Le Gendarme en balade – Jean Girault

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Cruchot et toute la troupe ont été remplacés par des jeunes recrues. Les voici donc à la retraite… Une inactivité qui a beaucoup de mal à passer pour ces hommes qui étaient sans cesse en train de courir partout. Ludovic se retrouve confiné dans le château de Josepha et même s’il s’agit d’une splendide demeure, il s’ennuie ferme.

Lorsque Gerber et sa femme viennent leur rendre visite, ils se remémorent les bons moments. Arrive Merlot qui leur annonce que Fougasse est devenu amnésique. Ils décident alors de l’aider en se disant qu’il faut lui créer un électrochoc afin qu’il retrouve la mémoire. Et quoi de mieux que de remettre l’uniforme, quitte à être en infraction ?

Encore de très bons moments dans ce film !

Le Gendarme se marie – Jean Girault

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Cruchot et ses acolytes ne traquent plus les nudistes mais les chauffards en ce jour de départ en vacances. Soudain, une décapotable avec, à sa tête, une femme qui défie toutes les règles de la bonne conduite (et des limitations de vitesse). Cruchot se lance à sa poursuite mais il est difficile d’arriver à suivre une Ford Mustang avec une Renault Floride Cabriolet (merci au site IMCDb qui m’a permis d’identifier les voitures). Revenant au commissariat, il repère la voiture de l’effrontée garée devant. Il s’agit de la veuve du Colonel Lefrançois, Josepha. C’est immédiatement le coup de foudre. Et comme l’amour fait tout faire, Josepha va le pousser à passer le concours d’adjudant-chef… en même temps que Gerber, son supérieur. On peut aisément imaginer les situations cocasses ! Ajoutons à tout ceci un malfrat, Fredo le boucher qui s’est évadé et qui prend la tendre moitié de Cruchot en otage…

C’est certainement l’un de mes préférés de la série. Claude Gensac joue son rôle à merveille et le couple Josepha/Ludovic fonctionne plutôt bien.

Le Gendarme à New-York – Jean Girault

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L’adjudant Gerber (et toute son équipe) doit se rendre aux États-Unis pour un congrès de la Gendarmerie. Le maréchal des logis-chef Cruchot propose de leur apprendre des rudiments d’anglais, ce qui donnera lieu à des scènes assez cocasses par la suite. Un peu comme lorsqu’on apprenait cette langue en 6ème et qu’on ne savait que répéter « a dog is in the kitchen. » La fille de Cruchot, Nicole, aimerait bien partir, elle-aussi, à la conquête du nouveau monde. Et lorsque Ludovic pense l’apercevoir sur le pont du bateau, cela déclenche le fil conducteur de tout le film.

Si cet opus n’est pas le meilleur de la série, il est quand même à voir ! On retrouve des événements qui reviendront par la suite (comme Fougasse qui se retrouve à l’hôpital ici et qui deviendra amnésique dans Le Gendarme en balade). La scène de l’entrecôte est à déguster ! Gerber se propose de leur faire la recette :  « L’entrecôte au persil que fait ma femme, ce n’est pas non plus de la tige de botte, c’est moi qui lui ai appris à la faire. » La reprise de West Side Story est fabuleuse lorsque Cruchot se fait voler le morceau de viande… Bref, il y a beaucoup de références que l’on ne voit pas forcément du premier coup.

 

La série des Gendarmes – Jean Girault

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C’est l’été, les vacances ou, en tous les cas, un besoin de mettre le cerveau au repos… Rien de mieux que de se faire la série des Gendarmes ! Bon, si vous n’aimez pas Louis de Funès, je ne peux rien pour vous à part vous dire que vous pouvez toujours aller voir les autres billets de ce blog ou du forum (beaucoup plus complet puisqu’il y a toutes les anciennes critiques que j’avais faites sur mes autres blogs). Pour les inconditionnels, je vous renvoie à l’excellent livre de Sophie Adriansen, qui nous en apprend énormément sur le caractère du personnage mais aussi sur ceux qui ont tourné avec lui !

La série comprend six films :

  1. Le Gendarme de Saint-Tropez (1964)
  2. Le Gendarme à New-York (1965)
  3. Le Gendarme se marie (1968)
  4. Le Gendarme en balade (1970)
  5. Le Gendarme et les extra-terrestres (1978)
  6.  Le Gendarme et les gendarmettes (1982)

Pourquoi LE Gendarme ? Il faut bien avouer que celui sur qui on se focalise, c’est bien Ludovic Cruchot, Maréchal des Logis-Chef, et non sur son supérieur, Gerber (Michel Galabru) qui brillerait cependant par son absence s’il n’y avait pas toutes ces prises de bec entre ces deux-là.

Allez, commençons, en toute logique, par le premier film de la série :

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On fait la connaissance de la fine équipe du commissariat de Saint-Tropez où Cruchot est muté, tout fier de son nouveau grade de Maréchal-des-Logis chef. Gerber, l’adjudant, commande quatre gendarmes : Berlicot (Michel Modo), Fougasse (Jean Lefebvre), Merlot (Christian Marin) et Tricard (Guy Grosso). Les noms sont déjà un régal ! Tout ce petit monde va avoir une marotte : faire la chasse aux nudistes.

On découvre également la fille de Ludovic Cruchot, Nicole, alors adolescente, qui s’attirera quelques ennuis que son père devra résoudre. Cette dernière s’invente une vie afin de s’intégrer dans le cercle fermé de la jeunesse aisée et ce pauvre Cruchot devient, à ses yeux, Archibald Ferguson, milliardaire et propriétaire d’un yacht.

