Le Dico Dingo : Quiproquo

Oui, vous avez bien lu, Martine nous propose de plancher sur un mot complètement tordu : Quiproquo.

Voici ma définition « dingote » :

Quiproquo : Etymologie latine. Association de deux termes : quid (pourquoi) et procare (demander). Les grands orateurs latins, fâchés par les questions idiotes de la plèbe, avaient pour habitude de prononcer « quid proco ? » signifiant « pourquoi, je me le demande » ? Tout ceci de manière ironique. Les discours de Cicéron en sont ponctués. Ainsi, dans le De Republica, il dira : « Les plébéiens devraient s’appeler plaies béantes. Ils posent des questions insensées. Que leur répondre à part quid proco ? Mais même ça ils ne comprennent pas. Ils pensent qu’on se pose véritablement la question. Comment faire une République avec de telles personnes incapables de comprendre les finesses de l’esprit ? »

L’expression a désigné par la suite un benêt posant des questions idiotes. L’orthographe vient des différentes traductions. On retrouve le terme chez le célèbre dramaturge Molière qui, à ses débuts, avait créé une pièce intitulée Le Quiproquo ridicule, pièce tombée dans les oubliettes.

Les plumes chez Emilie : Force

La liste des mots à insérer dans le texte est la suivante : Effort, rentrée, patience, courage, faiblesse, caractère, poil, vecteur, rien, étreindre, exceller, énerver.

La leçon de conduite

Gontran : Fine, fiiiiiiine !

Séraphine : Gontran, je t’ai déjà dit de ne pas m’appeler comme ça ! On n’a pas élevé les baronnes ensemble ! Tu sais très bien que ça m’énerve, ça me hérisse le poil ! Est-ce que je t’appelle Gon, moi ? (un large sourire apparait sur son visage) Gon, Gongon, (tout bas) Concon, c’est une idée !

Gontran : Pouah, quel caractère ! Un rien te fait perdre patience !

Séraphine : Et tu excelles en ce domaine ! Tu es un bon vecteur pour mettre mes nerfs en pelote !

Gontran : Un quoi ?

Séraphine : Non, rien, laisse tomber ! Bon, que voulais-tu ?

Gontran : Séraphine, depuis que la baronne est rentrée de son voyage, ce n’est plus la même. Je crois qu’elle devient…

Séraphine : … folle ?

Gontran : Oui, c’est ça… Elle fait n’importe quoi. Elle a voulu prendre la voiture ce matin.

Séraphine, s’esclaffant : Mais elle n’a pas le permis !

Gontran : Je le sais bien puisque je lui sers de chauffeur depuis des années ! Elle est entrée dans la voiture en me demandant de lui apprendre à conduire. Mais lorsque je l’ai vue…

Séraphine, riant : … quoi ?

Gontran : … étreindre le volant, caresser le tableau de bord…

Séraphine (mouvement de la main) : De plus en plus cinglée la baronne ! Il en faut du courage pour la servir !

Gontran : … lui parler, l’appeler sa petite Rose…

Séraphine, de plus en plus hilare : Quoi ? Rose ? V’la autre chose ! Et après ?

Gontran : J’ai eu la faiblesse d’accepter…

Séraphine : Le grand fou !

Gontran : J’ai dû prendre sur moi, je ne suis pas moniteur d’auto-école. Il m’en a fallu de la patience ! J’ai eu très peur quand elle a démarré, passé la vitesse et qu’elle a appuyé tout de go sur l’accélérateur ! J’étais tout blanc !

Séraphine, pleurant de rire : Et qu’as-tu fait ? Tu l’as arrêtée au frein à main ?

Gontran : Je n’ai pas eu besoin…

Séraphine : Pourquoi, elle est redevenue raisonnable ? Elle a fait un effort et t’a rendu le volant ?

Gontran : Non, le mur du voisin s’en est chargé !

La Forêt d’Halatte (Oise)

Nous profitons de ce long week-end pour nous dégourdir les pattes. Nous aimons les forêts et nous essayons autant que possible d’y aller. Nous n’étions pas revenus dans celle-ci depuis un petit moment.

Dans la forêt d’Halatte, on se croirait :

  • Dans le passé, avec son temple Gallo-Romain :
  • Dans un verger :
  • Dans un coin sauvage :
  • Chez les insectes :
  • Au paradis floral :
  • Au Canada
  • Dans les marécages :
  • Dans la forêt enchantée : (je lui trouve un petit air de Scream) 😱

On dirait un petit crocodile sur la droite…

  • Bref, dans une forêt où les arbres (et tout ce qui les entoure) méritent notre respect car ils sont très âgés. Ils nous accueillent, respectons-les :

Les défis du 20 : Lettre D

Les règles sont ici. Et cette fois, c’était à Soène de proposer deux mots. Voici son choix : Dent-de-lion et Dîner.

Incompréhension

J’étais toute contente de voir qu’un petit restaurant lyonnais s’était installé dans ma ville. À la Dent-de-Lion qu’il s’appelait. Bon, ça me paraissait un peu bizarre pour un nom mais pourquoi pas. Un jeu de mots entre Lyon et Lion… mouais…Donc, je rentre et je demande s’il reste de la place pour dîner. Le serveur me regarde de la tête aux pieds et me demande pour quelle heure. Mais comment ça pour quelle heure, pour maintenant bien sûr ! Il me dit d’un air benêt que c’est midi. Je ne lui demande pas l’heure, je lui demande si je peux manger. Mais il me insiste en me disant que je ne peux pas dîner à midi. Et pourquoi donc Monsieur ? Parce qu’à midi on déjeune ? Mais je ne veux pas déjeuner, je veux dîner ! Je ne veux pas de croissants, je veux de la cervelle de Canuts. Ah, mais il n’y a pas d’heure pour manger de la cervelle de Canuts, veuillez rentrer Monsieur ! Quand je vous disais… un resto qui porte le nom de pissenlits, finalement j’irai plus tard, quand ce sera l’heure de les manger par la racine…

Le dico dingo : Kimono

Martine joue avec mes neurones, je vous le dis ! Parce que cette fois, vous avouerez que c’est du lourd qu’en même ! Kimono… mais où va-t-elle chercher tout ça ? Bon, comme je suis joueuse, voici ma définition loufoque :

Kimono : Contraction d’une expression tombée en désuétude, employée notamment dans les années 60 par les jeunes adolescents amateurs de musique. Pour passer le temps, le week-end, ils se retrouvaient chez l’un d’eux qui avait une chaîne-hifi. La question était toujours la même : « Hé, les gars, qui a une mono ? », vite transformée à l’écrit, sur les billets qu’on se faisait passer le vendredi en classe par « ki mono » puis « kimono » ? L’apparition de la stéréo a détrôné la mono et l’expression n’a plus été utilisée.