Éloge voluptueux du chat – Stéphanie Hochet

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« Sybarite de la sieste, Lucullus de la gamelle, toujours prêt à la caresse, le chat est le champion de la délectation. » (P228)

Voici ce que l’on peut lire à l’article Volupté. N’est-ce pas là une superbe définition de nos compagnons félins ? Après le magnifique poème de Baudelaire, le non moins intéressant Dictionnaire amoureux des chats de Frédéric Vitoux, Stéphanie Hochet nous a concocté un sublime hommage qui se veut construit comme un dictionnaire mais qu’on a du mal à lâcher avant la fin. Les articles ont tous un rapport avec l’animal, que ce soit par une expression, un trait de caractère ou une personnalité. Mais qu’est-ce qui le différencie des autres ouvrages ? La verve de l’auteur, son humour, son style et, surtout, ses avis.

J’ai appris un certain nombre de choses dans ce livre et je ne résiste pas à vous en livrer une au passage : vous connaissez ma passion pour la période médiévale. En voyant dans le sommaire que l’on parlait de l’Amour Courtois, vous pouvez imaginer ma joie. Quel rapport avec le chat ?, me demanderez-vous. Le bestiaire de Claude Lachet, intitulé, L’Amour courtois, une anthologie, mentionne toutes les représentations animales. Stéphanie Hochet a découvert qu’il en manquait une… vous avez bien deviné laquelle. Et j’aime tout particulièrement son explication : « Le chat est cette partie de nous qui refuse le joug de l’obligeance » (P21).

J’ai vraiment apprécié cet ouvrage, lu avec mon bébé chat sur mes genoux ou dans mes bras, ce qui a apporté à ma lecture une atmosphère encore plus féline. Je le recommande à tous les amoureux de celui qui nous mène depuis des lustres par le bout de la truffe.

Un grand merci à Lili Galipette pour m’avoir fait connaître cette virtuose de la plume qu’est Stéphanie Hochet et un grand merci également à cette dernière pour m’avoir fait parvenir son ouvrage dédicacé.

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Des nouvelles de Max

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5 mois et 4 jours, ça pousse ! Môssieur Max mange comme quatre, joue comme un petit fou (l’appartement est devenu un grand parc de jeu avec des balles et des souris en peluche qui trainent partout) et fait toujours autant de câlins. Et comme il grandit, il fait de plus en plus de choses.

 

  1. Se cacher dans les sacs comme le sac à dos ou les sacs de courses. Mais il y a toujours un détail qui le trahit !

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2. Aller chercher les jouets dans sa boîte, les éparpiller partout et sauter avec un raffut du tonnerre dans le carton.IMG_20180901_114436IMG_20180831_190119

 

3. Faire suivre sa souris partout. Même quand on la pose sur son dos, il ne dit rien et continue sa sieste. IMG_20180916_155220IMG_20180916_155122

 

4. Dormir dans toutes les positions… IMG_20180908_145936

 

Je n’ai pas encore pu le prendre en train de se suspendre au ventilateur et de faire des tractions mais je vous assure que ça nous fait passer de bons moments. De même, je n’ai pas réussi non plus à le photographier avec sa souris dans la gueule… Il la trimballe ainsi dans tout l’appartement.

À plus tard pour d’autres nouvelles !

 

Le garçon et la bête – Mamoru Hosoda

Le garçon et la bête, Affiche

 

Ce film d’animation est sorti en juillet 2015 au Japon et six mois plus tard en France. J’ai profité qu’il passe à la télé pour le regarder car je n’en soupçonnais même pas l’existence.

Le petit Ren, 9 ans, vit avec sa mère dans le quartier de Shibuya, à Tokyo. Les parents sont divorcés. Il n’a aucun lien avec son père. Un drame survient : la maman décède et Ren est confié à des tuteurs qui font, certes, partie de la famille, mais qu’il ne connait pas. Il s’enfuit. Il rencontre dans la foule un étrange personnage, une sorte de monstre nommé Kumatetsu, qui recherche un disciple. Mais la police étant à ses trousses, Ren continue sa course. Au détour d’une ruelle dans laquelle il s’engouffre, il découvre un autre monde, le royaume des bêtes. Il y retrouve Kumatetsu, en plein combat pour la succession royale avec Iôzen. Ren est étonné car le peuple défend avec ferveur ce dernier, au détriment de Kumatetsu qui, pourtant, n’abandonne pas. La force morale de ce dernier l’impressionne au point qu’il accepte de devenir son disciple. Il s’appellera désormais Kyûta (Kyû voulant dire neuf en japonais, en rapport avec son âge).