On fait également la connaissance de la religieuse, Sœur Clotilde, qui apparaitra dans tous les films, souvent à point nommé. Elle conduit comme une folle et manque toujours de faire mourir Cruchot d’une crise cardiaque.

Ces personnages et les acteurs qui les incarnent seront présents dans la série. Les gendarmes Fougasse et Merlot seront remplacés dans les deux derniers opus. Madame Gerber, dont je n’ai pas encore parlé, sera jouée par différentes actrices (Nicole Vervil, Viviane Méry et Micheline bourday). Bien qu’ayant un rôle secondaire, l’épouse de l’adjudant est souvent présente, notamment pour calmer son sanguin de mari.

Allez, je vous laisse avec la musique du film que vous allez siffloter toute la journée. Non, non, ne me remerciez pas, ça me fait plaisir !!! 

Sur un arbre perché – Serge Korber

Sur-Un-Arbre-Perche

Imaginez un peu notre « Fufu »coincé dans une voiture perchée sur un pin parasol à flanc de falaise ! Belle prouesse pour le réalisateur qui a certainement dû le canaliser, lui qui avait cette habitude, pour notre plus grand plaisir d’ailleurs, de gesticuler dans tous les sens !

Louis de Funès joue ici le rôle d’un gros promoteur, Henri Roubier. Pris dans un embouteillage, il sort de sa voiture pour demander ce qu’il se passe et, en y revenant, découvre que l’auto-stoppeur (joué par Olivier de Funès) qu’il a failli écraser peu de temps auparavant se trouve à l’arrière. Dans la panique de l’embouteillage, une jeune femme se trouve en difficulté… et tombe dans les bras du jeune homme. Roubier se retrouve avec ces deux passagers et, furieux, se met à conduire de façon très dangereuse. Une embardée les envoie dans le décor.

Lorsque j’ai vu ce film pour la première fois, je me suis dit qu’il ne s’y passait rien. Pour tout avouer, j’étais déçue. En le regardant plus de 30 ans plus tard, je l’ai trouvé plutôt sympathique, même si l’on s’accordera à dire que ce n’est pas le meilleur de Fufu (mon préféré restant Rabbi Jacob). Ce huis-clos présente deux générations qui s’affrontent. Nous sommes dans les années 70 (en 71 pour être plus précise), le côté « baba cool » est mis en relief par les deux jeunes. Fufu représente le petit bourgeois vivant une vie étriquée, conception s’opposant totalement à la première. Mention spéciale d’ailleurs à Alice Sapritch qui joue Madame Roubier, femme éplorée, dans un rôle digne d’une grande tragédienne. La fin du film prend encore une autre dimension, plutôt cocasse, avec un Paul Préboist en grande forme dans son rôle de reporter.

Je suis presque certaine que vous avez déjà vu ce film. Si vous en avez l’occasion, regardez-le à nouveau, vous y trouverez certainement une autre saveur.

La main à couper – Étienne Périer

...la main à couper

Oui, en ce moment, je me délecte des films avec Bernard Blier, Michel Serrault et Michel Bouquet. Et ce petit film qui était complètement passé à la trappe est ressorti de nos piles de VHS avec plaisir.

Hélène Noblet (Lea Massari) vit une existence tranquille avec son mari médecin (Michel Bouquet), ses deux enfants et le magasin d’antiquités dont elle s’occupe avec une amie. Un quotidien paisible en apparence mais qui ne l’est pas tant que ça. En effet, Hélène a un amant, Philippe, bien plus jeune qu’elle puisqu’il s’agit d’un ami de son fils. Tout bascule le jour où elle le retrouve mort. Dans l’affolement, elle aperçoit quand même un petit carnet de téléphone qui pourrait la compromettre puisque son nom y est inscrit ; ce même jour, on lui vole sa voiture et, le lendemain, le carnet. De plus, elle est suivie et doit faire face à un maitre-chanteur, Henricot (Michel Serrault). Elle se demande si son mari, qui tient des propos pouvant avoir un lien avec le meurtre, n’est pas dans la combine.

Ce film est un petit bijou ! Noir à souhait, avec un Michel Bouquet rusé et sournois à l’extrême, un suspense de bout en bout jouant sur la psychologie… Bref, à voir et à revoir !

Par le sang des autres – Marc Simenon

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Pour répondre à la question que vous vous posez certainement, oui, Marc Simenon est bien le fils de Georges. Je ne connaissais pas ce film, je dois bien l’avouer, sorti en 1974. Et, finalement, je n’avais pas raté grand chose car ce n’est pas vraiment une réussite (ces propos n’engagent que moi, bien sûr). Pourtant, on retrouve bon nombre d’acteurs connus (Bernard Blier, Yves Beneyton, Robert Castel, Francis Blanche, Mylène Demongeot [épouse de Marc Simenon à l’époque],  Claude Piéplu, Charles Vanel), comme quoi, si le scénario est poussif, il le restera, même avec de bons comédiens.

Et c’est le cas ici. J’attendais mieux. Oui, tiens, au fait, que je vous dise en substance l’histoire : un jeune déséquilibré entre dans une maison, viole la femme qui y était en vacances, la blesse en la frappant d’un coup de crosse et prend sa fille en otage. Il veut, en échange, qu’on lui amène la plus belle fille du pays…

Bon, allez, un point positif : le film a été tourné dans les Cévennes et c’est toujours un régal de voir ces paysages.