Agatha Raisin, Gare aux fantômes – M.C Beaton 👻

Bon, alors ça, c’est tout moi ! Je découvre cette série, j’en lis un, puis deux… Mais pas dans l’ordre !!! Comme je les ai sur ma liseuse, j’ai pris le deuxième livre dans l’ordre qu’il venait… Il s’avère que c’est le 14ème tome ! Ce n’est pas bien grave, j’ai quand même bien compris l’histoire.

Cette fois, Agatha mène une enquête un peu particulière : une vieille dame pense avoir des fantômes dans sa maison. Accompagnée de son nouveau voisin, Agatha va lui apporter son aide… jusqu’au moment où cette personne est retrouvée morte. Enquête dans l’enquête…

Là encore, j’ai passé un bon moment (je l’ai lu d’un seul coup !) avec cette femme truculente qui me fait rire. Oui, je sais, ce n’est pas de la grande littérature mais ce n’est pas non plus ce que je lui demande. En vacances, j’aime bien lire quelque chose de léger. Et s’il y a de l’humour, c’est la cerise sur le gâteau !

Agatha Raisin, La Quiche fatale – M.C Beaton 🕵🏻‍♀️

J’ai tardé à lire ce premier tome car vous savez comment je suis, dès que l’on parle un peu trop d’un livre, je le fuis et j’attends quelques mois/années avant de l’ouvrir (ou pas). Et l’adaptation télévisée (que je n’ai pas vue donc je me garderai bien de la juger) n’a fait qu’ajouter au battage médiatique…

Mais en vacances, je recherche toujours des lectures légères, marrantes si possible… et si c’est un petit polar, c’est encore mieux. Donc, les fortes chaleurs m’ont fait rejoindre la Grande-Bretagne, espérant y trouver un peu de pluie virtuelle (ami cliché, quand tu nous tiens !). J’y ai retrouvé Agatha qui, voulant s’intégrer dans le petit village dans lequel elle avait acheté un cottage, pique la femme de ménage de la voisine qui lui voue alors une haine sans nom, triche à un concours de quiche et se retrouve, à cause de la dite préparation, accusée du meurtre du juge du concours…

Que les puristes de la quiche se calment de suite ! Non, une quiche n’a jamais fait mourir personne, sauf lorsqu’elle est agrémentée d’une plante toxique cachée dans les épinards. Je sens mes puristes mourir eux-aussi en lisant qu’il y a l’aliment favori de Popeye dans la sacro-sainte tarte !!! Allez, on va dire que c’est un problème de traduction, surtout si je vous dis qu’il y en avait aussi aux champignons dans le concours.

Bref, j’ai aimé ce petit polar et j’ai retrouvé le même plaisir à le lire qu’avec un Imogène, en plus léger tout de même. Ce personnage fantasque, mal embouché me plait bien et si vous avez lu ma Frénégonde (allez hop, que je te fiche un peu de pub en même temps), vous comprendrez pourquoi !

De Menet à Neuvialle – Les Ponts maudits – Philippe Roucarie

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Quatrième de couverture : 

Ce monde de forêts, de rivières, de gorges, de lacs, de châteaux et de légendes était né d’un volcan gigantesque qui, lui, avait donné naissance à une progéniture multiple, laquelle, aujourd’hui, lui servait d’héritière.
Le pays donnait une impression de calme dans son environnement végétal .
Mais là n’était qu’une apparence. « Les Disparues du Lac de Menet »  avaient ouvert le bal. Une suite n’était peut-être pas imaginable mais elle n’était pas sans raisons. Le bouleversement des terres avait provoqué celui des hommes qui avaient vécu le feu sous leurs pieds, qui, aujourd’hui, le vivaient encore.
Trois petits avaient disparu, inexplicablement, un à chaque pont. Le commissaire avait tâtonné et, inexorablement se heurtait au silence dans cet univers où « tout le monde savait tout de tout le monde mais, dans ce cas, personne ne savait rien de rien !… »
Une étude humaine autant qu’une enquête policière !…
Un univers où chacun se retrouve à défaut de découvrir le coupable.

Mon avis : 

Dans un premier temps, je tiens à remercier Babelio et toute son équipe pour m’avoir fait découvrir cet auteur.

Je ne résiste jamais à un polar et encore moins lorsque celui-ci se passe chez mes ancêtres paternels, en Auvergne. Je n’ai pas lu le premier tome, Les Disparues du Lac de Menet, ce qui n’est pas bien grave car ce roman peut se lire indépendamment mais je vais me le procurer car j’ai bien aimé le style de Philippe Roucarie. On est de suite plongé dans l’ambiance, dans les lieux, dans le patois local. On est en Auvergne, on fait partie de l’histoire et on recherche le coupable avec le lieutenant Bertin, on interroge les gens des alentours…

J’ai aimé ce roman car il nous fait découvrir des pans de culture régionale. Mais je l’ai également apprécié car sa fin n’est pas attendue, elle donne aussi à réfléchir. La quatrième de couverture parle « d’une étude humaine ». Effectivement, il s’agit bien plus de cela que d’une enquête classique. Et c’est également ce qui fait le petit plus de ce livre.

En même temps, cela ne m’étonne pas car les éditions Créer produisent des ouvrages de qualité. Pour ceux qui sont habitués à me lire sur ce blog, le nom des éditions doit vous parler puisqu’il s’agit aussi de l’éditeur de Martine Hermant, dont la plume m’enchante.

