Mon havre de paix…

Dimanche dernier, il faisait un beau soleil, 14°, alors pourquoi ne pas en profiter pour aller se ressourcer dans un de mes endroits préférés : Les étangs de Commelles, dans l’Oise ? Je vous en ai parlé à plusieurs reprises mais je ne me suis jamais attardée sur son histoire, du moins pas sur ce blog.

Situés dans l’Oise, ils appartiennent au domaine de Chantilly. Louis VI le Gros acheta les terres et les donna, en 1136, à l’abbaye voisine, l’abbaye de Chaalis. Les étangs furent vraisemblablement créés au XIIIe siècle. Au XVe siècle, ils appartiennent à l’abbaye de Royaumont. Au XVIIIe, ils furent rachetés par le fils du Grand Condé. Ils servaient de viviers mais également d’alimentation pour les moulins. 

Ce qui est assez remarquable, c’est le fameux château de la Reine Blanche, appelé ainsi par rapport à Blanche de Castille. La légende dit qu’elle y aurait résidé mais les hypothèses actuelles démontrent le contraire. Si le bâtiment existe dès 1293, c’est Louis VI Henri de Bourbon-Condé qui fera rajouter, en 1825, lors d’importants travaux, les statuettes qui se trouvent sur la façade. Actuellement, il est loué par l’Institut de France qui a restauré la balustrade et le perron en 2017 avec l’aide d’Hubert de Givenchy et de Philippe Venet.

Ces étangs inspirèrent Chateaubriand qui, dans les Mémoires d’Outre-tombe, écrit : « Afin de tromper cet instinct, je suis accouru à Chantilly. J’ai erré sur la pelouse où de vieux gardes se traînent à l’orée des bois. Quelques corneilles, volant devant moi, par−dessus des genêts, des taillis, des clairières, m’ont conduit aux étangs de Commelles. La mort a soufflé sur les amis qui m’accompagnèrent jadis au château de la reine Blanche : les sites de ces solitudes n’ont été qu’un horizon triste, entrouvert un moment du côté de mon passé. »

Audrey Hepburn et Fred Astaire y dansèrent une scène du film « Drôle de frimousse » (Funny face) en 1957.

Je ne m’en lasse pas. 

Photos @LB

Villequier (Seine-Maritime)

Ce petit village de Normandie fut le théâtre d’un drame marquant l’un de nos plus grands écrivains : la noyade, le 4 septembre 1843, de Léopoldine Hugo, fille chérie de Victor. Nous avons tous en tête ce magnifique poème, écrit pour les quatre ans du décès de sa fille, en 1847 :

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Voici le lieu (cliquez sur les photos) :

Le moulin Choix de Gastins

Gastins est un petit village de moins de 700 habitants. Il est situé en Seine-et-Marne, non loin de Rozay-en-Brie dont je vous parlais hier. Comme j’adore les moulins, c’est celui-ci que je tenais à voir dans ce lieu.

Cliquez sur les photos.

Ce moulin appartenait, au Moyen-Âge, et plus précisément au XIIIe siècle, à l’abbaye de Jouy. Appelé Moulin de Chouaix ou de Choix, il porte le nom d’un hameau qui a disparu. C’est un des derniers moulins à vent du département.