De Menet à Neuvialle – Les Ponts maudits – Philippe Roucarie

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Quatrième de couverture : 

Ce monde de forêts, de rivières, de gorges, de lacs, de châteaux et de légendes était né d’un volcan gigantesque qui, lui, avait donné naissance à une progéniture multiple, laquelle, aujourd’hui, lui servait d’héritière.
Le pays donnait une impression de calme dans son environnement végétal .
Mais là n’était qu’une apparence. « Les Disparues du Lac de Menet »  avaient ouvert le bal. Une suite n’était peut-être pas imaginable mais elle n’était pas sans raisons. Le bouleversement des terres avait provoqué celui des hommes qui avaient vécu le feu sous leurs pieds, qui, aujourd’hui, le vivaient encore.
Trois petits avaient disparu, inexplicablement, un à chaque pont. Le commissaire avait tâtonné et, inexorablement se heurtait au silence dans cet univers où « tout le monde savait tout de tout le monde mais, dans ce cas, personne ne savait rien de rien !… »
Une étude humaine autant qu’une enquête policière !…
Un univers où chacun se retrouve à défaut de découvrir le coupable.

Mon avis : 

Dans un premier temps, je tiens à remercier Babelio et toute son équipe pour m’avoir fait découvrir cet auteur.

Je ne résiste jamais à un polar et encore moins lorsque celui-ci se passe chez mes ancêtres paternels, en Auvergne. Je n’ai pas lu le premier tome, Les Disparues du Lac de Menet, ce qui n’est pas bien grave car ce roman peut se lire indépendamment mais je vais me le procurer car j’ai bien aimé le style de Philippe Roucarie. On est de suite plongé dans l’ambiance, dans les lieux, dans le patois local. On est en Auvergne, on fait partie de l’histoire et on recherche le coupable avec le lieutenant Bertin, on interroge les gens des alentours…

J’ai aimé ce roman car il nous fait découvrir des pans de culture régionale. Mais je l’ai également apprécié car sa fin n’est pas attendue, elle donne aussi à réfléchir. La quatrième de couverture parle « d’une étude humaine ». Effectivement, il s’agit bien plus de cela que d’une enquête classique. Et c’est également ce qui fait le petit plus de ce livre.

En même temps, cela ne m’étonne pas car les éditions Créer produisent des ouvrages de qualité. Pour ceux qui sont habitués à me lire sur ce blog, le nom des éditions doit vous parler puisqu’il s’agit aussi de l’éditeur de Martine Hermant, dont la plume m’enchante.

 

Les Plumes chez Émilie

Le thème choisi était  : REVEIL

La liste de mots :

OISEAU
FANFARE
SOLEIL
RIDEAU
COMBINAISON
VERDURE
CAFÉ
INSOMNIE
RENOUVEAU
VELOURS
SOMMEIL
SURSAUTER
SORTIR
SAVOURER

Mon texte :

Suite de l’histoire de la Baronne. Rappelez-vous, Séraphine, sa domestique, lui avait fait amener un bouquet de fleurs chez son amie tout en sachant que cette dernière était allergique au pollen.

La Baronne, mettant sous le nez de Charlotte un énorme bouquet de pivoines : Tenez très chère, j’espère que ces fleurs vous seront agréables. J’aime beaucoup le velours de leurs pétales.

Charlotte : Il ne fallait… aaaaatchouuuuuummm

La Baronne : Et ces couleurs… ça me fait penser à des oiseaux… Je dois bien avouer que j’aime cette verdure.

Charlotte : Aaaaaatchhaaaaaa… so… so…

La Baronne : Sophie ? Sophie est là ?

Charlotte : Atch… sor… sor…

La Baronne : Sorbier ? Ah, non, ce ne sont pas des fleurs de sorbier, ce sont des pivoines. Très chère, vous n’y connaissez pas grand-chose en botanique ! (Regardant attentivement Charlotte dont les yeux ressemblaient de plus en plus à ceux d’un lapin ayant la myxomatose…) Vous avez une sale tête aujourd’hui ! Serait-ce le réveil qui vous fut fatal ? Insomnies ? Mauvais sommeil ? Remarquez, ça me faisait ça aussi jusqu’à temps que je change mes rideaux. Le soleil passait à travers et à 5h du matin, paf, j’avais les yeux bien ouverts ! Alors je me suis dit, Philippine, un peu de renouveau dans cette chambre ne ferait pas de mal. J’ai tout changé ! Peinture, meubles et rideaux. Depuis, je dors comme un nouveau-né ! Et quel plaisir, après une bonne nuit de sommeil, de savourer un bon petit café par la suite…

Charlotte, faisant de grands signes : Sor… sortez…

La Baronne, sursautant et brandissant son bouquet sous le nez de Charlotte : Mais enfin, Charlotte, en voilà des façons ! Je veux bien excuser le fait que vous ayez mal dormi et que la combinaison insomnie et réception ne fasse pas bon ménage, mais je vous trouve fort impolie ! C’est mon cadeau qui ne vous plait pas ? Oh, je sais bien que ce n’est qu’un modeste bouquet mais je n’allais pas venir en fanfare non plus. Écoutez, puisqu’il en est ainsi, je pars, mais sachez que vous me décevez fortement ! (Elle part en gesticulant)

Charlotte, de plus en plus atteinte par l’allergie, murmurant : …le bouquet… sortez le bouquet…

La Baronne, se retournant : Et inutile de me rappeler, vous pouvez faire un trait sur mon amitié, non mais quelle goujaterie !!!