La main à couper – Étienne Périer

...la main à couper

Oui, en ce moment, je me délecte des films avec Bernard Blier, Michel Serrault et Michel Bouquet. Et ce petit film qui était complètement passé à la trappe est ressorti de nos piles de VHS avec plaisir.

Hélène Noblet (Lea Massari) vit une existence tranquille avec son mari médecin (Michel Bouquet), ses deux enfants et le magasin d’antiquités dont elle s’occupe avec une amie. Un quotidien paisible en apparence mais qui ne l’est pas tant que ça. En effet, Hélène a un amant, Philippe, bien plus jeune qu’elle puisqu’il s’agit d’un ami de son fils. Tout bascule le jour où elle le retrouve mort. Dans l’affolement, elle aperçoit quand même un petit carnet de téléphone qui pourrait la compromettre puisque son nom y est inscrit ; ce même jour, on lui vole sa voiture et, le lendemain, le carnet. De plus, elle est suivie et doit faire face à un maitre-chanteur, Henricot (Michel Serrault). Elle se demande si son mari, qui tient des propos pouvant avoir un lien avec le meurtre, n’est pas dans la combine.

Ce film est un petit bijou ! Noir à souhait, avec un Michel Bouquet rusé et sournois à l’extrême, un suspense de bout en bout jouant sur la psychologie… Bref, à voir et à revoir !

L’Inspecteur Harry – Don Siegel

Clint Eastwood ne se cantonne pas qu’aux westerns (et même si je n’aime pas trop ce genre, il est fabuleux dans la trilogie des dollars de Sergio Leone), même s’il joue souvent le rôle de justicier. Car l’Inspecteur Harry (Dirty Harry, surnommé ainsi car il s’occupe souvent des affaires les plus glauques) est un policier hors-norme qui fait fi des règles et des lois et qui serait plutôt adepte de la loi du talion.

Harry Callahan se retrouve aux prises avec le dénommé Scorpio (ou Scorpion dans la version française, vous l’aurez compris), un type pas très sympa, tueur en série de son état qui s’est mis dans la tête de tuer une personne par jour et, allez savoir pourquoi, il voulait commencer par un prêtre ou une personne de couleur. Bon, ouf, son plan est déjoué. Mais il est furieux le Scorpio ! Alors il s’en prend à une jeune fille, la viole et l’enterre vivante tout en demandant une rançon. Ben voyons…

 C’est toujours avec autant de plaisir que je regarde ces films sortis dans les années 70 (71 pour celui-ci). Plaisir des yeux (on retrouve les voitures de l’époque, les produits de consommation), adrénaline qui monte, un Clint Eastwood épatant, tous les ingrédients sont là pour passer un bon moment !

Le Clan des Siciliens – Henri Verneuil

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Que rêver de mieux que d’avoir les trois grandes gueules du cinéma français réunies dans le même film ? Et quel film, mes aïeux ! Un excellent polar bien ficelé tiré du livre d’Auguste Le Breton et mis en scène par Henri Verneuil… on ne pouvait qu’aimer !

Roger Sartet, joué par Delon, s’échappe de prison avec l’aide de la famille Malanese dont le patriarche, Vittorio (Jean Gabin), est un mafieux de première. Évidemment, entre truands, on ne s’aide jamais pour rien. Sartet va proposer, en échange, le cambriolage d’une collection de bijoux devant être transférée de la galerie Borghèse à New-York. Ils vont devoir déjouer l’attention du commissaire Le Goff (Lino Ventura) qui traque sans merci l’évadé.

Comme souvent avec ces bons vieux films, je me suis régalée. Certes, les Monstres sacrés y sont pour quelque chose, mais il faut bien avouer que la réalisation est magistrale. Ça n’a pas vieilli, c’est toujours aussi plaisant à regarder, les réparties écrites par José Giovanni sont savoureuses (« Dans le domaine du moindre risque, je ne vois que le bilboquet ou le cerceau » / « Ah, il est trois heures du matin à New York ? Eh oui, vous pouvez pas vivre comme tout le monde !»). Il n’y a aucun temps mort et, cerise sur le gâteau, la musique d’Ennio Morricone vient mettre en relief l’atmosphère du clan sicilien. 

Vous êtes toujours là ?

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Je vous mets la bande-annonce :

Frénégonde – Lydia Bonnaventure

frenegonde

Roman historique – 168 pages – 145×210 – 19.95€
ISBN : 9782342054651
Août 2016
Mon Petit Éditeur

Quatrième de couverture :

Février 1135. Alzey, petit bourg du palatinat du Rhin, se réveille tranquillement. Frénégonde, la dame apothicaire, ouvre son échoppe comme tous les matins. Mais celui-ci n’est pas comme les autres. Tout commence par une visite impromptue, puis un vol, une agression… pour finir par un assassinat. Impliquée dans toute cette affaire contre son gré, Frénégonde va devoir mener l’enquête auprès de Thibald, l’officier. Mais le caractère bien trempé de cette dernière n’est pas toujours compatible avec celui-ci… Qu’importe, elle va avancer tête baissée dans cette histoire qui va l’amener à découvrir de mystérieux secrets de famille, à commencer par son lien avec Hildegarde…

Pour vagabonder dans le décor du livre, n’hésitez pas à aller voir mes photos d’Alzey, de Bermersheim et du Disibodenberg, ici.

