Ch’alut !

Excusez-moi, je sors de ma sieste près de mon humaine ! Mais bon, je me disais que ça faisait un moment que je n’avais pas donné de mes nouvelles. Je grandis bien. Ma maman à deux pattes dit que les bêtises grandissent aussi… Je ne vois pas du tout de quoi elle veut parler… 😇

Je suis toujours aussi joueur. J’ai eu un super jouet à Noël. Un truc rouge avec des plumes ! Le pied ! Je le lance d’un coup de patte, je cours le chercher, je le ramène aux humains pour qu’ils me le lancent…

Sinon, je mange bien aussi. J’essaie de toujours quémander quelque chose. C’est pour ça aussi qu’après je cours partout, il faut bien que j’élimine !

Allez, je vais me reposer après tous ces efforts ! À bientôt les ch’amis !

Max

Le Proscrit – Sadie Jones

Date de publication : 2010
Littérature britannique

Traduction : Vincent Hugon

Quatrième de couverture : 

À Waterford, dans la banlieue de Londres, tout le monde va à l’église et fête Noël dans l’insouciance. Une façade d’hypocrisie qui se fissure le jour où Lewis, dix ans, assiste impuissant, à la noyade de sa mère. Privé du réconfort d’un père à peine revenu de la guerre, homme froid, autoritaire et accablé par le veuvage, Lewis se rétracte dans la douleur et sombre peu à peu dans le doute, la solitude, puis la révolte… En 1957, quand il sort de prison où il vient de passer deux ans, il n’a que dix-neuf ans… Alors qu’au village personne n’attend son retour, le proscrit, l’exilé tourmenté, pourrait bien tout faire exploser…

Mon avis : 

L’écriture de Sadie Jones est très agréable. Une certaine finesse, quasi poétique, caractérise ce roman sombre, finesse associée au pathétique. On plaint ce pauvre garçon, Lewis. Et comment ne pas avoir un sentiment de tristesse, voire de compréhension envers ce gamin qui a vu sa mère se noyer sous ses yeux, qui a essayé de lui porter secours en vain, et qui, orphelin de cette dernière, se retrouve face à un mur d’incompréhension paternelle ? Le lien avec sa mère était plus fort que tout, d’autant plus que le père, démobilisé, avait été absent pendant une longue période. Lewis est le seul à savoir ce qu’il s’est passé réellement ce jour-là. Pourquoi, alors qu’il lui portait secours, a-t-elle voulu l’entraîner avec elle ? Il s’enferme dans un certain mutisme, se créant un bulle sur laquelle glisse le monde extérieur. Mais cette bulle est emplie de violence et de noirceur. Violence envers les autres mais également envers lui-même, allant jusqu’à l’automutilation.Finalement, il ne retrouvera de la compréhension de la part de quelqu’un qu’en la personne d’Alice, sa belle-mère. Mais à quel prix ? Je n’en dis pas plus.

Sadie Jones prend ici des personnages hors norme. La mère, Elizabeth, jure comme un charretier, boit. Elle symbolise une femme indépendante, ce qui pouvait être mal vu par la société de l’époque. Le père, Gilbert, est au contraire, plus réservé.  Il refait très vite sa vie lorsque sa femme meurt, prétextant qu’il faut une mère de substitution à son fils. Il éprouve certainement le besoin de ne pas rester seul face à cet enfant que, finalement, il ne connaît pas. Lewis représente, quant à lui, la délinquance d’un jeune homme à qui cette société anglaise des années 50 n’a pas voulu tendre la main. Je n’ai pas lâché ce roman malgré la tristesse qui s’en dégage. Je le conseille vraiment.


Challenge Voisins Voisines 2021

Un dimanche en cuisine…

J’ai rejoint il y a quelques temps la brigade des Marmitonnes. J’ai été gentiment invitée par Syl que je remercie. Mais je n’ai jamais suivi le programme (ah oui, vous me connaissez, quand il faut suivre un truc, je suis incorrigible…😂). Je fais un effort cette fois. C’est le dimanche indien avec Hilde, alors j’ai fait un plat allant en ce sens !

Poulet et riz à l’indienne

La recette pour 2 à 3 personnes : 2 filets de poulet, 200g de riz basmati, 1 poivron, 1 gousse d’ail, quelques tranches d’ananas, quelques raisins secs, du curcuma et du curry.

Dans une cocotte, faire revenir le poivron dans un peu d’huile. Vers la fin de sa cuisson, ajouter l’ail puis, quelques minutes plus tard, le curcuma et le curry. Verser le riz, bien mélanger le tout. Verser de l’eau bouillante et laisser cuire pendant une vingtaine de minutes. Pendant ce temps, couper les filets de poulet en morceaux et les faire revenir dans une poêle. Lorsque le riz est cuit, verser le poulet dans ce dernier. Ajouter des morceaux d’ananas et quelques raisins secs.

Bon appétit !

Les plumes d’Emilie : Nu

Émilie nous proposait un thème un peu olé-olé 😂 pour ces premières plumes de l’année ! Voici la liste des mots à replacer dans un texte : DECOUVERTE, BLANC, VIDE,  CONFIANCE, CROQUER, NATUREL, GRAND, METAL, DEVOILER, CULOTTE, TETE, FROID, FOYER, FUSIONNER.

Le sans-abri

Comment s’était-il retrouvé là, dans le froid, dénué de tout ? Lui, le grand directeur, d’un naturel optimiste, sans cesse à la recherche d’une bonne idée pour faire prospérer sa boîte… Lui qui croquait la vie à pleines dents, la tête sur les épaules, sauf quand il écoutait du Métal à fond selon sa femme. Sa femme justement… peut-être n’en avait-il pas pris assez soin, aveuglé par une certaine confiance : lorsque son foyer est créé, on n’a plus rien à craindre. Tu parles ! Un mauvais placement en bourse et tout s’écroule ! La femme s’en va, l’entreprise prend l’eau. C’est comme si tout fusionnait pour rendre la vie pénible. Les pseudo-amis dévoilent leur personnalité. Ils restent insensibles à la situation, mais se préoccupait-on réellement de la leur auparavant ?

Il errait dans la rue telle une âme en peine, allant à la découverte des lieux les plus chauds, là où il pourrait poser son fond de culotte. Une bouche d’égouts, une entrée de cinéma, de magasin ou de musée. Son pantalon blanc n’avait plus la couleur initiale. Dans sa tête, l’optimisme avait fait place au vide… Il avançait, certes, mais ce n’était plus que physique.

On est bien peu de choses, se dit-il…

Et si…

Et si je changeais pour une fois les choses ? Oh, rien de bien extraordinaire ! Mais vous me connaissez, je ne participe jamais à aucun challenge pour la simple et bonne raison que je déteste que l’on m’impose des lectures et que je ne m’y tiens pas. Cependant, grâce à beaucoup d’entre vous, j’ai découvert le challenge Voisins Voisines qui n’est pas contraignant puisqu’il se déroule sur un an. On peut lire ce que l’on veut sans faire une liste à condition que ce soit des romans européens contemporains (à partir de 1960).

Cela me permettra de découvrir des auteurs.