Marlock Brave – Katia Verba

Quatrième de couverture :

BRAVE vient d’intégrer l’agence de détectives privés « La Souricière ». On va lui confier sa première enquête au sein du cabinet. Marlock est aux anges, il s’en frise les moustaches… Quel panache ! Notre valeureux détective doit libérer la première danseuse du prestigieux « Cabaret Minette », Soussou la souris, qui a été enlevée. La prisonnière , capricieuse à souhait, va se montrer particulièrement récalcitrante. Marlock ne sait pas qu’il va se confronter à d’intrépides voyous prénommés Gringo et Galopin. Pour l’aider dans sa mission, il fera appel à un perroquet très loquace, Bla-Bla, qui a dû tomber dans un pot de peinture à la naissance, ainsi qu’au redoutable chien policier Rambo, un teckel, grand spécialiste pour pister et déloger les blaireaux de leurs terriers. L’enquête ne va pas être de tout repos.

Mon avis :

Je me fais toujours une joie de lire les oeuvres de Katia Verba, que ce soit des romans, des pièces de théâtre… Là, il ne s’agit pas de cela mais d’un roman jeunesse. Comme quoi, Katia en a décidément sous la plume ! Et… c’est génial ! Je me suis régalée ! Ce livre peut se lire de 7 à 77 ans sans aucun problème. Je suis pourtant difficile lorsque je lis des romans pour les jeunes. Je n’aime pas les textes mièvres ou ceux qui cèdent à la facilité. J’ai en tête notamment le fait que l’on ait retiré les passés-simples d’une certaine collection. Je crois qu’on n’a pas compris qu’au-delà de la lecture plaisir, les jeunes enregistrent aussi, inconsciemment, l’orthographe, la grammaire, la syntaxe… Mais pardon, je m’égare. Déformation professionnelle !

J’en reviens donc à ce livre qui, justement, est parfait pour les enfants car l’histoire est bien écrite, pas mièvre du tout, l’enquête bien ficelée. Les personnages ont du caractère. J’ai adoré cette petite peste de Soussou, même si j’avais envie, parfois, de lui coller deux claques sur le museau. Cerise sur le gâteau, Marlock étant en Angleterre, les enfants apprennent quelques rudiments de la langue de Shakespeare. C’est vraiment bien trouvé ! J’ai vraiment apprécié les péripéties qui s’enchaînent et qui conviennent parfaitement à un jeune lecteur (et moins jeune, hein !).

Que dire de plus si ce n’est que la couverture est superbe et que les illustrations sont un petit plaisir à chaque page… bref, c’est vraiment une petite pépite ! Je l’ai dévoré et je n’ai pas honte de dire que l’espace de ma lecture, mon coeur de petite fille battait la chamade pour la petite souris, espérant une fin heureuse.

N’hésitez surtout pas à lire ce roman ou à l’offrir à des enfants ou à des adolescents. Une idée de cadeau pour Noël (vous pouvez cliquer sur ce lien pour de plus amples renseignements) !

Agatha Raisin : Coiffeur pour dames (T8) – M.C Beaton

Traducteur : Marina Boraso

Agatha a un vrai coeur d’artichaut. Lorsqu’elle fait la connaissance de ce coiffeur aux doigts magiques qui lui fait la cour, elle se demande bien si elle va résister. Mais elle a quand même des soupçons. C’est qu’elle est enquêtrice notre héroïne, souvent à ses dépends mais elle aime ça. Et lorsque John, ou plutôt Monsieur John comme on l’appelle là-bas, s’écroule dans les toilettes de son salon tout en ayant vomi ses tripes, on se dit bien qu’elle avait peut-être raison.

J’avais besoin d’une lecture légère après avoir affronté la violence du dernier roman dont je vous ai fait la critique il y a deux jours. Et quoi de mieux que de retrouver cette petite bonne femme bourrue que j’adore ? Alors bon, on ne va pas se mentir, on retrouve souvent la même trame : un homme lui fait du charme et il meurt. Hum… finalement, il ne fait pas bon de la côtoyer de trop près ! 😂 Mais que demande-t-on à un tel bouquin si ce n’est de nous faire sourire et de nous vider la tête ? Eh bien, une fois de plus, c’est réussi ! Et ceci dit, mine de rien, pour l’avoir un peu expérimenté, il est très difficile d’arriver, dans un polar, à faire une fin qui se tienne et qui surprenne le lecteur. Moi, rien que pour ça, je suis admirative !

N.B : Je ne les lis pas dans l’ordre donc ne cherchez pas sur ce blog les critiques précédentes. Vous trouverez celles des tomes 1, 2 et 14.

Agatha Raisin, Gare aux fantômes – M.C Beaton 👻

Bon, alors ça, c’est tout moi ! Je découvre cette série, j’en lis un, puis deux… Mais pas dans l’ordre !!! Comme je les ai sur ma liseuse, j’ai pris le deuxième livre dans l’ordre qu’il venait… Il s’avère que c’est le 14ème tome ! Ce n’est pas bien grave, j’ai quand même bien compris l’histoire.

