Paprika – Pierre Palmade

Paprika

J’ai lu beaucoup de critiques négatives sur cette pièce… après l’avoir regardée. On reproche d’ailleurs essentiellement à Pierre Palmade d’être sorti de son répertoire habituel. Pourtant, je trouve bien de se diversifier un peu. Il est vrai que l’on ne reconnaît pas la « patte » de l’auteur du « Scrabble » ou du « Colonel ». Mais est-ce si important ?

J’ai passé un bon moment avec cette comédie digne d’un vaudeville. Imaginez un peu Victoria Abril dans le rôle d’Eva, une meneuse de revue, collectionnant les hommes comme les timbres, passant ses journées à faire disparaître les ravages de l’alcool, se retrouvant nez à nez avec un jeune homme se présentant comme son fils ! Lequel est d’ailleurs passé par la loge du gardien qui lui a brossé un portrait idyllique de sa génitrice : professeur à la Sorbonne… Allez hop, ni une ni deux, Eva ne pouvant pas décemment se présenter ainsi décide de se faire passer pour la femme de ménage brésilienne, Paprika.

On connaît la truculence et l’exubérance de l’actrice fétiche d’Almodóvar. Elle ne déroge pas à la règle ici. Et, comme souvent, j’ai trouvé les « seconds rôles » remarquablement incarnés.

Ce fut un très agréable divertissement et si vous aimez le théâtre, je vous la recommande particulièrement.

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Échec et mâle – Katia Verba. Mise en scène de Catherine Mahieu

Affiche echec & mâle dans son intégralité 13 12 2017

J’avais lu la pièce en octobre 2011. Et pour ma plus grande joie, elle a été mise en scène. Inutile de dire que depuis le temps, je ne me souvenais pas exactement de l’histoire, ce qui fait que ce fut pour moi comme une redécouverte. De toute façon, lire la pièce et la voir jouer, ce n’est pas du tout la même chose. Lorsqu’on lit le texte, même si l’auteur fait en sorte que l’on suive son chemin de pensée à travers des didascalies, on ne peut pas s’empêcher d’imaginer à son gré les personnages et les lieux. Sur scène, ils sont incarnés et peuvent différer de notre imagination.

Alors, bonne ou mauvaise pioche ? Une excellente surprise ! Pour tout vous avouer, j’ai pleuré de rire et je crois bien que c’est la première fois que cela m’arrive devant une pièce. Les acteurs étaient formidables, pas un seul ne dénotait. Et l’on a pu découvrir (mais depuis le temps que je vous en parle, vous le savez déjà) toute la palette de Katia Verba qui excelle aussi bien dans la noirceur, le thriller, que dans la comédie (et je ne parle même pas de ses romans… Oui, Katia circule avec aisance dans les genres…).

Si vous êtes en Région Parisienne ou que vous comptiez y venir, ne ratez pas cette pièce qui se joue au Guichet Montparnasse jusqu’au 4 mars 2018. Pour réserver, vous pouvez aller sur ce site.

 

 

Fleur de cactus – P. Barillet/J-P Grédy/M. Fau

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Une secrétaire médicale amoureuse de son patron, voilà qui n’est pas nouveau, certes. Mais quand on voit cette dame, on n’a pas envie de s’y frotter ! D’ailleurs, la seule plante qui se trouve sur son bureau est un cactus. Le docteur Desforges, un dentiste réputé, n’a rien d’un Apollon ! Pourtant, il enchaîne les aventures amoureuses et, pour être tranquille, a fait croire à sa dernière conquête qu’il est marié et a des enfants. Mais tout se complique lorsqu’il veut l’épouser. Il est obligé de pousser très loin son mensonge en lui faisant croire qu’il divorce mais sa future femme veut en être certaine en rencontrant Mme Desforges. Vont s’ensuivre des quiproquos et des retournements de situation comme dans tout bon Vaudeville.

J’aime beaucoup Catherine Frot et je n’ai pas été déçue. Elle épouse (si j’ose dire) à merveille le rôle de l’assistante coincée (en apparence). Quant à Michel Fau, il est grandiose dans la peau de Julien Desforges, un peu benêt en apparence. C’est lui, d’ailleurs, qui a mis en scène cette pièce que Pierre Barillet et Jean-Pierre Grédy avaient sortie en 1964 et qui était restée trois ans à l’affiche. Les décors s’inscrivent bien dans le scénario. Tout est parfait !

GRAND BLANC

Je vous parlais, il y a quelques jours, d’un groupe dont je venais de faire la connaissance, Her. Celui-ci passait en première partie de Grand Blanc. Inutile de dire que la soirée fut grandiose !

Ce groupe est composé de Camille, Benoît, Luc et Vincent. Et si Camille peut apparaître comme une jeune femme chétive, il suffit qu’elle chante pour qu’on se rende compte qu’il n’en est rien. Avec quelques intonations à la Mylène Farmer, une voix qui porte, elle complète avec brio celle de Benoît, souvent comparé à Bashung, ce qui est plutôt flatteur et positif.

Les chansons sont peaufinées. On y trouvera bon nombre de jeux de mots. Un exemple dans « Samedi la nuit » :

Je voulais te maudire je repars sans mot dit
Je m’en perds je m’empire
Samedi la nuit… Samedi la nuit !

Bref, ce fut une belle rencontre avec un style différent de celui que j’ai l’habitude d’écouter… Mais cela fait du bien parfois de sortir de sa zone de confort !

HER

RIVES - Les dandys made-to-measure Paris - Victor and Simon, group Her - partnering with the RIVES brand. Made-to-measure clothing for men Paris.
Source photo

J’ai découvert ce groupe récemment et je tenais à vous en parler. Lorsqu’ils sont arrivés sur scène, dans leurs costumes tirés à quatre épingles, on pouvait se demander ce qu’ils allaient nous balancer, musicalement parlant bien sûr. Et, d’un coup, les voix sortent et là, c’est magique ! Ébouriffant ! Des voix de crooners (non, ce n’est pas vieux et ringard), de la Soul comme j’aime, de la musique qui réchauffe le cœur. Quelle puissance ! J’en suis restée baba !

Longue vie à HER !

All I need is five minutes
If you can see the signs
All I need is five minutes
If you read between the lines
One for the eyes and
One for the voices
One for the touch, one for the soft grin