L’Athénée – Marcello Quintanhila

Cette BD est une adaptation d’un roman brésilien de Raul Pompéia écrit en 1888. Elle met en scène un jeune garçon de bonne famille, Sérgio, entrant dans un collège-pensionnat huppé, tenu par le redoutable Aristarco, L’Athénée. Sérgio comprend assez vite qu’il va devoir faire ses preuves face à ses nouveaux « camarades ». Il perçoit également cette injustice consistant à faire une différence entre les élèves dont les parents paient rubis sur l’ongle et les autres, dont les impayés s’accumulent. Il va connaître les affres de la solitude, de devoir se battre face à des garçons qui n’attendent qu’une faille pour martyriser, avilir les plus faibles…

Il est intéressant de voir, à travers cette BD (je n’ai pas lu le roman), comment fonctionnaient les écoles privées brésiliennes au XIXe siècle. À mon avis, c’était la même chose en Europe : un directeur exigeant, que ce soit sur le plan éducatif ou financier, des élèves divisés en clans : les plus forts faisant subir aux plus faibles toutes sortes de brimades, allant du harcèlement moral aux sévices physiques…

Voici un album instructif que je vous conseille vivement.

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Cet album entre dans le challenge Les textes courts (90 pages) et dans le challenge Les adaptations littéraires. 

Le père Goriot (Tome 2) – B. Duhamel, T. Lamy, P. Thirault

Ce deuxième tome porte sur la fin du Père Goriot. Ce pauvre homme aura vécu un amour unilatéral : celui qu’il portait à ses filles. Auront-elles la décence de lui rendre visite avant qu’il ne meure ?

Cet album ne déroge pas à la règle : s’il suit de très près le récit de Balzac, il permet d’entrer dans l’oeuvre de façon plus ludique. Le travail est époustouflant, tant sur les décors que sur les personnages. D’autre part, il n’est pas évident de faire entrer un roman de Balzac en seulement 2 volumes. Pourtant, le défi est relevé. Bravo aux deux scénaristes et au dessinateur pour avoir su figer en quelques planches l’essence même du roman de ce grand écrivain !

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Cet album entre dans le challenge Les textes courts (50 pages) et dans le challenge Les adaptations littéraires. 

Charly 9 – Richard Guérineau

D’après le roman de Jean Teulé

Je m’emmêle un peu les pinceaux dans la royauté… Lorsque j’avais lu le roman de Jean Teulé, j’avais beaucoup mieux compris les personnalités de Charles IX et de Catherine de Médicis. Là, avec cet album, c’est encore plus clair. Forcément, c’est beaucoup plus visuel. Mais c’est surtout bien fait ! J’ai cru, à un moment où les planches changent de graphisme, qu’il y avait eu une erreur d’imprimerie. Mais non, c’est bien une volonté du dessinateur et je trouve cela plutôt réussi. Ainsi, on passe d’un graphisme très sérieux à celui ressemblant à de la BD jeunesse type Johan et Pirlouit. Et cela n’est pas sans rappeler la fonction d’Henri IX et ce qu’il se passait dans son cerveau… Est-il devenu fou à cause de la Saint-Barthélémy, mis au pied du mur, manipulé par sa terrible mère ou avait-il déjà une santé psychologique fragile ? La question reste posée…

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Cet album entre dans le challenge  Les adaptations littéraires. 

Claude Gueux (BD) – S. Lambour / B. Springer

D’après l’oeuvre de V. Hugo

Claude Gueux est un brave homme mais son maigre salaire d’ouvrier ne lui permet pas de subvenir aux besoins de sa famille. Lorsque sa fille tombe malade et lui réclame à manger, son coeur l’emporte sur la raison. Il vole un pain pour sa femme et sa fille et deux bouts de bois pour réchauffer le modeste appartement. Il est attrapé et emprisonné à la prison de Clairvaux. Le directeur, Delacelle, semble le prendre sous son aile mais il n’en est rien. Lorsqu’un autre prisonnier, Albin, se lie d’amitié avec Claude et lui donne la moitié de sa ration chaque jour, Delacelle les sépare. Il ne sait pas ce qui l’attend…

Victor Hugo, dans son court roman, avait mis en scène ce personnage afin de faire réagir contre une société qui détenait des prisonniers dans des conditions effroyables, qui prônait la peine de mort… ce qu’il avait déjà écrit dans Le dernier jour d’un condamné. Séverine Lambour et Benoît Springer retranscrivent à la perfection, dans cet album, l’atmosphère voulue par Hugo. Il y a, au final, peu de paroles mais les dessins, les couleurs retranscrivent bien l’histoire. On ressort de cette lecture avec un sentiment de révolte, de la tristesse et de la compassion. C’est vraiment un très bel album et une adaptation littéraire très réussie.

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Cet album entre dans le challenge Les textes courts (70 pages) et dans le challenge Les adaptations littéraires.

Le père Goriot (Tome 1) – B. Duhamel, T. Lamy, P. Thirault

J’aime Balzac à petites doses. J’ai du mal à accrocher à ses romans, lui préférant souvent ses textes courts. Avec cette BD, j’ai redécouvert Le Père Goriot, lu il y a très longtemps. Fidèle au texte, elle met en lumière l’amour de ce père pour ses deux filles, amour unilatéral malheureusement car s’il en arrive à se ruiner en n’écoutant que son coeur, les deux autres pleurent toujours pour avoir de l’argent, se moquant comme de leurs dernières toilettes de savoir où loge leur père.

J’ai adoré ce premier tome qui met en relief les personnages, les lieux et, surtout, l’ambition démesurée de certains. On y voit déjà le caractère de Vautrin, de Rastignac ou de la mère Vauquer. Voilà un bon moyen de replonger dans l’histoire et de me faire redécouvrir cette superbe étude de moeurs. Nul doute qu’après avoir lu le 2ème tome, cela me donnera envie d’aller lire le texte de Balzac.

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Cet album entre dans le challenge Les textes courts (46 pages) et dans le challenge Les adaptations littéraires.