Ce film d’animation est un véritable petit bijou ! Je n’ai pas vu passer les deux heures. Le graphisme est bluffant, au point que, dernièrement, j’ai reconnu certains quartiers en regardant un documentaire. Quant aux thèmes traités, ils jouent sur la corde sensible : l’abandon, la transmission. Pour autant, on passe aussi par différentes phases allant de l’empathie à l’agacement, notamment lorsque Ren/Kiûta passe dans la période bête de l’adolescence.

Bon, je pense que vous avez bien compris que j’ai vraiment apprécié !

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L’Île aux enfants – Émission de Christophe Izard

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♫ Voici venu le temps des rires et des chants
Dans l’île aux enfants
C’est tous les jours le printemps
C’est le pays joyeux des enfants heureux
Des monstres gentils
Oui c’est un paradis ♫

Osez me dire que vous n’avez pas chanté ! Bon, évidemment, si vous êtes né après 1982, il y a des chances pour que nous n’ayez pas fredonné cet air entêtant que vous allez avoir toute la journée dans la tête. Non, ne me remerciez pas, c’est cadeau ! Ceci dit, il y a quand même eu des rediffusions donc personne n’aura d’excuse. Na !

Bon, alors, pourquoi ce billet ? Parce qu’il n’y avait rien de rien à la télé (tiens, c’est bizarre, hein !) et que je me suis dit « tiens, pourquoi pas ? » Pour voir si ça a bien vieilli ou pas…

Verdict : c’était quand même pas mal ! Alors, évidemment, il faut regarder cette émission avec des yeux d’enfants. Mais j’ai trouvé cela très attractif. La culture est là, sous de multiples formes (peinture, musique), le vocabulaire n’est pas infantilisant. Les gags sont plutôt de bonne facture. J’ai même retrouvé avec plaisir La Linea et Gribouille. Il y avait pas mal de petites animations entre les différentes chansons ou gags. Cela permettait de capter l’attention des plus jeunes. La Noiraude, vous vous souvenez de la Noiraude ?

Finalement, je comprends pourquoi j’attendais avec impatience Casimir, Hippolyte, Julie, François, le facteur, M. Du Snob ou Léonard le renard.

Il y a quand même eu, de 1974 à 1982, 968 épisodes ! L’ïle aux enfants a ensuite cédé la place au Village dans les nuages (qui a duré de 82 à 85 ; 650 épisodes).

C’est la reprise !

Toute bonne chose ayant une fin, j’ai repris le chemin du travail hier… Je cumule, cette année, deux postes : mon poste d’enseignante, qui ne change pas, et un poste de responsable en lycée professionnel. Et vous pouvez vous en douter, avec la rentrée qui approche et tout à mettre en place, c’est le feu ! Ne vous étonnez donc pas de me voir un peu moins connectée.

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La Cuisinière – Mary Beth Keane

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Je ne connaissais pas l’histoire de Mary Mallon, une jeune Irlandaise venue travailler aux États-Unis à la fin du XIXe siècle. Employée d’abord comme lingère dans une famille aisée, elle devint rapidement cuisinière, ce qu’elle aimait vraiment. Elle fut engagée dans plusieurs foyers qui avaient tous un point commun : les membres décédaient.

À ce stade là, on pense à une autre « tueuse en série », Hélène Jégado, dont l’histoire a été relatée, à sa façon, par Jean Teulé dans Fleur de Tonnerre.  Mais il y a une réelle différence entre les deux. Si d’un côté, la bretonne, avait décidé d’elle-même de se substituer à la grande faucheuse, de l’autre, ce n’était pas le cas puisqu’elle ne savait pas qu’elle semait la mort autour d’elle. Celle qui fut surnommée « Mary Typhoïde » nia toujours son rôle dans ces morts prématurées.

Mary Beth Keane a choisi de nous faire revivre cette histoire à travers le point de vue de Mary Mallon. De ce fait, on se met à la place de cette cuisinière que l’on vient accuser un beau matin et qui ne comprend pas ce qu’on lui reproche. L’incompréhension, l’injustice sont les piliers de ce récit et l’on a bien envie d’hurler : « mais libérez-la, elle n’a rien fait ! » Comment en aurait-il pu en être autrement, par ailleurs, puisque la maladie ne se voit pas.

Je vous conseille vraiment ce roman, d’une très grande richesse, dont l’écriture ne pourra que vous émouvoir.