Les Rêveuses – Frédéric Verger

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Quatrième de couverture :

Mai 1940. Les armées de Hitler écrasent la France. Peter Siderman, un jeune Allemand de dix-sept ans engagé dans l’armée française, prend l’identité d’un mort pour échapper aux représailles. Prisonnier, il croit avoir évité le danger quand on lui annonce qu’on va le libérer et le reconduire dans sa famille. Comment sera-t-il accueilli chez ces gens qui ne le connaissent pas ?

Mon avis :

Le thème m’a de suite fait penser à une pièce de Jean Anouilh, Le Voyageur sans bagage, dans laquelle le personnage phare, Gaston, devenu amnésique à la fin de la première guerre mondiale, est réclamé par la famille Renaud. Ici, Peter n’est bien évidemment pas touché par des pertes de mémoire. Cependant, il se retrouve dans une famille qu’il ne connaît pas mais qui ne dit rien. Pourtant, bien qu’aveugle, la mère de celui-ci découvre, dès la première rencontre, qu’il ne s’agit pas de son fils. Les cousines garderont également le secret. Pourquoi ? Cet homme est un imposteur qui a pris l’identité de leur Alexandre et personne ne le dénonce aux autorités ? Je n’en dis pas plus…

J’ai apprécié ce roman qui non seulement est bien écrit mais qui nous tient en éveil de bout en bout. Oui, en éveil. Car on se prend presque de compassion pour Peter et, comme lui, on craint la délation. Frédéric Verger a su rendre l’atmosphère angoissante qui devait régner en ce temps-là et a fait en sorte que son histoire soit crédible. Vie de fugitifs, émotions exacerbées, tout y est !

Je vous recommande ce livre et je vais suivre cet auteur car son style m’a vraiment plu. J’ai vu qu’il avait écrit un autre roman, intitulé Arden, que je vais me procurer.

Je remercie Babelio ainsi que les éditions Gallimard qui m’ont permis de découvrir ce roman et son auteur.

Extrait :

Les papillons frissonnèrent, la vieille se redressa. Assise sur le lit, sa chevelure grise balançant, elle ouvrit les yeux. Ils fixaient dans le vide quelqu’un qu’elle était la seule à voir. Sa voix grinça, roulant les « r ».
« Jeune homme, puisque je montre que je ne suis pas morte, dites-nous qui vous êtes. » (P55)

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Le silence de la mer – J.P Melville (1949)

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Ce film est une adaptation de la nouvelle de Vercors ; nouvelle que je n’ai toujours pas lue, d’ailleurs alors qu’elle est dans ma bibliothèque depuis les calendes grecques puisque le livre appartenait à un membre de la famille. Les pages se décollent, c’est pour dire… Pourtant, ce bouquin ne m’a jamais attirée. D’abord par rapport à sa couverture (la même que sur l’affiche) et ensuite par rapport au titre qui m’est toujours apparu comme énigmatique. D’autant plus qu’avant d’en lire un résumé, je pensais qu’il y avait vraiment un rapport avec le monde maritime… et que ce n’est vraiment pas ma tasse de thé (de café pour moi, merci !).

Bref, pour en revenir au film de Melville puisque nous sommes là pour ça, c’est donc avec un regard tout neuf que je l’ai visionné. Mais je suis assez mitigée. Je ne sais pas s’il en est de même dans le texte de Vercors, mais il y avait des longueurs… Alors, bien sûr, des longueurs que j’imagine voulues (car il s’agit d’un officier qui a réquisitionné une chambre chez l’habitant et qui aimerait pouvoir converser avec ses hôtes (un grand-père et sa nièce), d’autant plus qu’il aime la culture française. Mais ces derniers refusent de lui adresser un regard, une parole). Cependant, j’étais au bord de l’ennui, attendant durant 90 minutes qu’il se passe quelque chose. Mais ce qui est fort tout de même, c’est qu’on ne se dit pas qu’on va arrêter et passer à autre chose. Pourquoi ? Parce que Melville est un as de la mise en scène, tout simplement !

Oui, je sais, je ne vous aide pas, là ! Le mieux étant de se faire sa propre opinion !