet, les bagages dans le coffre, le chat dans son panier (non, nous n’avons pas de chien), le coeur léger, en mode nomade, partant à la découverte de coins inexplorés, la musique des années 80 à la radio, nous espérions un peu de chaleur, tel un forain devant son feu de camp. Mais la première semaine fut une semaine de pluie, de froid même. 14° pour un été, ce n’est pas très chaud. J’ai même regretté de ne pas avoir ce petit imperméable pliant dont on se moquait tant à l’époque : le K-Way.

Cependant, la deuxième semaine fut plus ensoleillée. Et lorsque je me repasse le film de ces vacances, je préfère retenir ces bons moments où le soleil chauffait de ses rayons le canal de Bourgogne, offrant à nos yeux émerveillés un spectacle sans pareil.

Photo : © LB

Les Plumes chez Emilie : Fièvre

Voici la liste des mots à insérer : 

REGARD, DELIRE, PASSION, DANSER, SAMEDI, NUIT, THERMOMETRE, TOUSSER, OMBRE, FRAICHEUR, ENVOUTER, ENFLAMMER, EVENTER.

Une cigale en colère

La cigale ayant toussé tout l’été

se trouva fort dépourvue lorsque la passion fut venue.

Pas un seul coin d’ombre pour cacher

son embrasement, son regard envoûté.

Elle alla, un samedi, danser,

La nuit près d’un cyprès,

Espérant enflammer un beau mâle,

par son déhanchement peu banal.

Mais son délire hormonal

S’éventa lorsqu’un insecte passa par là :

– Seriez-vous malade, dame Cigale ? s’enquit l’animal.

La femelle ailée le prit très mal.

– Va donc à l’ombre, jeune plaisantin !

La fraîcheur te fera du bien !

– Mais c’est qu’elle est malpolie la fiévreuse !

La maladie t’aurait-elle rendue libidineuse ?

– Pauvre dingue ! répondit la cigale en colère,

bouge de là, allez, accélère, avant que je ne te mette

Le thermomètre dans le derrière !

Moralité : Il ne faut jamais embêter une dame

Même si elle vous déclare sa flamme

Sous peine de vivre un drame.

Les Plumes chez Émilie : chocolat

Voici la liste des mots à insérer : MIEL PERLE BREBIS CREME SEIN VELOUTE TRAIRE CHOCOLAT POULE BERLINGOT INTOLERANCE INCORPORER INSTINCT

La poule et la brebis

Kiki la poule sur la murette affaissée, tenait dans son bec une tablette de chocolat.
Dame brebis, par l’odeur alléchée, fit abstraction de son instinct et s’approcha.
Elle lui tint à peu près ce langage : « bonjour Kiki la poule. Tu tiens là dans ton bec
Une bien dangereuse chose. Ne sais-tu pas d’instinct que les gens de ton espèce
Sont intolérants au sucre, à la crème et au miel ? »
La volaille soupçonneuse prit un ton velouté afin de répondre à l’animal curieux :
« Merci mon amie, vous êtes une perle ! Mais dites-moi, ne vous ai-je pas vu l’autre
Matin avec un berlingot de lait sucré entre les dents ? Ne cacheriez-vous pas en votre sein un désir
Malsain ? »
Kiki tenait entre ses pattes l’objet de désir tant convoité. Dame Brebis s’imaginait, bavant,
Le lait de la vache que l’on venait de traire dans lequel on avait incorporé le chocolat sucré.
« Votre imagination vous joue des tours très chère ! Je ne tenais qu’à votre santé ! Mais puisque vous ne voulez pas m’écouter, faites-en à votre guise et ne venez pas vous plaindre par la suite. »
Penaude, la biquette bouclée s’éloigna. Kiki se mit à pousser un cot-cot de joie. Elle prit la tablette dans son bec, essaya de la croquer et s’étouffa.
Convoitise et gourmandise sont de vilains défauts.

