Château-Thierry (Aisne)

Je vous balade aujourd’hui ! Nous allons dans l’Aisne, dans une petite ville de caractère, Château-Thierry. Elle est connue pour un natif écrivain… Oui, vous avez bien deviné, Jean de La Fontaine (1621-1695). Cependant, il serait dommage de ne parler que du fabuliste. Cette ville est riche sur le plan historique et patrimonial.

Commençons par le château. Attesté dès le Xème siècle, il a appartenu à Herbert II de Vermandois qui l’avait hérité de son grand-père. Charles III le simple y fut enfermé pendant quatre ans. La forteresse passe ensuite dans les mains d’Herbert III puis Eudes Ier, II, III (pour faire vite) et arrive en possession de Thibaut III, II puis Hugues Ier.

L’église Saint-Crépin, mentionnée dans les textes dès le XIIème siècle a dû être totalement reconstruite à la fin du XVème siècle, à la suite de la Guerre de Cent Ans. Des reliques de Saint-crépin et Saint-Crépinien sont enfermées dans deux superbes châsses.

Jean de La Fontaine aurait été baptisé dans cette église.

Petit tour d’horizon des monuments rappelant le célèbre fabuliste :

L’hôtel-particulier qui l’a vu naître :

L’auberge du cadran, dans laquelle La Fontaine et ses amis se réunissaient :

Son collège :

La maison de son fils, Charles :

Finissons avec quelques vues de la ville :

Photos @L.B 16/07/2022

Moret-sur-Loing (77)

Voilà longtemps que je ne vous ai pas fait visiter un lieu. Alors aujourd’hui, je vous mets des photos d’une petite ville de moins de 4500 habitants : Moret-sur-Loing, en Seine-et-Marne. Alfred Sisley y a vécu une vingtaine d’années. ll faut dire que les paysages prêtent à l’inspiration !

Cliquez sur les photos pour les voir en grand.

Photos © L.B 30/04/2022

Coucy-le-Château

Nous avons profité du beau temps pour retourner visiter ce lieu où nous étions allés en 2006 et 2009. Coucy-le-Château se situe dans l’Aisne. Le bourg se caractérise, comme son nom l’indique, par son château datant de 920, ses remparts, ses rues pavées… Bref, un endroit comme je les aime !

Comme souvent dans cette région, Coucy a payé un lourd tribut pendant la Grande Guerre. Le château fut dynamité en 1917 par l’armée allemande.

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© photos L.B

Mon havre de paix…

Dimanche dernier, il faisait un beau soleil, 14°, alors pourquoi ne pas en profiter pour aller se ressourcer dans un de mes endroits préférés : Les étangs de Commelles, dans l’Oise ? Je vous en ai parlé à plusieurs reprises mais je ne me suis jamais attardée sur son histoire, du moins pas sur ce blog.

Situés dans l’Oise, ils appartiennent au domaine de Chantilly. Louis VI le Gros acheta les terres et les donna, en 1136, à l’abbaye voisine, l’abbaye de Chaalis. Les étangs furent vraisemblablement créés au XIIIe siècle. Au XVe siècle, ils appartiennent à l’abbaye de Royaumont. Au XVIIIe, ils furent rachetés par le fils du Grand Condé. Ils servaient de viviers mais également d’alimentation pour les moulins. 

Ce qui est assez remarquable, c’est le fameux château de la Reine Blanche, appelé ainsi par rapport à Blanche de Castille. La légende dit qu’elle y aurait résidé mais les hypothèses actuelles démontrent le contraire. Si le bâtiment existe dès 1293, c’est Louis VI Henri de Bourbon-Condé qui fera rajouter, en 1825, lors d’importants travaux, les statuettes qui se trouvent sur la façade. Actuellement, il est loué par l’Institut de France qui a restauré la balustrade et le perron en 2017 avec l’aide d’Hubert de Givenchy et de Philippe Venet.

Ces étangs inspirèrent Chateaubriand qui, dans les Mémoires d’Outre-tombe, écrit : « Afin de tromper cet instinct, je suis accouru à Chantilly. J’ai erré sur la pelouse où de vieux gardes se traînent à l’orée des bois. Quelques corneilles, volant devant moi, par−dessus des genêts, des taillis, des clairières, m’ont conduit aux étangs de Commelles. La mort a soufflé sur les amis qui m’accompagnèrent jadis au château de la reine Blanche : les sites de ces solitudes n’ont été qu’un horizon triste, entrouvert un moment du côté de mon passé. »

Audrey Hepburn et Fred Astaire y dansèrent une scène du film « Drôle de frimousse » (Funny face) en 1957.

Je ne m’en lasse pas. 

Photos @LB

Villequier (Seine-Maritime)

Ce petit village de Normandie fut le théâtre d’un drame marquant l’un de nos plus grands écrivains : la noyade, le 4 septembre 1843, de Léopoldine Hugo, fille chérie de Victor. Nous avons tous en tête ce magnifique poème, écrit pour les quatre ans du décès de sa fille, en 1847 :

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Voici le lieu (cliquez sur les photos) :