Coma (Morts suspectes) – Michaël Crichton

Coma de Michaël Crichton
1978. Avec Geneviève Bujold, Michael Douglas, Elizabeth Ashley

Le titre original de ce film est ComaMorts suspectes est le titre français. Ce thriller se passe à Boston. Une amie du docteur Susan Wheeler, Nancy, entre au Boston Memorial Hospital pour un avortement. Elle tombe dans le coma. Sa mort cérébrale serait passée inaperçue si Susan ne s’était pas interrogée sur les causes. Elle mène l’enquête et constate qu’une dizaine d’accidents de ce genre sont survenus dans cet hôpital. Poussant plus loin ses investigations, elle va vite découvrir qu’elle n’est pas au bout de ses surprises : même bloc opératoire pour toutes les victimes et transfert automatique dans un nouvel établissement spécialisé. Susan n’hésitera pas à enfreindre le règlement pour avoir des informations. Mais la curiosité risque de lui nuire…

Michaël Crichton a mis en scène avec virtuosité le roman de Robin Cook, Coma. Ici encore, on retrouve tout le savoir médical du réalisateur. Robin Cook évoluait également dans ce domaine puisqu’il était ophtalmologiste à Boston.

Ce thriller est à la fois passionnant et haletant. Il ne laisse pas le spectateur indifférent. Le film est tellement réaliste qu’il en devient angoissant !

Le Cercle de Caïn – Sophia Raymond

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Quatrième de couverture : 

Une journaliste baroudeuse en pleine débâcle professionnelle et affective.
Un corps qui réapparaît, miraculeusement conservé, 5 000 ans après une mort peu naturelle.

Et
L’Enfer de Dante…

Clara Fischer, en flairant le scoop qui doit relancer sa carrière de grand reporter, n’a-t-elle pas sous-estimé le danger menaçant ceux qui approchent de trop près la momie des glaces ?

 

Mon avis : 

J’avais fait la découverte de Sophia Raymond en 2015 en lisant Le Cercle de Dinas Bran. J’avais aimé son style, l’atmosphère et ce mélange passé/présent qu’elle utilise également dans ce roman.

Je trouve ce livre encore plus abouti ; inutile donc de vous dire à quel point je l’ai apprécié. J’ai frissonné avec Clara Fischer, eu de la compassion pour cette momie que l’on extirpait des glaces avec sauvagerie pour parfaire notre curiosité… Et l’on peut dire que la romancière sait ménager le suspense ! Bref, j’ai avalé en quelques heures ce bouquin sans pouvoir le lâcher ! Non, ce n’était pas un sortilège lancé par la momie mais bel et bien le talent et la plume de Sophia Raymond qui m’ont scotchée à mon fauteuil !

 

Extrait : 

En réalité, elle était seule face à son enquête. Seule avec ses doutes. Seule avec ses craintes. Courtier n’avait aucune raison de penser que sa journaliste puisse être en danger, quand bien même leur conversation avait été interrompue. En montagne, le réseau téléphonique est souvent défaillant. Il ne pouvait pas l’ignorer. (…)

Un profond silence régnait dans la chambre. Mais le moindre son qui venait le troubler, le craquement du bois de la charpente, un grincement, le bruit d’un pas ou l’ululement d’un hibou, mettait tous les sens de Clara en éveil. (P308)

A beautiful day – Lynne Ramsay

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Joe est un vétéran. Un vétéran à la Rambo, qui n’a peur de rien ni de personne. Il est engagé pour ramener Nina, la petite fille du sénateur, tombée aux mains d’un réseau de prostitution.

Ma critique va être très courte : j’ai été fascinée par ce film sans pour autant en comprendre tous les rouages… Bizarre, non ? Il faut dire que l’atmosphère est rudement bien représentée. Les images sont hyper-réalistes, la bande-son très sympa… Voilà, voilà… De ce fait, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde même si, au final, je ne suis pas certaine d’avoir bien capté les tenants et les aboutissants…

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Equalizer – Antoine Fuqua

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Je découvre ce film sorti en 2014. Je ne connaissais pas non plus la série, c’est donc avec un regard tout neuf que j’ai visionné ce film.

L’histoire met en scène Robert McCall (joué avec brio par Denzel Washington), un homme au passé mystérieux qui passe aux yeux de tous pour le parfait copain car il est serviable et à l’écoute. McCall a une manie : se rendre tous les jours dans son snack-bar préféré et y lire un livre de la liste des « Cent romans qu’il faut avoir lus ». Il y fait la connaissance d’Alina, alias Terri, une prostituée dont le rêve était d’être chanteuse. Alors qu’ils discutent, cette dernière ne répond pas à un appel de Slavi, son proxénète russe. Elle raccompagne ensuite son nouvel ami mais une voiture l’intercepte. C’est Slavi, qui donne une carte de visite à McCall, le prenant pour un client. Le lendemain, McCall apprend que Terri-Alina est à l’hôpital, en soins intensifs. Le passé de Robert resurgit alors. Il doit faire justice.

Impossible de s’ennuyer avec ce film ! Amateurs de sensations fortes, ce film est fait pour vous ! J’ai vraiment aimé cette façon de traiter un thème vu et revu – le monde de la mafia – sous un jour nouveau. On notera par ailleurs, dans les scènes se passant dans le Snack-bar, la référence au tableau d’Hopper, peintre que j’aime beaucoup, Nighthawks. Que demander de plus ? Du suspense, de l’action, des références culturelles… 2h10 de pur bonheur !

Tue-moi – Chloé Dubreuil

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Quatrième de couverture :

Dans un champ de blé, un bébé vient de naître, sa mère à ses côtés, morte, une statuette de bois dans sa paume entrouverte. Le nouveau-né est découvert, recueilli, aimé par un couple de saltimbanques. Enfant devenu femme avec le drame de sa naissance pour obsession, Zahra part à la recherche du père, celui qui n’était pas là. Un père, devenu l’objet d’une valse entre amour et déraison ; objet d’une quête originelle nécessaire, pour une rencontre, ultime…

 

Mon avis :

Chloé Dubreuil sort des sentiers battus en nous présentant ce livre, à mi-chemin entre roman noir et thriller. Nous ne sommes pas ici dans quelque chose d’historique.

Le titre peut déjà nous faire concevoir une histoire peu banale… et les gros nuages sur la couverture sont symboliques de tout ce qui peut venir obscurcir une vie, ce qui est bien le cas ici.

Lorsqu’une famille de nomades découvre dans un champ une femme morte en couches et son bébé à côté, leur instinct familial les pousse à adopter cette petite chose qui n’a rien demandé et qui commence sa vie ainsi, dans la boue. Là encore, on pourra y voir un présage. Mais comme souvent chez les enfants adoptés, la recherche de ses racines est plus forte que tout, quitte à détruire…

J’ai lu ce livre sans m’arrêter, ou à peine. On peut dire que Chloé Dubreuil sait ménager les élèves le suspense. On souffre avec la famille adoptive, avec Zahra. On veut savoir nous aussi, coûte que coûte. Je ne m’attendais pas du tout à ce dénouement, qui m’a laissé un sentiment de malaise car, sans rien dévoiler, on peut dire qu’il est peu conventionnel (ouf, heureusement !), que ce soit dans la vie réelle ou dans les habitudes que nous avons lorsque nous lisons un roman de ce type.

Tout ceci vous intrigue ? Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire…