Le Daim (2019)- Quentin Dupieux

Georges quitte tout pour aller s’installer dans un village de montagne. Il claque toutes ses économies, soit 7500 €, dans un blouson en daim à franges qu’il achète à un particulier. Ce dernier lui offre en plus un camescope qu’il n’utilise pas. Il se rend dans un bar où il sympathise avec la serveuse, Denise, et une autre dame qui s’avérera être une prostituée. Lorsque celle-ci lui demande ce qu’il fait dans la vie, il répond qu’il est cinéaste. Son obsession pour son blouson va l’amener à le filmer avec le camescope. Denise faisant du montage vidéo en amatrice, il lui propose de collaborer avec lui…

Ce n’est pas le premier film de Quentin Dupieux que je visionne. J’ai déjà vu Steak, sorti en 2007 et Rubber, sorti en 2010. Je suis, à chaque fois, étonnée par sa façon de filmer et, surtout, par ses scénarios. J’oscille entre l’absurde et le foutage de gueule… Mais ce qui est fort, c’est qu’à chaque fois, je me laisse prendre au piège et je regarde le film jusqu’au bout, espérant qu’à un moment donné, il arrive quelque chose. Une obsession pour un vieux blouson en daim à franges, il fallait quand même trouver le thème, hein ! En même temps, le « personnage » principal de Rubber était un pneu… Dupieux ne déroge pas à la règle ici.

Bref, c’est un film décalé, totalement barré mais qui ne laisse pas indifférent… Si vous aimez les vieilles voitures, les décors des années 70, la musique de la même époque, ce film pourra vous plaire.