Les Plumes chez Émilie

Voici la liste des mots à replacer dans un texte : EXTRAORDINAIRE, FANTASTIQUE, BIZARRE, ORIGINAL, TOURNESOL, OLIBRIUS, UNIQUE, VISIONNAIRE, SURPRENDRE, INNOVER, IDEE, INTERLOQUER.

J’ai laissé de côté « innover ».

 Helen n’avait franchement pas envie d’aller au musée, ce jour-là, voir l’exposition de Van Gogh. Pour aller voir des toiles d’un olibrius déjanté dessinant des tournesols… non merci ! Sa copine Marie en était restée interloquée.

– Helen, comment peux-tu dire ça ? C’est le plus grand peintre de tous les temps, un visionnaire, un génie ! 

– Tu trouves, toi, que le fait de se couper le lobe de l’oreille est l’acte d’un génie ? C’est quand même bizarre, non ? Disons que c’était surtout un original qui abusait un peu de la liqueur verte ! 

– Bon, évidemment, tu ne peux pas comprendre…

– Ah ? Et pourquoi donc ? 

– Mais parce que tu n’as pas ça chez toi, aux Etats-Unis ! Cite-moi donc un seul peintre américain ? 

– Marie, c’est une blague ? Je suis interloquée ! Permets-moi de trouver extraordinaire le fait que, parce que je ne suis pas d’accord avec toi, tu puisses me donner un tel argument ! Ça me surprend de ta part. 

– En attendant, tu n’as pas répondu à ma question ! 

– Ok, quand tu as une idée dans la tête, toi ! Un seul peintre, donc ? Hopper. 

– Hop qui ? 

– Hopper, Edward Hopper, ne me dis pas que tu ne le connais pas quand même !

– Ben…

– Un de ses tableaux les plus célèbres s’appelle Nighthawks.

– Tu sais, ce tableau fantastique représentant un café…

– Alors, ça c’est unique ! Tu reproches à Van Gogh de boire de l’absinthe et tu es passionnée par un peintre qui dessine des bars ! Alors celle-là, elle est bien bonne ! 

"Graveleux", la définition dans le dictionnaire débonnaire !

Je vous parlais hier du dictionnaire chez Martine, du blog Ecri’turbulente. Cette fois, le mot proposé était : GRAVELEUX

Voici ma définition :

Adjectif masculin datant de la Renaissance, attribué à Michel-Ange.

Dans les carrières de Carrare, le maître sculpteur était connu pour son fort caractère et sa voix tonitruante. Il n’était pas rare de l’entendre hurler à ses apprentis : « Mais grave-le ! » L’expression devint un private joke parmi les ouvriers et désigna ainsi un apprenti peu assuré dans ses gestes.

Le dictionnaire débonnaire chez Martine

Le lundi, Martine, du blog Ecri’turbulente, propose un mot. Nous devons ensuite proposer une définition totalement farfelue et croyez-moi, notre imagination fonctionne bien dans ce cas !!! Je vais donc essayer, le lundi, de vous mettre ma définition fantaisiste.

En attendant, voici un petit florilège de ce que j’ai pu inventer :

TRUCULENT

Adjectif désuet datant, selon les historiens spécialistes du XIXe siècle, du Far-West. Dans la tribu Faispasbeau, Belette Rageuse et Bison Convulsé donnèrent naissance à un bébé particulièrement mou du tipi qu’ils appelèrent Cul Lent. En grandissant, l’enfant se remarqua par son côté rêveur. Sa particularité était de ne jamais accomplir les travaux quotidiens. Lorsqu’on lui demandait ce qu’il faisait, il répondait systématiquement : « Un truc ».
La formulation devint un « Indian joke » consistant à proposer « truc à Cul Lent » en guise de réponse à n’importe quelle question. Le terme est parvenu jusqu’à nous par les colons qui, ne comprenant pas bien l’indien et les voyant se taper sur le bidon à chaque renseignement demandé, l’ont transformé en « truculent » et lui ont donné la signification de « cocasse ».

JARGONNANT

Vient de la ville de Jargo, aujourd’hui disparue, dans l’ancienne Yougoslavie du Sud. Cette ville était si petite que personne n’arrivait à la trouver. Le voyageur arrivait généralement dans le village voisin et demandait son chemin :

– Jargo ?

