Le noir te va si bien – Jean Marsan

J’ai ri en regardant cette pièce, mais j’ai ri ! Il faut dire que le duo Maria Pacôme – Jean Le Poulain ne laisse pas un instant de répit au (télé)spectateur. Il y a du dynamisme, du rythme, de l’humour, bref, tout ce que j’aime dans une pièce. L’histoire est la suivante : John et Lucie sont deux veufs un peu particuliers : ils ont été mariés plusieurs fois et leurs conjoints sont morts à chaque fois dans des circonstances bizarres… en tous les cas suffisamment pour que cela attire la curiosité de l’inspecteur Campbell qui essaient de les attraper sur le fait. Il s’arrange donc pour les réunir et les faire se marier. Nul doute pour lui que la fortune de l’un et de l’autre va réveiller le meurtrier qui se cache dans chacun d’eux.

Cette pièce est, à l’origine, une comédie policière anglo-saxonne de Saul O’Hara datant de 1959. Jean Marsan l’a adaptée en français. La mise en scène est de Jean Le Poulain. Elle a été jouée au théâtre Antoine en 1972 et diffusée en 1975 dans « Au théâtre ce soir », que j’adorais. J’ai vu cette pièce hier dans l’émission Rembob’Ina qui repasse des oeuvres d’anthologie (pour ceux qui ne connaissent pas, c’est le dimanche soir sur la chaîne LCP).

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Cette pièce entre dans le challenge Polars et Thrillers chez Sharon

L’Île aux enfants – Émission de Christophe Izard

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♫ Voici venu le temps des rires et des chants
Dans l’île aux enfants
C’est tous les jours le printemps
C’est le pays joyeux des enfants heureux
Des monstres gentils
Oui c’est un paradis ♫

Osez me dire que vous n’avez pas chanté ! Bon, évidemment, si vous êtes né après 1982, il y a des chances pour que nous n’ayez pas fredonné cet air entêtant que vous allez avoir toute la journée dans la tête. Non, ne me remerciez pas, c’est cadeau ! Ceci dit, il y a quand même eu des rediffusions donc personne n’aura d’excuse. Na !

Bon, alors, pourquoi ce billet ? Parce qu’il n’y avait rien de rien à la télé (tiens, c’est bizarre, hein !) et que je me suis dit « tiens, pourquoi pas ? » Pour voir si ça a bien vieilli ou pas…

Verdict : c’était quand même pas mal ! Alors, évidemment, il faut regarder cette émission avec des yeux d’enfants. Mais j’ai trouvé cela très attractif. La culture est là, sous de multiples formes (peinture, musique), le vocabulaire n’est pas infantilisant. Les gags sont plutôt de bonne facture. J’ai même retrouvé avec plaisir La Linea et Gribouille. Il y avait pas mal de petites animations entre les différentes chansons ou gags. Cela permettait de capter l’attention des plus jeunes. La Noiraude, vous vous souvenez de la Noiraude ?

Finalement, je comprends pourquoi j’attendais avec impatience Casimir, Hippolyte, Julie, François, le facteur, M. Du Snob ou Léonard le renard.

Il y a quand même eu, de 1974 à 1982, 968 épisodes ! L’ïle aux enfants a ensuite cédé la place au Village dans les nuages (qui a duré de 82 à 85 ; 650 épisodes).

Paprika – Pierre Palmade

Paprika

J’ai lu beaucoup de critiques négatives sur cette pièce… après l’avoir regardée. On reproche d’ailleurs essentiellement à Pierre Palmade d’être sorti de son répertoire habituel. Pourtant, je trouve bien de se diversifier un peu. Il est vrai que l’on ne reconnaît pas la « patte » de l’auteur du « Scrabble » ou du « Colonel ». Mais est-ce si important ?

J’ai passé un bon moment avec cette comédie digne d’un vaudeville. Imaginez un peu Victoria Abril dans le rôle d’Eva, une meneuse de revue, collectionnant les hommes comme les timbres, passant ses journées à faire disparaître les ravages de l’alcool, se retrouvant nez à nez avec un jeune homme se présentant comme son fils ! Lequel est d’ailleurs passé par la loge du gardien qui lui a brossé un portrait idyllique de sa génitrice : professeur à la Sorbonne… Allez hop, ni une ni deux, Eva ne pouvant pas décemment se présenter ainsi décide de se faire passer pour la femme de ménage brésilienne, Paprika.

On connaît la truculence et l’exubérance de l’actrice fétiche d’Almodóvar. Elle ne déroge pas à la règle ici. Et, comme souvent, j’ai trouvé les « seconds rôles » remarquablement incarnés.

Ce fut un très agréable divertissement et si vous aimez le théâtre, je vous la recommande particulièrement.

Échec et mâle – Katia Verba. Mise en scène de Catherine Mahieu

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J’avais lu la pièce en octobre 2011. Et pour ma plus grande joie, elle a été mise en scène. Inutile de dire que depuis le temps, je ne me souvenais pas exactement de l’histoire, ce qui fait que ce fut pour moi comme une redécouverte. De toute façon, lire la pièce et la voir jouer, ce n’est pas du tout la même chose. Lorsqu’on lit le texte, même si l’auteur fait en sorte que l’on suive son chemin de pensée à travers des didascalies, on ne peut pas s’empêcher d’imaginer à son gré les personnages et les lieux. Sur scène, ils sont incarnés et peuvent différer de notre imagination.

Alors, bonne ou mauvaise pioche ? Une excellente surprise ! Pour tout vous avouer, j’ai pleuré de rire et je crois bien que c’est la première fois que cela m’arrive devant une pièce. Les acteurs étaient formidables, pas un seul ne dénotait. Et l’on a pu découvrir (mais depuis le temps que je vous en parle, vous le savez déjà) toute la palette de Katia Verba qui excelle aussi bien dans la noirceur, le thriller, que dans la comédie (et je ne parle même pas de ses romans… Oui, Katia circule avec aisance dans les genres…).

Si vous êtes en Région Parisienne ou que vous comptiez y venir, ne ratez pas cette pièce qui se joue au Guichet Montparnasse jusqu’au 4 mars 2018. Pour réserver, vous pouvez aller sur ce site.

 

 

Fleur de cactus – P. Barillet/J-P Grédy/M. Fau

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Une secrétaire médicale amoureuse de son patron, voilà qui n’est pas nouveau, certes. Mais quand on voit cette dame, on n’a pas envie de s’y frotter ! D’ailleurs, la seule plante qui se trouve sur son bureau est un cactus. Le docteur Desforges, un dentiste réputé, n’a rien d’un Apollon ! Pourtant, il enchaîne les aventures amoureuses et, pour être tranquille, a fait croire à sa dernière conquête qu’il est marié et a des enfants. Mais tout se complique lorsqu’il veut l’épouser. Il est obligé de pousser très loin son mensonge en lui faisant croire qu’il divorce mais sa future femme veut en être certaine en rencontrant Mme Desforges. Vont s’ensuivre des quiproquos et des retournements de situation comme dans tout bon Vaudeville.

J’aime beaucoup Catherine Frot et je n’ai pas été déçue. Elle épouse (si j’ose dire) à merveille le rôle de l’assistante coincée (en apparence). Quant à Michel Fau, il est grandiose dans la peau de Julien Desforges, un peu benêt en apparence. C’est lui, d’ailleurs, qui a mis en scène cette pièce que Pierre Barillet et Jean-Pierre Grédy avaient sortie en 1964 et qui était restée trois ans à l’affiche. Les décors s’inscrivent bien dans le scénario. Tout est parfait !