 

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Ils le disent :

« … Un bon polar, une belle écriture, des dialogues assez truculents (certains échanges entre Frénégonde et Thibald en particulier) un sacré travail de recherche car tout est vraisemblable… j’espère que l’auteure va continuer sur sa lancée…  » (Eve, du Blog Les Livres d’Eve)

« Je l’ai commandé la semaine dernière. Mention spéciale à l’éditeur qui me l’a livré en trois jours alors que je vis à l’étranger. C’est plus efficace que certains sites réputés.

Quant au livre lui-même, je l’ai dévoré en deux jours. Elle est fort attachante, Dame Frénégonde ! Ça m’a rappelé les aventures de Frère Cadfael, en plus drôle. Et les descriptions m’ont donné envie d’aller visiter les lieux.

Merci de m’avoir permis de passer un très bon moment ! » (Stéphanie, qui a laissé ce message sur mon blog)

« On entre tout de suite dans l’histoire, dans l’intrigue, on cerne bien tous les personnages savamment et finement ciselés . L’atmosphère (moyen-âge, couvent , …) est extrêmement bien rendue, on y est ! le roman est très bien documenté .
Que dire de plus , je suis fan !
Ha ! Si, un GROS reproche cependant : trop, trop, trop court, trop vite lu ( avec plaisir) … une suite peut-être ? Ou un autre roman se situant au Moyen-âge ? (LaMoun sur Babelio)

« J’ai pris un très grand plaisir à lire « Frénégonde : Quand la Fratrie S’Emmêle » – très belle jaquette, d’ailleurs – et j’espère retrouver le plus tôt possible ce personnage aussi ébouriffant que prometteur, avec ses défauts (ce langage ! ) et ses qualités (elle a le flair d’un vrai limier et, en plus, c’est un brave cœur). Et je ne l’écrirai pas si ce n’était pas vrai. (Sylvie, alias Masques de Venise, sur Nota Bene).

« Pour l’heure, Lydia Bonnaventure convient que ce premier ouvrage est sans prétention. Il n’en procure pas moins du plaisir. Là est le trait de génie ! » (Nathalie Dougal sur Babelio)

« Il en ressort un roman que l’on ne peut refermer après l’avoir commencé, un roman à l’écriture juste , et aux personnages idéalement caractérisés, un roman qui nous transporte au Moyen-Âge dès les premières lignes, et l’on s’attache à cette héroïne hors du commun, qui nous ferait presque oublier sa célèbre sœur, Hildegarde.

Lydia Bonnaventure semble venir d’un autre temps, comme si une partie d’elle, en esprit assurément, était toujours en voyage, quelques centaines d’années en arrière. Dans ses mots, on sent les épices de l’apothicaire, les bruits de la ville et les robes qui se froissent sous les pas. On devine le bonheur qu’elle a ressenti à l’écriture par cette évasion, et on lui sait gré de nous partager, pour un moment, ces belles heures.

Elle nous emmène dans son monde, comme un guide, avec sa générosité, ses grandes connaissances et son humilité. On la suit alors, comme on suivrait une vieille amie des temps oubliés, s’immergeant avec elle dans la danse du passé. Et l’on se prend à rêver, avec elle, que Frénégonde, ait réellement existé. » (Roxane Marie Galliez dans son magazine Cocon)

Un livre aimable et généreux, un voyage dans le passé qui se savoure tranquillement, de personnage en personnage, sans trop se soucier de la solution de l’énigme, au bonheur de vivre et d’aimer.
Joliment écrit, sans trop de « médiévismes », avec des dialogues charmants parce que complètement modernes, étonnants de fraîcheur. Un livre bonheur, pour des moments de pur plaisir. (Michèle Perret, sur Babelio)

Lydia Bonnaventure est donc une pro du Moyen-Âge, elle s’y promène en habituée, tape sur l’épaule de tout le monde avec une aisance déconcertante. (…) la fluidité du style, le sens de l’action, les dialogues percutants et la précision des faits historiques en font une petite pépite que je vous recommande chaudement…. (Asphodèle, du Blog Les Lectures d’Asphodèle)

Voilà un roman médiéval qui ne ressemble à aucun autre ! Bien sûr, c’est d’abord une mine d’information sur la vie au douzième siècle et le métier d’apothicaire, ainsi que celle dans les couvents de cette époque, où le personnage d’Hildegarde de Bingen a réellement existé. Lydia Bonnaventure, en médiéviste accomplie (déjà auteur de l’essai : La Maladie et la Foi au Moyen Âge) se fait un plaisir de nous dépeindre cette société bigarrée, comme s’il elle y avait toujours vécu. (Martine Hermant, sur Babelio)

Un régal de lecture dont on s’arrache avec difficulté, tant le climat est prenant et l’intrigue originale et inventive;
On souhaite retrouver Frénégonde dans d’autres aventures, très vite. (Louise09, sur Babelio)

