Campus Stellae, T1 – P-R Saint-Dizier & A. Mutti

Le Premier chemin

J’ai été attirée par la couverture et par le titre. Vous le savez, le Moyen Âge, c’est mon dada ! Aussi, je vous entraîne avec moi sur les chemins de Compostelle dans cette série de 4 tomes qui, je le sens à la lecture du premier, ne va pas nous laisser de répit !

1255. Deux personnes entrent dans la cathédrale du Puy, visiblement à la recherche de quelque chose de particulier. Gaudry, l’un des deux, se dirige vers une statuette et en sort un document. Ce serait un indice pour découvrir un trésor ramené d’Égypte pendant la 7ème croisade. Mais il ne se méfie pas de Paul, son compagnon, qui sort une dague. Il se défend et, sans le vouloir, le fait passer de vie à trépas. Quelques décennies plus tard, l’affaire reprend de l’ampleur lorsqu’un meurtre a lieu à Aubrac, au monastère. Le père abbé décède non sans avoir confié son secret au fils de Gaudry, Amaury, qui va se lancer dans cette quête.

Je suis un peu mitigée quant à cet album. Autant j’ai trouvé les dessins et les couleurs plutôt en accord avec l’histoire, autant celle-ci m’a paru, à certains moments, assez confuse. J’ai dû revenir en arrière, certaines fois, pour bien en comprendre toute la teneur. On verra si cela perdure…

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Cet album entre dans le challenge Les textes courts (51 pages)

Rome et l’impossible conquête de l’Écosse – Patrick Galliou

« Je suis venu, j’ai vu et je n’ai pas vaincu« , aurait pu dire César, lui qui avait fait débarquer ses troupes dans l’île de Bretagne en 55 et en 54 av. J-C. Rome tenta par trois fois de s’emparer de l’Écosse, à la fin du Ier siècle, au début du IIe et au milieu du IIIe après J-C. Mais elle s’est pris un mur, ou plutôt deux : le mur d’Hadrien, au sud, et le mur d’Antonin, allant de l’Ouest à l’Est.

Il s’agit d’un épisode dont on parle peu, remis au goût du jour par l’album Astérix chez les Pictes. Je suis ravie d’avoir pu lire ce livre. On sent toute l’érudition de son auteur, sa passion également et ses recherches qui ont dû être colossales ! J’ai apprécié la mise en valeur des documents de l’époque et la parole donnée à différents auteurs antiques. Un petit bémol cependant : Les nombreux détails et les abréviations ont eu tendance, parfois, à me perdre.

Un grand merci aux Éditions Lemme Edit pour cette belle découverte.

Charles V le sage et le château royal de Beauté

On fait parfois des découvertes au moment où l’on s’y attend le moins… Attendant mon mari que je venais d’amener aux Urgences de l’hôpital de Nogent, j’arpentais les rues à proximité histoire de faire passer le temps. Et soudain, que vois-je ? Ceci :

Il ne reste plus rien comme il est indiqué. A la place se dresse une résidence.

Après recherches, j’ai trouvé une gravure faite d’après un dessin de Claude Chastillon. Pour en savoir plus, cliquez ici.

Une anecdote de l’Antiquité


Buste de l’Empereur. Musée du Capitole

L’Historia Augusta, recueil de biographies d’empereurs datant de la fin du IVe siècle, nous décrit cet empereur (Caius Julius Verus Maximinus Thrax, né vers 173, mort en 238) comme quelqu’un de physiquement exceptionnel : il aurait ainsi mesuré 2m70 et aurait possédé une telle force qu’il pouvait envoyer au tapis toute une armada d’adversaires, tirer un char d’une seule main, déraciner un arbre ou écraser des cailloux. Les bracelets de son épouse lui servaient de  bagues… Nul doute que celui-ci aurait plu à Obélix !  


Mais il semblerait que l’Historia Augusta ne soit pas à prendre à la lettre 😄 (ah bon ? 😂)… Rustre, oui, il l’était selon les nombreux témoignages que nous avons, mais exceptionnel, certes non.  Ah, zut ! 😆

Lettres à Elise – Jean-Louis Spieser et Thierry Fuchslock

Quatrième de couverture :

Grâce à près de 250 lettres inédites, découvrez pour la première fois la guerre de 1870 à travers le regard de soldats prussiens : de l’entrée en guerre au rapatriement des troupes en Allemagne, en passant par les premières batailles en Alsace et Lorraine, les combats contre l’année de la Loire, le siège de Paris, ou encore la Commune, plongez dans le quotidien de ces hommes. Dans ces lettres, tantôt émouvantes ou drôles, tantôt sinistres ou mélancoliques, les soldats se livrent avec sincérité et racontent leur guerre. Découvrez ainsi les péripéties de Peter Grebel, l’amoureux d’Elise ; d’Anton Kirchhofer, le contemplateur ; d’Otto Drecker, le narrateur aux récits sanglants ; de Wilhelm Overath, le compatissant ; d’Albert Beucker, le revanchard ; de Wilhelm Ervens, celui dont la maîtresse de maison française pleure le départ, et bien d’autres encore !

Mon avis :

Cette guerre reste trop méconnue à mon goût et les livres sur le sujet ne sont pas légion. Aussi, lorsque j’ai vu celui-ci lors de l’opération Masse critique sur Babelio, j’ai sauté sur l’occasion. Que toute l’équipe ainsi que les auteurs et éditeurs en soient remerciés.

J’ai pris un réel plaisir à lire ces lettres. Il est toujours intéressant de savoir ce que pense celui qui est de l’autre côté de la barrière. Nous avons évidemment tous les points de vue : celui qui se bat contre l’ennemi, celui qui se bat parce qu’il ne peut pas faire autrement et celui qui ne comprend pas vraiment cette guerre. Les témoignages de ces soldats permettent de se faire une idée de leur quotidien mais également de la société à cette époque.

Pourquoi ce titre, Lettres à Elise ? Parmi les nombreuses lettres, nous suivons la correspondance de Peter Grebel avec celle qui deviendra sa femme plus tard, Elise. Je vous propose d’ailleurs un petit extrait d’une de ses lettres, celle du 5 novembre 1870, écrite à Saint-Cyr, près de Versailles :

« Ma chère Elise,

(…) Pour nous, ça s’est plutôt bien passé depuis que nous sommes ici, à part les pénuries ou les restrictions qu’il y a eu pratiquement en tout. Mais, ma foi, on finit par s’habituer à tout ! Il y a juste eu une fois où nous avons été mis en alerte et nous avons dû sortir mais nous sommes revenus sur nos pas comme nous étions partis. De toute façon, il n’y a absolument pas de comparaison avec Strasbourg ; il arrive qu’on ait l’impression de vivre en pleine paix et de se trouver dans une ville de garnison en Prusse. On laisse tranquillement les Parisiens avoir faim, sans leur tirer dessus ; il peut arriver qu’ils tentent une sortie, mais alors ils se font taper sur le nez et on les repousse. » (P244)

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