Alzey, avril 2017

Ce nom ne vous est désormais pas inconnu. Et pour ceux qui viendraient sur ce blog pour la première fois, je précise que cette ville est celle de mon héroïne, Frénégonde. Pour le deuxième opus, j’avais besoin de revenir dans ce bourg que j’avais visité en avril 2012.

Cette fois, j’ai pu déambuler dans les rues avec un magnifique soleil qui m’a accompagné de bout en bout, ce qui m’a changé du sale temps d’il y a cinq ans en arrière (nuages – pluie – grêle) ! Et ce n’est pas pareil ! On flâne plus longtemps, on se rend compte de certains détails… et on engrange encore un maximum de données  à retranscrire dans une autre histoire. La première fois, j’avais regardé les rues, la façon dont était implantée la ville, sans savoir vraiment ce que j’en ferais. Frénégonde avait bien germé dans mon esprit, mais elle n’était pas encore réellement « conçue ». Cette fois, c’était bien différent et je ne vous cache pas que j’ai ressenti une certaine émotion car c’était « la fontaine » de Frénégonde, « la ruelle » de Dame Anna ou « le palais ducal » où se trouvait Thibald…

Allez, place aux photos !


Tour du Palais

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Les ruines du vieux château

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L’autre côté du palais

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Une minuscule porte à l’intérieur des fortifications

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Vue de la ville

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Les fortifications

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Place du marché aux chevaux. Cheval de Volker von Alzey (personnage apparaissant dans la Chanson des Nibelungen)

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La fontaine de « Frénégonde » est toujours là…

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… de même que les descendants de la Dame Apothicaire ! (Le commerce que l’on voit en bas est une pharmacie. Il est situé face à la fontaine)

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Un exemplaire de « Frénégonde » à gagner…

Allez, pour fêter Pâques, je remets un exemplaire en jeu comme je l’avais promis il y a quelques mois.

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Que faut-il faire cette fois ?

Vous vous attendez au pire, avouez-le !

Rien, si ce n’est de mettre en commentaire que vous participez (soit sous ce message, soit sur le forum).

Non, non, je vous assure, il n’y a pas de piège ! Je ferai, comme la dernière fois, un tirage au sort dans 15 jours.  Rendez-vous le 30 avril !

De retour !

Je suis allée en Alsace et en Allemagne passer quelques jours de congés qui m’ont bien ressourcée. Il a fait un temps splendide et les coups de soleil que j’ai pris sont là pour en témoigner !

Je suis retournée à Alzey (ceux qui ont lu Frénégonde comprendront) et je suis allée, entre autres, visiter un village à proximité, Albig, qui figurera dans mon prochain roman.

Les photos très bientôt ! (Le temps de les trier… Il y en a 665…)

Rebecca – Daphné du Maurier

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J’ai essayé de ralentir au maximum ma lecture tant j’ai été envoutée par l’écriture de Daphné du Maurier. Je remercie Mind The Gap de m’avoir ouvert les yeux sur cette romancière qui n’a pas son pareil pour nous tenir en haleine. Pourtant, je dois bien l’avouer, je partais avec un préjugé (complètement idiot, comme à chaque fois), pensant que ce devait être le genre de bouquin qui avait mal vieilli. Pas du tout ma brave dame ! Bon alors, de quoi parle ce roman ?

Nous sommes en Angleterre, au début du XXe siècle. Maximilien de Winter, veuf d’une quarantaine d’années, fait la connaissance, à Monte-Carlo, d’une demoiselle de compagnie, qui sera la narratrice. Cette dernière tombe amoureuse de ce charmant aristocrate, mais leur différence d’âge fait qu’elle n’ose y croire. Pourtant, lorsque la patronne de celle-ci, Mrs Van Hopper, décide de quitter ce quartier de Monaco, M. de Winter propose à la jeune employée de l’épouser et de vivre avec lui en Cornouailles. Elle accepte sans écouter les recommandations de Mrs Van Hopper. Mais lorsqu’elle arrive dans la grande propriété de son époux, Manderley, elle doit faire face à la terrible Mrs Danvers, la gouvernante, ainsi qu’à l’ombre de l’épouse décédée, Rebecca.

J’ai eu des frissons en lisant ce livre et je comprends à présent pourquoi Alfred Hitchcock s’en est inspiré. Nous sommes dans un pur thriller psychologique qui joue avec nos nerfs. Des livres comme celui-ci, j’en redemande !!!


Extrait :

Il ne m’appartenait pas du tout, il appartenait à Rebecca. Elle était toujours dans la maison, comme Mrs Danvers l’avait dit, elle était dans cette chambre de l’aile ouest, elle était dans la bibliothèque, dans le petit salon, dans la galerie au dessus du hall. Même dans le petit vestiaire où pendait son imperméable. Et dans le jardin, et dans les bois, et dans la maisonnette en pierre sur la plage. Ses pas résonnaient dans le corridor, son parfum traînait dans l’escalier. Les domestiques continuaient à suivre ses ordres, les plats que nous mangions étaient les plats qu’elle aimait. Ses fleurs préférées remplissaient les chambres. Rebecca était toujours Mme de Winter. Je n’avais rien à faire ici.