Dans ce polar médiéval pétillant, on se prend une tranche d’histoire tout en se prenant une tranche de rire, et on en redemande. L’histoire met en scène un personnage qui a réellement existé : Hildegarde de Bingen, une religieuse, ainsi que quelques membres de sa fratrie. Bien sûr Lydia Bonnaventure y a mis son grain de sel, ajoutant dans le chaudron des herbes de son talent, rendant l’histoire médiévale plus digeste et plus drôle. (Gouelan, sur Babelio)

(…) j’ai retrouvé la plume que j’avais aimée, mais dans un autre registre, qui m’a ravie.
J’ai ouvert ce roman à la première page et j’ai lu cette histoire de bout en bout avec un plaisir immense !!! Je me suis régalée, émue aussi, j’ai surtout beaucoup ri, j’ai aimé me retrouver dans la cuisine des couventines et j’ai tourné les pages un peu trop vite…
Une lecture délicieuse, gourmande et vive !!! (Sonia Frisco, sur Babelio)

Je ne m’étais pas trompé en pensant que j’allais en apprendre beaucoup sur les us et coutumes de cette époque. Dès les premières pages, je me suis retrouvé « dans le bain » une immersion totale. (Kassuatheth, sur Babelio)

Lydia Bonnaventure, ce petit bouquin que tu qualifies de « sans prétention » -Oui, je la tutoie car je suis abonnée à son blogue où elle parle si bien des livres qu’elle a lus.
Je disais donc que ce bouquin n’est pas sans prétention. Frénégonde m’a bien fait rire. Je la voyais courir, toute massive, empêtrée dans ses jupons !! Il y a un peu d’Agatha en elle. Historiquement parlant ce devrait être le contraire… Mais je n’imagine pas la massive Frénégonde entrer dans le corps d’Agatha Raisin de M.C. Beaton (Zazy, sur son blog)

Disons d’abord notre admiration devant une auteure qui révèle petit à petit différentes facettes de ses multiples dons et talents : qu’une historienne ayant écrit sur la La maladie et la foi au Moyen Âge soit capable de produire un vrai roman, et qui plus est un roman historique et policier, deux en un, voilà qui m’émerveille. Saluons ce qui est plus qu’une performance : c’est une réussite. (Sarindar, sur Babelio)

J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre. Je ne suis pas friande d’énigmes policières mais j’ai bien aimé celle-ci.

Frénégonde est un personnage très attachant, tout comme Thibald. Une suite avec ce duo serait la bienvenue. (Fifrildi, sur Babelio)

Frénégonde est l’héroïne de ce court roman historico-policier qui m’a beaucoup plu.
Il m’a fait penser aux aventures du moine Cadfael, d’Ellis Peters, car on y trouve des tas de points communs comme le métier d’herboriste ou d’apothicaire, la vie quotidienne dans un monastère et une ambiance moyen-âgeuse particulièrement vivante et décrite avec minutie et chaleur. (Le Pamplemousse, sur Babelio)

 

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Vous êtes nombreux à me demander où acheter mon livre et si le format numérique existe. Voici les réponses à vos questions :

– Pour le format papier, vous pouvez l’acheter, sur le net, soit sur le site de mon éditeur, soit sur de nombreuses autres plateformes. Il suffit de taper les références sur Google  pour se rendre compte que beaucoup de librairies en ligne le possèdent. Comme pour mon premier livre, la Fnac et Amazon sont les plus longs à le mettre en vente et le livrer.

Si vous voulez l’acheter en librairie, c’est également possible. Il suffit de le commander.

– Pour le format numérique, la Fnac, Amazon et bon nombre d’autres sites le vendent aussi. Là encore, une petite recherche Google et vous choisissez celui qui vous convient.

 

96 heures – Frédéric Schœndœrffer (2014)

96h

 

Lorsque le patron de la BRB (Brigade de Répression du Banditisme) se fait kidnapper par un gros truand qu’il a fait mettre sous les verrous quelques années plus tôt, il a de quoi avoir peur…

Pourquoi ce titre ? 96 heures est le délai maximum d’une garde à vue. Et c’est également le temps qu’a Victor Kancel (joué par Niels Arestrup) pour faire cracher le morceau à Gabriel Carré (Gérard Lanvin) avant que sa brigade ne se mette à sa recherche. Pourtant, celui-ci s’évertue à ne rien dire. Pourquoi tient-il donc tant à préserver son indic ?

J’ai aimé ce film au casting prometteur (N. Arestrup, G. Lanvin, S. Testud, L. Smet) et au scénario plutôt original même s’il rappelle quand même, par certains côtés, Les Lyonnais d’Olivier Marchal (2011). L’ambiance est glaçante et les acteurs reflètent assez bien cette atmosphère. Le décor vient ajouter une touche de plus au malaise qui se trame pendant tout le film. Et puis surtout, on veut savoir… De ce fait, les 96 minutes (tout est dans le détail, notez bien !) s’égrènent sans que l’on s’en aperçoive.