– Nan !

Le terme a donc désigné le fait de se perdre géographiquement. L’explorateur Arun Tarzioff, dans son autobiographie intitulée «Paprika, mon Amour», l’utilise régulièrement. Ainsi, à la page 499, on peut trouver la phrase suivante : « J’étais épuisé. Je venais d’avaler des kilomètres de chemin pour trouver le Graal, Yargo, la ville où l’on n’arrive jamais, et je me retrouvais soudain au milieu de nulle part, jargonnant. Comment me défaire de ce pétrin ? »

ABRACADABRANTESQUE

Adjectif neutre provenant du Sicilien «Abracadabrantesco»

Selon l’histoire populaire, la belle Abraca, du clan des Tortellini, était tombée amoureuse du mafioso Dabrante, du clan des Farfalle. Mais Dabrante la considérait comme une nouille, criant sur tous les toits qu’elle n’était même pas bonne pour faire des spaghettis. Apprenant cela, Abraca, prise d’une fureur hystérique, décida de se venger. Elle concocta un plat à base de pâtes farcies, se rendit dans la demeure de sa victime et soudoya la cuisinière afin que cette dernière lui donne ce plat à manger. La domestique, légèrement fainéante sur les bords, vit là un moyen de pouvoir se reposer. Lorsque Dabrante se mit à table, il fut surpris de voir des pâtes farcies car on n’en mangeait pas dans son clan mais la cuisinière lui dit que c’était une recette d’une aïeule. Par respect pour la famille, il avala son plat en entier tant il était bon et tomba raide mort à la dernière bouchée. Le médecin mit cela sur le compte d’une trop grosse ingestion de nourriture mais on vit, à son enterrement, une belle jeune femme, en retrait, sourire.
Depuis, les deux prénoms ont été accolés pour former cet adjectif signifiant quelqu’un atteint de folie par sa soif de vengeance. Au fil du temps, le sens s’est amoindri pour ne plus garder que celui de folie.

ANAGRAMME

Vocabulaire familier, expression très grossière venant du latin « anus grammus » signifiant « orifice pesant un gramme », soit « très petit ». Le terme, très insultant, pourrait être traduit ici, de façon polie, par « trou de balle ». On ne retrouve ce dernier que dans « Les Mémoires du Capitaine Haddock », page cinquante-douze : « Tintin était un anagramme, un bougre de petit cornichon, un mérinos mal peigné qui a tiré toute la couverture à lui. Personne ne se souvient de mon prénom, même pas cette anacoluthe de Castafiore ! »

NONOBSTANT

Locution basée sur la contraction de deux termes latins, nonobus et tantus, désignant le fait de s’aviner méchamment. On retrouve cela dans La Guerre des Gaules de César : « nonobus tantus nihil non poteramus sin mustaceos eximere » (nous avions tellement bu que nous ne pouvions rien faire sans nous tirer les moustaches). Le néologisme sera employé par Rabelais dans l’épisode de l’Abbaye de Thélème, chapitre 52 de Gargantua : « Fais ce que voudra mais nonobstant soit » (Tu peux faire ce que tu veux à condition que tu sois bourré). Ce sens semble avoir disparu par la suite au profit d’un homonyme, certainement dû à la mauvaise compréhension d’un moine copiste traducteur.

MISONEISME

Mouvement sectaire japonais dont les adeptes se nourrissent de soupe et adorent le dieu Soja. Les offrandes, appelées Tofu, doivent être placées tous les soirs au coucher du soleil dans un petit bol prévu à cet effet, le Saké. Le grand explorateur Jacques Chibrac en a fait mention dans son livre, « Le Japon, l’île secouée », page 42 : « j’admirais ces adeptes du misoneisme pouvant rester des heures devant leurs offrandes fleurant le poisson séché sans sourciller de la narine ».

EQUITABLE

Locution du milieu du XXe siècle, abondamment employée dans le monde du travail lors de la pause déjeuner. Il n’était pas rare, lorsque les travailleurs se rendaient à la cantine, d’entendre la question suivante : « Eh, y’a qui à la table ? “ Prononcée de plus en plus vite, la faim se faisant sentir, ainsi que l’impatience, l’expression s’est contractée en un seul mot, plus rapide.