Cette fois, Agatha mène une enquête un peu particulière : une vieille dame pense avoir des fantômes dans sa maison. Accompagnée de son nouveau voisin, Agatha va lui apporter son aide… jusqu’au moment où cette personne est retrouvée morte. Enquête dans l’enquête…

Là encore, j’ai passé un bon moment (je l’ai lu d’un seul coup !) avec cette femme truculente qui me fait rire. Oui, je sais, ce n’est pas de la grande littérature mais ce n’est pas non plus ce que je lui demande. En vacances, j’aime bien lire quelque chose de léger. Et s’il y a de l’humour, c’est la cerise sur le gâteau !

Agatha Raisin, La Quiche fatale – M.C Beaton 🕵🏻‍♀️

J’ai tardé à lire ce premier tome car vous savez comment je suis, dès que l’on parle un peu trop d’un livre, je le fuis et j’attends quelques mois/années avant de l’ouvrir (ou pas). Et l’adaptation télévisée (que je n’ai pas vue donc je me garderai bien de la juger) n’a fait qu’ajouter au battage médiatique…

Mais en vacances, je recherche toujours des lectures légères, marrantes si possible… et si c’est un petit polar, c’est encore mieux. Donc, les fortes chaleurs m’ont fait rejoindre la Grande-Bretagne, espérant y trouver un peu de pluie virtuelle (ami cliché, quand tu nous tiens !). J’y ai retrouvé Agatha qui, voulant s’intégrer dans le petit village dans lequel elle avait acheté un cottage, pique la femme de ménage de la voisine qui lui voue alors une haine sans nom, triche à un concours de quiche et se retrouve, à cause de la dite préparation, accusée du meurtre du juge du concours…

Que les puristes de la quiche se calment de suite ! Non, une quiche n’a jamais fait mourir personne, sauf lorsqu’elle est agrémentée d’une plante toxique cachée dans les épinards. Je sens mes puristes mourir eux-aussi en lisant qu’il y a l’aliment favori de Popeye dans la sacro-sainte tarte !!! Allez, on va dire que c’est un problème de traduction, surtout si je vous dis qu’il y en avait aussi aux champignons dans le concours.

Bref, j’ai aimé ce petit polar et j’ai retrouvé le même plaisir à le lire qu’avec un Imogène, en plus léger tout de même. Ce personnage fantasque, mal embouché me plait bien et si vous avez lu ma Frénégonde (allez hop, que je te fiche un peu de pub en même temps), vous comprendrez pourquoi !

De Menet à Neuvialle – Les Ponts maudits – Philippe Roucarie

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Quatrième de couverture : 

Ce monde de forêts, de rivières, de gorges, de lacs, de châteaux et de légendes était né d’un volcan gigantesque qui, lui, avait donné naissance à une progéniture multiple, laquelle, aujourd’hui, lui servait d’héritière.
Le pays donnait une impression de calme dans son environnement végétal .
Mais là n’était qu’une apparence. « Les Disparues du Lac de Menet »  avaient ouvert le bal. Une suite n’était peut-être pas imaginable mais elle n’était pas sans raisons. Le bouleversement des terres avait provoqué celui des hommes qui avaient vécu le feu sous leurs pieds, qui, aujourd’hui, le vivaient encore.
Trois petits avaient disparu, inexplicablement, un à chaque pont. Le commissaire avait tâtonné et, inexorablement se heurtait au silence dans cet univers où « tout le monde savait tout de tout le monde mais, dans ce cas, personne ne savait rien de rien !… »
Une étude humaine autant qu’une enquête policière !…
Un univers où chacun se retrouve à défaut de découvrir le coupable.

Mon avis : 

Dans un premier temps, je tiens à remercier Babelio et toute son équipe pour m’avoir fait découvrir cet auteur.

Je ne résiste jamais à un polar et encore moins lorsque celui-ci se passe chez mes ancêtres paternels, en Auvergne. Je n’ai pas lu le premier tome, Les Disparues du Lac de Menet, ce qui n’est pas bien grave car ce roman peut se lire indépendamment mais je vais me le procurer car j’ai bien aimé le style de Philippe Roucarie. On est de suite plongé dans l’ambiance, dans les lieux, dans le patois local. On est en Auvergne, on fait partie de l’histoire et on recherche le coupable avec le lieutenant Bertin, on interroge les gens des alentours…

J’ai aimé ce roman car il nous fait découvrir des pans de culture régionale. Mais je l’ai également apprécié car sa fin n’est pas attendue, elle donne aussi à réfléchir. La quatrième de couverture parle « d’une étude humaine ». Effectivement, il s’agit bien plus de cela que d’une enquête classique. Et c’est également ce qui fait le petit plus de ce livre.

En même temps, cela ne m’étonne pas car les éditions Créer produisent des ouvrages de qualité. Pour ceux qui sont habitués à me lire sur ce blog, le nom des éditions doit vous parler puisqu’il s’agit aussi de l’éditeur de Martine Hermant, dont la plume m’enchante.