Pardon à La Fontaine pour être entrée ainsi dans son monde en copiant quelque peu ses fables et ses animaux. 😁

Les Plumes chez Emilie : Vert

Les mots à insérer sont : TENDRE, JARDINER, EMERAUDE, RAYON, ARBRE, RENOUVEAU, ESPERANCE, GRAINE, PEUR, CHAPEAU, DANSER, SOLEIL, MOUSSE, MENAGER(adjectif), MINE.

Le printemps

Quand danse le soleil, victoire de l’espérance,

Le coeur s’emballe fort, l’humain prenant conscience,

D’un renouveau printanier, chants des oiseaux en cadence,

Arbres et mousses en alliance.

D’un beau vert émeraude, les charmantes petites graines,

Sans peur, laissent apparaître dans les tendres plaines,

Leurs germes, petites éoliennes,

Grandissant aux rayons solaires comme des reines.

Heureux serons-nous de jardiner !

La mine réjouie, les mains protégées par des gants ménagers,

Chapeau de paille à proximité, binettes et râteaux en priorité,

Les mauvaises herbes seront arrachées.

Que vienne l’heure du printemps,

Et nous serons tous contents !

Les Plumes chez Émilie : Chocolat

Les mots à insérer sont : BROYER- DOUCEUR- CABOSSE – TABLETTE- EMBALLAGE – NOIR- SURANNÉ – FOLLE- DÉGUSTER- CÂLIN- CHAUD- PRESCRIRE- PÂTISSERIE – PLAISIR

Le goûter

Séraphine : Madame a sonné ?

La Baronne : Oui, bien évidemment Séraphine ! Qui voulez-vous qui agite cette clochette ? Seriez-vous devenue folle ?

Séraphine : Vos réponses sont toujours un plaisir ! J’étais dans la cuisine, la cocotte-minute fait un boucan de tous les diables, j’ai à peine entendu le bruit, voilà pourquoi je vous pose la question !

La Baronne : Mais que fait la cocotte-minute en marche à cette heure ? Il est à peine 15h00. Ne me dîtes pas que vous préparez déjà le dîner !

Séraphine : Ah, ah ! Ce serait un peu tôt ! Non, c’est votre goûter que je suis en train de confectionner.

La Baronne, surprise : Mon goûter ? À la cocotte-minute ? J’en reste sans voix Séraphine ! Vous me surprendrez toujours dans vos façons de cuisiner ! Et puis-je savoir ce qui…hum… mijote ?

Séraphine : Une pâtisserie.

La Baronne, estomaquée : Plait-il ?

Séraphine : Un gâteau au chocolat. Lorsque j’ai ouvert la tablette de ce chocolat noir à l’emballage suranné, avec le dessin de la cabosse…

La Baronne : Oui, oui, je vois bien cette tablette. C’est du chocolat de dégustation, pas du chocolat pour faire de la pâtisserie.

Séraphine : … il y avait une recette à l’intérieur. Le gâteau minute.

La Baronne, les yeux écarquillés : Minute, pas cocotte-minute ! Ma pauvre Séraphine ! Et comment avez-vous fait votre chef-d’oeuvre ?

Séraphine : J’ai broyé le chocolat, ajouté de la farine, du beurre, du sucre, des oeufs. J’ai mélangé le tout et je l’ai mis dans la cocotte. Je dois attendre une minute après le sifflet. Vous verrez, c’est marqué sur le papier : « Aussi doux qu’un câlin ». Vous m’en direz des nouvelles !

La Baronne, reniflant : Ça ne sentirait pas le brûlé ?

Séraphine : Mon gâteau ! (Elle court à la cuisine) Oh ! Mais quelle horreur ! On ne peut même plus se fier aux recettes qu’ils prescrivent maintenant ! « Aussi doux qu’un câlin » qu’ils disaient ! Tu parles d’une douceur ! Aie, c’est chaud ! Saleté ! Je crois que la cocotte est foutue !

La Baronne, éclatant de rire devant l’air dépité de la domestique : Séraphine, pour le goûter, on fera dans le classique, on sortira les madeleines !