Eguisheim (Alsace)

Cela fait un petit moment que je ne vous ai pas fait voyager. Partons aujourd’hui en Alsace, dans le petit village d’Eguisheim, élu village préféré des français en 2013.

Il s’agit d’un village circulaire dans lequel se trouvait un château. Ce fut certainement une motte castrale à l’époque romaine. Puis, dès le VIIIe siècle, une résidence carolingienne aurait été construite par un propriétaire du nom d’Egina. En l’an 1000, un petit château fort octogonal voit le jour autour d’une cour intérieure. La chapelle, au cœur de l’enceinte fortifiée, est édifiée, sur les restes du donjon, au XIXe siècle.

 

 

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Bruno d’Eguisheim naquit le 21 juin 1002 dans ce château. Il devint pape sous le nom de Léon IX, de 1049 à 1054. La chapelle lui est consacrée.

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Les cigognes…

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La deuxième église

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La vierge ouvrante (datant de 1300 environ)

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Quelques maisons typiques…

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Déambulons dans le village…

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Photos prises les 27 et 30 avril 2015

© LB

Le Hartmannswillerkopf (HWK ou Vieil-Armand)

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Situé sur la route des crêtes, à Wattwiller en Alsace, ce site est historique dans la mesure où a eu lieu en son sein une des plus grandes batailles d’Alsace durant la première Guerre Mondiale.

Le vrai nom est Hartmannswillerkopf, du nom du village et de « Kopf » signifiant « la butte ». Ce sont les Poilus qui le surnommèrent « Vieil-Armand » par analogie entre Hartmann et Armand.

Les plus violents combats se produisirent dans le courant de l’année 1915. Ils firent 30 000 morts, des français en majorité. Il faut dire que les tranchées étaient très proches, séparées, au sommet, par  22 mètres seulement. Ecouter ce qui se passait en face était facile. Il fallait donc être le plus silencieux possible. On peut aisément imaginer la difficulté des soldats dans ce lieu hostile, escarpé parfois (et je peux vous assurer qu’avec mon vertige, le parcours, sur certains tronçons, fut périlleux).

 Le site est bien conservé et l’on marche dans les tranchées, sur les pas de ceux qui ont combattu, de façon très émouvante.

 

 

La crypte

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Le cimetière

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Un des six ossuaires

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Les tranchées françaises étaient faites avec des rondins de bois qui maintenaient la terre.

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En revanche, les allemandes étaient bétonnées ou empierrées.

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Sacs de sable pétrifiés

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Vue sur la plaine d’Alsace

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Le monument des 15-2 (construit à la place d’abris allemands)

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Reste d’une embase

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Compresseur

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Moteurs des téléphériques (servant à l’approvisionnement… les abris étant au flanc de la montagne)

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La Osswald Hutte (qui a servi à nouveau en 39-45 comme baraquement de prisonniers polonais)

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Les milieux souterrains du HWK (Une des principales galeries d’entrée du réseau souterrain)

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La Karlsfeste (abri)

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Le quotidien…

Les latrines

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Les cuisines

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Retour au sommet…

Pour faire le guet

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Stèle du 28 B.C.A

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La croix lumineuse : signe de la réconciliation franco-allemande (11/11/1936).

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© L.B

 

Pour en savoir plus, je vous conseille d’aller visiter ce site, très bien fait et complet.

Chateaubriand et La Vallée-aux-Loups

En 1807, de retour de Jérusalem, Chateaubriand fit un article contre l’Empereur Napoléon Ier auquel il reprochait sa tyrannie et le fait d’avoir fait fusiller le Duc d’Enghien. Contraint de se retirer de Paris, l’écrivain acheta une propriété dans la Vallée-aux-Loups. Il accomplissait ainsi un vieux rêve


Dans les Mémoires d’Outre-Tombeil y fera référence à plusieurs reprises:


« 
Il y a quatre ans qu’à mon retour de la Terre sainte j’achetai, près du hameau d’Aulnay, dans le voisinage de Sceaux et de Châtenay, une maison de jardinier, cachée parmi les collines couvertes de bois. Le terrain inégal et sablonneux descendant de cette maison, n’était qu’un verger sauvage au bout duquel se trouvait une ravine et un taillis de châtaigniers. Cet étroit espace me parut propre à renfermer mes longues espérances. Les arbres que j’y ai plantés prospèrent, ils sont encore si petits que je leur donne de l’ombre quand je me place entre eux et le soleil. Un jour, en me rendant cette ombre, ils protégeront mes vieux ans comme j’ai protégé leur jeunesse. Je les ai choisis autant que je l’ai pu des divers climats où j’ai erré, ils me rappellent mes voyages et nourrissent au fond de mon cœur d’autres illusions. (… ) Tout chevalier errant que je suis, j’ai les goûts sédentaires d’un moine : depuis que j’habite cette retraite, je ne crois pas avoir mis trois fois les pieds hors de mon enclos. Mes pins, mes sapins, mes mélèzes, mes cèdres tenant jamais ce qu’ils promettent, la Vallée-aux-Loups deviendra une véritable chartreuse. ( … ) Ce lieu me plaît ; il a remplacé pour moi les champs paternels ; je l’ai payé du produit de mes rêves et de mes veilles ; c’est au grand désert d’Atala que je dois le petit désert d’Aulnay ; et pour me créer ce refuge, je n’ai pas, comme les colons américains, dépouillé l’Indien des Florides. Je me suis attaché à mes arbres ; je leur ai adressé des élégies, des sonnets, des odes. Il n’y a pas un seul d’entre eux que je n’aie soigné de mes propres mains, que je n’aie délivré du ver attaché à sa racine, de la chenille collée à sa feuille ; je les connais tous par leurs noms, comme mes enfants : c’est ma famille, je n’en ai pas d’autre, j’espère mourir au milieu d’elle. »
Il y restera dix ans, transformant sa demeure en un nid douillet romantique pour lui et son épouse, Céleste:« Je fis quelques additions à ma chaumière, j’embellis sa muraille de briques d’un portique soutenu par deux colonnes de marbre blanc : je me souvenais d’avoir passé par Athènes. Mon projet était d’ajouter une tour; en attendant, je simulais des créneaux sur le mur qui me séparait du chemin ; je précédais ainsi la manie du Moyen Age qui nous hébète aujourd’hui ».

Ils transformèrent également le verger en y plantant des essences rares, rappelant les nombreux voyages de François-René.

Des difficultés financières, en 1816, lui feront vendre sa bibliothèque puis, en 1818, sa chère Vallée acquise par Mathieu de Montmorency. « La Vallée aux Loups, de toutes les choses qui me sont échappées, est la seule que je regrette ». 


Ayant visité à plusieurs reprises le parc de Chateaubriand, je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager ce lieu. 
 

L’Île verte : 

« Créée dans les années 1820, cette propriété a été habitée par le poète et dramaturge Jules Barbier (1825-1901), librettiste, entre autres, de Gounod et Offenbach. Marcel Arland (1899-1986), écrivain, académicien et codirecteur de la Nouvelle Revue Française, y résida de 1933 à 1936.

En 1945, le peintre Jean Fautrier (1898-1964) s’y installe. Il vivra et peindra ici jusqu’à sa mort en 1964. Le nom « Île Verte » provient du titre d’une de ses toiles. » (Maison de la Culture et de la Communication). 

© LB