La Guerre des Lulus – R. Hautière/Hardoc

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Tome 1

Nous sommes en été 1914, à l’heure où les hommes sont mobilisés pour partir combattre l’ennemi. À l’abbaye-orphelinat de Valencourt (village imaginaire), en Picardie, l’instituteur doit laisser ses petits protégés. Il préfère leur dire qu’il part en vacances, pensant être là à la rentrée de septembre. Quatre enfants, les Lulus, appelés ainsi car leurs prénoms commencent tous par la syllabe « lu », passent leur temps à désobéir et à faire le mur. Mal leur en a pris car lorsque l’abbaye est évacuée, de même que tout le village, ils sont dans la forêt sans savoir ce qui se trame. Ils vont ainsi se retrouver seuls, à errer pour survivre…

J’ai aimé cette BD qui, à travers le regard d’enfants, retranscrit l’atmosphère de l’époque. Les dessins sont minutieux, détaillés, les couleurs claires. On prend vraiment du plaisir à lire les vignettes et à avoir de l’empathie pour ces quatre galopins, notamment à l’approche de l’hiver…

Je vous laisse, le prochain tome m’appelle !

Pique-Nique à Hanging Rock – Joan Lindsay

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Quatrième de couverture :

Australie, 14 février 1900. L’été touche à sa fin. Les jeunes pensionnaires de Mrs Appleyard attendent depuis des mois ce pique-nique annuel, non loin de Hanging Rock. Revêtues de leurs mousselines légères, elles partent dans une voiture tirée par cinq superbes chevaux bais.

Après le déjeuner, les demoiselles s’assoupissent à l’ombre des arbres. Mais quatre d’entre elles, plus âgées, obtiennent la permission de faire une promenade. Enivrées par cet avant-goût de liberté, elles franchissent un premier ruisseau… puis disparaissent dans les hauteurs. Quand, tard dans la nuit, la voiture regagne le pensionnat, trois adolescentes manquent à l’appel.

 

Mon avis :

Généralement, lorsqu’on est en pension et qu’on part en pique-nique, c’est un moment dont on se souvient car on s’amuse, on bavarde sans limite, on plaisante… Bref, on rentre à la pension avec un sourire à s’en décrocher la mâchoire et avec des images qui nourriront les conversations pendant plusieurs semaines. Si les pensionnaires de Mrs Appleyard attendaient ce moment avec impatience, les pauvres ont bien déchanté par la suite… puisqu’elles ne rentreront pas toutes. Pour s’en rappeler, elles s’en rappelleront !

Une enquête a lieu et nous, lecteurs, nous attendons avec impatience de savoir ce qu’il s’est passé. D’autant plus qu’une jeune fille est retrouvée. Mais impossible de lui faire dire quoi que ce soit. Et là, c’est le drame ! On a envie de la secouer (« mais tu vas parler, oui ou m**** ?! »). Hum… bon… on se calme ! Parallèlement à cette recherche, nous assistons à la chute de la pension. Forcément, plus personne ne veut confier ses enfants à des gens qui ne savent pas les maintenir en sécurité.

J’ai adoré ce roman. On se pose des milliers de questions… et même une fois le livre refermé, votre esprit est toujours accaparé par cette histoire (j’en ai rêvé !). J’ai également apprécié ce fantastique en filigrane venant apporter de la matière à l’atmosphère. L’écriture est magnifique. Que demander de plus ?

 

Extrait :

Trois matins de suite, le public australien avait dévoré en même temps que des œufs au bacon les détails savoureux du Mystère des Collégiennes, comme on l’appelait dans la presse. Bien qu’aucune information supplémentaire n’eût été découverte, ni rien qui ressemblât à un indice – de sorte que la situation restait inchangée depuis la déclaration qu’avait faite Ben Hussey le samedi soir, concernant la disparition des jeunes filles et de leur maîtresse -, il fallait donner sa pâture au public. (P91)

Les Trois frères (1995) – Didier Bourdon / Bernard Campan

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J’ai revu avec grand plaisir ce film des Inconnus datant de 1995. Si l’histoire en elle-même n’est pas originale (trois frères ne se connaissant pas se retrouvent chez le notaire, pensent toucher un petit pactole – la mère décédée ayant été chanteuse -, mais apprennent quelques jours plus tard que tout a été donné à un orphelinat), la mise en scène est drôle. Alors, vous me direz, j’apprécie l’humour du trio, un humour parfois acide, cinglant, à prendre à différents degrés.

Didier Bourdon, Bernard Campan et Pascal Légitimus s’intéressent de près à notre société et à ses travers. L’humour est rarement gratuit. Pourtant, cela ne plombe en rien le scénario et le message passe d’autant plus facilement. Certaines répliques sont devenus cultes, de même que certains objets. On se souvient tous du monochrome de Whiteman ou du Kundelitch.

Je vous laisse regarder la bande-annonce…