 

La terre guide la main – John Dassieu

john dassieu

 

Quatrième de couverture :

« De commissaire à commissaire, il ne vous échappe pas que l’on turbine pour arrêter des demi-sel, des troisièmes couteaux, voire parfois des deuxièmes, mais les vrais coupables sont tous en liberté. En dispersant çà et là quelques fuites, nous pourrions renverser la France, éclater la bulle hypocrite, mais nous sommes les gardiens de l’hypocrisie nationale. Et tout compte fait, sur ordre de qui ? La douzaine de mafieux qui tiennent dans leur manche les gros bonnets de deux partis politiques ! Notre métier est le plus ingrat du monde, alors, si je peux arrondir mes fins de mois… »

 

Mon avis : 

J’avoue que je ne sais pas trop par quel bout prendre cette critique. Dans un premier temps parce que c’est un roman qui m’a été offert et que je suis toujours un peu mal à l’aise lorsque je n’ai pas apprécié le livre. Je suis très attachée aux valeurs et pour moi, un cadeau, c’est un geste d’amitié qui montre que l’on a pensé à vous (je ne comprendrai jamais ceux qui les revendent, les donnent etc.). Et ne pas aimer ce roman, c’est un peu comme dire que l’on n’aime pas le cadeau. Vous me suivez ?

Ensuite parce que je ne peux pas dire non plus que je l’ai détesté. La preuve, je l’ai lu dans son intégralité. Disons qu’il se laisse lire, voilà, sans plus. La structure est un peu foutraque, les scènes de sexe n’apportent rien si ce n’est, peut-être, attirer le chaland… Quant à l’enquête… euh… ben…

Bon allez, vous avez bien compris mon ressenti ! Je suis toute dépitée !

La Moisson d’hiver – Serge Brussolo





Quatrième de couverture : 

Dans les derniers mois de la Seconde Guerre mondiale, Julien, exilé depuis cinq ans au fond d’un pensionnat, apprend que son grand-père est mort dans d’étranges circonstances, lui laissant pour tout héritage les miettes de la propriété familiale, là-bas, en Normandie. Au sein d’une nature âpre, sur un domaine réduit à un champ miné par les Allemands et à une maison de maître qu’une bombe anglaise, non désamorcée, rend inhabitable, l’enfant doit réapprendre à vivre avec Claire, sa mère, dont il n’a reçu que de rares lettres lorsqu’il était interne. Très vite, le jeune garçon prend conscience qu’un mystère ronge le passé de sa famille. Qui hante les bois aux alentours de la maison ? À qui appartient ce regard que l’enfant sent en permanence posé sur sa nuque ?

 

Mon avis : 

Il s’agit là, mais ce n’est que mon humble avis, d’un des romans les plus réussis de Brussolo et je ne m’étonne guère qu’il puisse avoir obtenu le Grand Prix RTL Lire. Les prix valent ce qu’ils valent mais ceci dit, ils mettent tout de même en avant quelque chose. Et chaque fois que je lis un roman de cet auteur, je suis agréablement surprise. Le thème est toujours différent et Brussolo sait tenir en haleine son lecteur.

C’est ici dans un contexte de guerre que les personnages vont évoluer. Seconde Guerre Mondiale, certes, mais surtout guerre intrinsèque, guerre des sentiments dans cette famille déchirée où l’Amour a cédé la place à la violence. Comment un enfant peut-il trouver ses marques ? La seule figure un tant soit peu cordiale est celle du grand-père, Charles Lehurlant, surnommé l’Amiral, malheureusement décédé. Le pauvre Julien essaie de vivre avec sa mère dans une maison où un engin est prêt à éclater à tout moment. Mais là encore, c’est une autre bombe qu’il faut désamorcer : la mère est-elle véritablement folle ? Qu’a-t-elle fait pendant les années où son fils était en pension ? Quel est ce mystérieux dossier caché à l’étage ? Pourquoi a-t-elle tué de sang-froid leur chien démineur, le seul qui pouvait les protéger ? Un doute plane sur le décès du père et Julien se demande si ce n’est pas elle l’assassin. De ce fait, ne risque-t-il pas lui aussi sa vie à ses côtés ? Existe-t-il une véritable malédiction sur les Lehurlant ? Et qui vient traîner dans ce coin perdu la nuit ?

Voilà autant de questions qui vont également tourmenter le lecteur qui, s’il croit trouver des solutions, se rendra vite compte que n’est pas Sherlock Holmes qui veut !


Extrait : 

– C’est à propos du chien… Zeppelin…

– On l’a tué, répliqua froidement Julien.

– Je sais, dit Gorget en baissant la voix. Je sais qui a fait le coup… c’est pour ça que je venais te mettre en garde. Tu ne me croiras peut-être pas, mais ça m’emmerderait qu’il t’arrive malheur.

– Je sais qui a fait le coup, trancha Julien.

– Ça m’étonnerait, ricana Gorget, retrouvant en une seconde son assurance coutumière. J’étais là, dans le bois, quand c’est arrivé. J’ai tout vu.

– D’accord, admit Julien, pressé d’en finir, lâche ton truc et tire-toi. Alors, qui t’as vu ? L’Ankou, les fantômes des brigands de Craindieu ?

– Ta mère…, souffla le paysan. C’est ta mère qui l’a tué.