LEONIN

Cet adjectif singulier masculin provient de la contraction de deux termes. Il a été repéré la première fois dans le texte de théâtre d’un dramaturge oublié, « Le sourd habitait à l’étage ». La réplique principale du personnage, Robert Delafeuille, était : « Léone, tu m’entends, hein ? » Le public a retenu le premier et le dernier mot, accentués par le jeu de l’acteur. Depuis, le terme a désigné quelqu’un de sourd, se répétant souvent.

A demain, donc, pour une nouvelle définition !

Cliquez sur les titres pour avoir accès aux définitions des copains. Et n’hésitez pas à venir jouer avec nous !!! Plus on est de fous…

Les Plumes chez Émilie, c’est reparti (youpi !)

La liste, cette fois, était la suivante :

Mutinerie, trouble, manque, culotte, bois, changement, utopie, industrie, recommencer, tourner, tableau, tapage.


Les Chevaliers Noirs 🎸

Décidément, l’industrie du disque ne tourne pas rond ! John s’affala dans le canapé, ses Santiags encore aux pieds. Le groupe de rock était dernier dans le tableau des sondages des différentes radios. Depuis le changement de manager, leurs ventes de disques s’étaient écroulées, les concerts étaient réduits à peau de chagrin. Il fallait faire quelque chose ! Pas question de se retrouver avec quelqu’un comme Bob, le premier à avoir géré le groupe. Sous ses dehors sympas, il ne pensait qu’au fric et se foutait des Chevaliers Noirs comme de sa première culotte ! Il avait semé le trouble au sein des 5 potes. Il leur parlait de changement, avait fait changer leur musique qu’il appelait « tapage », ne voulait pas qu’ils aillent en tournée dans des petites villes sous prétexte que ça ne payait pas. Mais un public reste un public, bon sang de bois ! Il avait fallu une quasi-mutinerie de la part de John et de ses acolytes pour qu’il leur trouve des contrats. Et un beau jour, plus de Bob ! Celui-ci était parti avec la caisse. Dépités, ils avaient pris le manager d’un autre petit groupe, des copains qui vivotaient de leur musique, mais il fallait bien avouer qu’il ne s’impliquait pas. Le vent avait tourné mais il ne fallait pas baisser les bras. Il fallait s’y remettre, quitte à tout recommencer, tourner la page… Les Chevaliers Noirs allaient revivre, repartir sur les routes, et ce n’était pas une utopie ! Il allait lui-même reprendre en main le groupe. Bien sûr, il y aurait des imperfections, des manques mais qu’importe ! Ce qui comptait avant tout, c’était la musique…

La nouvelle Arche (T2) – Julie de Lestrange


Synopsis :

Collapsologues : lanceurs d’alerte ayant prédit l’effondrement de notre civilisation. Ils oeuvrent aujourd’hui sous l’égide du Guide.

Mathilde a fui sa Communauté et franchi la frontière au prix du plus insurmontable des sacrifices. Mais ce qui l’attend de l’autre côté dépasse tout ce qu’elle avait pu imaginer.
Noah est le fils du Guide. S’il n’a jamais remis en question la vision de son père, sa rencontre avec Mathilde va bouleverser toutes ses convictions.

Mais comment trouver la force de renverser l’ordre établi ?
Ensemble, ils n’ont plus le choix : ils doivent trouver la vérité.


Mon avis :

Je ne reviens pas sur l’histoire, le synopsis étant suffisamment clair. Nous retrouvons ici Mathilde, blessée, de l’autre côté de son monde, de sa communauté. Nous entrons directement dans le récit, au moment où la jeune fille se réveille. Cela nous permet d’avoir encore plus d’empathie. J’irai même plus loin : le temps de ma lecture, je suis devenue Mathilde. J’ai souffert avec elle.

Le décor n’est plus le même que dans le premier tome. J’ai eu l’impression de me retrouver dans Mad Max (film que j’aime beaucoup par ailleurs), dans une espèce de monde apocalyptique où il faut employer des trésors d’ingéniosité pour sauver sa peau.


J’avais déjà beaucoup apprécié le premier tome, j’ai adoré le second. Et je n’espère qu’une chose : qu’il y en aura un troisième !