Les Plumes chez Émilie

Le thème choisi était  : FRISSONS

La liste de mots :

DUVET
HORREUR
AIMER
TEMPS
FEU
FROUFROUTER
VERTIGE
SIROP
FROID
FRÔLER
FILM
ROULETTE
RISQUE
RÉFLEXE

Mon texte :

Suite de l’histoire de la Baronne. Rappelez-vous, Séraphine, sa domestique, lui avait fait amener un bouquet de fleurs chez son amie tout en sachant que cette dernière était allergique au pollen. Est arrivé ce que l’on pensait, Charlotte développa une allergie et un quiproquo s’ensuivit, la Baronne pensant que son amie la mettait à la porte. 

La Baronne : Ouvrez Séraphine, nom d’un chien, mais dépêchez-vous donc ! Il fait un froid de canard et j’ai une sainte horreur d’attendre !

Séraphine : Voilà, voilà ! Tiens, Madame est déjà de retour ? Votre amie a-t-elle annulé sa réception ?

La Baronne : Ah, la peste soit de vos questions ! Laissez-moi m’installer devant le feu afin de me réchauffer un peu. Il fait un temps de chien !

Séraphine, riant sous cape, dans sa cuisine : Madame est arrivée tôt, veut-elle que je lui prépare un en-cas ?

La Baronne : La réaction de Charlotte m’a coupé l’appétit Séraphine !

Séraphine, arrivant dans le salon avec une coupe à la main : Tenez, prenez au moins ces fruits au sirop, vous les aimez tant !

La Baronne : Des fruits au sirop ? Décidément ma pauvre Séraphine, vous resterez un élément en perdition pour la cuisine ! Ce sont des cerises à l’eau de vie. Mais vous avez raison, ça va me remonter un peu. Voulez-vous bien aller me chercher mon chandail, je suis glacée.

Séraphine : Il fait si froid que ça ? Vous donnez l’impression d’avoir frôlé la mort !

La Baronne : J’en ai des vertiges ma pauvre ! Quand je pense que j’ai bravé les intempéries pour me rendre chez cette ingrate ! Savez-vous donc ce qu’elle m’a fait Séraphine ? Elle m’a fichue dehors, moi, Philippine de Latronche ! J’ai bien cru qu’elle allait me faire avaler le bouquet, elle était comme enragée. Heureusement que j’ai eu le réflexe de partir. Mais ça ne se passera pas comme ça !

Séraphine, sourire en coin : Elle n’a pas apprécié le bouquet ?

La Baronne : Elle ne l’a même pas pris, elle m’a sommée de sortir immédiatement ! Alors, certes, elle avait bien mauvaise mine, mais on ne jette pas ainsi les gens comme des malpropres. Je suis certaine que Marie-Joséphine et Anne-Isolde était de la partie. Je les imagine d’ici en train de pérorer dans leurs ridicules robes qui froufroutent ! Celles-là, aussi, elles ne perdent rien pour attendre. Je vous le dis Séraphine, je me vengerai !

Séraphine : Est-il utile de prendre de tels risques pour si peu ? Vous vous mettriez à dos beaucoup de monde et vous ne savez même pas pourquoi Charlotte vous a mise dehors.

La Baronne : Mais que faire ? Je ne peux quand même pas laisser passer ça !

Séraphine : Vous l’oublierez vite et peut-être que votre amie viendra vous présenter ses excuses. Voulez-vous regarder un film ?

La Baronne : Je n’ai pas la tête à ça.

Séraphine : Ou jouer à la roulette ou au bingo ?

La Baronne : Il faut être à plusieurs pour ça.

Séraphine : Je peux appeler vos amis, ça vous changerait les idées.

La Baronne : Qui donc ?

Séraphine : Monsieur et Madame de Lamole, Monsieur le marquis de Sanssou…

La Baronne : Ah, non, pas celui-ci, il a du duvet noir qui sort des oreilles, c’est odieux ! Et il sent toujours le tabac froid qui empeste toute la maison.

Séraphine : Sophie de Lasoupière ?

La Baronne : Pourquoi pas après tout ? Je pourrai leur raconter le tour que vient de me jouer Charlotte… Appelez-les Séraphine, voilà une excellente idée…

 

 

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Ancy-Le-Franc

Allez, je commence à y voir un peu plus clair dans le tri de mes photos. Alors, pour commencer à vous faire découvrir ces vacances en Bourgogne, voici le village dans lequel nous étions : Ancy-Le-Franc. J’aime beaucoup les devantures à l’ancienne, les petites ruelles, le lavoir, le château, l’église… Bref, c’est un village, comme beaucoup dans la région, qui permet de se balader dans le temps car le passé y a été cultivé.

 

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Petite précision : ce chat n’est pas le nôtre. Il y en a beaucoup en liberté et j’avoue que je ne résiste jamais à les photographier.

Retour de vacances

gif animé, blinkie,Voyage,Vacances,RevenirBonjour à tous,

Vous deviez vous demander où j’étais passée (ou pas d’ailleurs). J’étais en Bourgogne, dans un coin où le téléphone avait du mal à passer. C’était très chouette et ça m’a permis de me déconnecter totalement et de profiter des magnifiques paysages qui m’entouraient.

Je vous mettrai des photos bien sûr. Je suis en train de les trier (970, ce n’est pas rien !). Je vais revenir sur vos blogs. Il me faut juste le temps d’aller tout lire.

Bises à tous.

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De Menet à Neuvialle – Les Ponts maudits – Philippe Roucarie

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Quatrième de couverture : 

Ce monde de forêts, de rivières, de gorges, de lacs, de châteaux et de légendes était né d’un volcan gigantesque qui, lui, avait donné naissance à une progéniture multiple, laquelle, aujourd’hui, lui servait d’héritière.
Le pays donnait une impression de calme dans son environnement végétal .
Mais là n’était qu’une apparence. « Les Disparues du Lac de Menet »  avaient ouvert le bal. Une suite n’était peut-être pas imaginable mais elle n’était pas sans raisons. Le bouleversement des terres avait provoqué celui des hommes qui avaient vécu le feu sous leurs pieds, qui, aujourd’hui, le vivaient encore.
Trois petits avaient disparu, inexplicablement, un à chaque pont. Le commissaire avait tâtonné et, inexorablement se heurtait au silence dans cet univers où « tout le monde savait tout de tout le monde mais, dans ce cas, personne ne savait rien de rien !… »
Une étude humaine autant qu’une enquête policière !…
Un univers où chacun se retrouve à défaut de découvrir le coupable.

Mon avis : 

Dans un premier temps, je tiens à remercier Babelio et toute son équipe pour m’avoir fait découvrir cet auteur.

Je ne résiste jamais à un polar et encore moins lorsque celui-ci se passe chez mes ancêtres paternels, en Auvergne. Je n’ai pas lu le premier tome, Les Disparues du Lac de Menet, ce qui n’est pas bien grave car ce roman peut se lire indépendamment mais je vais me le procurer car j’ai bien aimé le style de Philippe Roucarie. On est de suite plongé dans l’ambiance, dans les lieux, dans le patois local. On est en Auvergne, on fait partie de l’histoire et on recherche le coupable avec le lieutenant Bertin, on interroge les gens des alentours…

J’ai aimé ce roman car il nous fait découvrir des pans de culture régionale. Mais je l’ai également apprécié car sa fin n’est pas attendue, elle donne aussi à réfléchir. La quatrième de couverture parle « d’une étude humaine ». Effectivement, il s’agit bien plus de cela que d’une enquête classique. Et c’est également ce qui fait le petit plus de ce livre.

En même temps, cela ne m’étonne pas car les éditions Créer produisent des ouvrages de qualité. Pour ceux qui sont habitués à me lire sur ce blog, le nom des éditions doit vous parler puisqu’il s’agit aussi de l’éditeur de Martine Hermant, dont la plume m’enchante.

 

Les Plumes chez Émilie

Le thème choisi était  : REVEIL

La liste de mots :

OISEAU
FANFARE
SOLEIL
RIDEAU
COMBINAISON
VERDURE
CAFÉ
INSOMNIE
RENOUVEAU
VELOURS
SOMMEIL
SURSAUTER
SORTIR
SAVOURER

Mon texte :

Suite de l’histoire de la Baronne. Rappelez-vous, Séraphine, sa domestique, lui avait fait amener un bouquet de fleurs chez son amie tout en sachant que cette dernière était allergique au pollen.

La Baronne, mettant sous le nez de Charlotte un énorme bouquet de pivoines : Tenez très chère, j’espère que ces fleurs vous seront agréables. J’aime beaucoup le velours de leurs pétales.

Charlotte : Il ne fallait… aaaaatchouuuuuummm

La Baronne : Et ces couleurs… ça me fait penser à des oiseaux… Je dois bien avouer que j’aime cette verdure.

Charlotte : Aaaaaatchhaaaaaa… so… so…

La Baronne : Sophie ? Sophie est là ?

Charlotte : Atch… sor… sor…

La Baronne : Sorbier ? Ah, non, ce ne sont pas des fleurs de sorbier, ce sont des pivoines. Très chère, vous n’y connaissez pas grand-chose en botanique ! (Regardant attentivement Charlotte dont les yeux ressemblaient de plus en plus à ceux d’un lapin ayant la myxomatose…) Vous avez une sale tête aujourd’hui ! Serait-ce le réveil qui vous fut fatal ? Insomnies ? Mauvais sommeil ? Remarquez, ça me faisait ça aussi jusqu’à temps que je change mes rideaux. Le soleil passait à travers et à 5h du matin, paf, j’avais les yeux bien ouverts ! Alors je me suis dit, Philippine, un peu de renouveau dans cette chambre ne ferait pas de mal. J’ai tout changé ! Peinture, meubles et rideaux. Depuis, je dors comme un nouveau-né ! Et quel plaisir, après une bonne nuit de sommeil, de savourer un bon petit café par la suite…

Charlotte, faisant de grands signes : Sor… sortez…

La Baronne, sursautant et brandissant son bouquet sous le nez de Charlotte : Mais enfin, Charlotte, en voilà des façons ! Je veux bien excuser le fait que vous ayez mal dormi et que la combinaison insomnie et réception ne fasse pas bon ménage, mais je vous trouve fort impolie ! C’est mon cadeau qui ne vous plait pas ? Oh, je sais bien que ce n’est qu’un modeste bouquet mais je n’allais pas venir en fanfare non plus. Écoutez, puisqu’il en est ainsi, je pars, mais sachez que vous me décevez fortement ! (Elle part en gesticulant)

Charlotte, de plus en plus atteinte par l’allergie, murmurant : …le bouquet… sortez le bouquet…

La Baronne, se retournant : Et inutile de me rappeler, vous pouvez faire un trait sur mon amitié, non mais quelle goujaterie !!!